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dant le cas, si l'on s’en ranportoit à votre avis. Et il Ctoit reservé à un jeune Avocat, d'uccuser ainsi indirectement notre premier Pasteur de la négligence la plus coupable, dans l'ex: % cice d'un de ses plus importans devoirs, celui de corriger et de reprendre ses inférieurs !
Je suis, dites vous, le premier Prêtre en ce pays, qui ait
voulu, à votre connoissance, faire retentir la presse de querelles religieuses, surtout de différends émûs entre des hommes de même croyance, et de même profession, Cela prouve combien vous êtes jeune, et combien vous êtes peu instruit de ce qui
s'est passé dans votre propre pays. Il existe des Lettres imprimées et des Gazettes de Québec, d'une date antérieure de quelques années à votre naissance, qui prouvent la fausseté de cette assertion. Si je n'en cite pas les Auteurs, ni ce qui v donna occasion, c'est par une discrétion, dont je suis persuadé que quelqu'un me saura gré. Quant à la pétition à Monseigneur l'Evèque de Québec, et que vous prétendez avoir périe en embryon, elle n’a pas été jugée par tout le monde si mauvaise à tous égards, quelle n'ait été envoyée à Rome, pour être jointe aux autres pièces du procès, et être soumise à N. S. P, le Pape. Ainsi jusqu'à ce que le $S. Siège ait prononcé sur les matières qu'elle renferme, abstenez-vous d'en porter votre jugement, et surtout ne la mettez pas au néant de votre propre autorité.
Vous rappellez mal-adroitement les Nos. du SPECTATEUR
CANADIEN dirigés contre certaines personnes qui n'ont pas jugé à propos d'approuver la Bâtisse de l'Eglise de St. Jacques. Vous avez beau dire qu'il n’y a aucun rapport entre l'érection de cette Eglise, et la Jurisdiction de Monseigneur l'Evêque de Telmesse, personne n'en sera la dupe. Pourquoi, par des personalités contre ceux qui ne pensent pas comme vous, leur donner occasion de vous dire que personne n'est li dupe des motifs pour lesquels un certain parti défend avec tant de chaleur la Jurisdiction de Monseigneur de Telmesse. Yat-il quelqu'un qui ne voye que si Monseigneur J, J. Lartigue n'avoit pas été fait Evèque, et Suffragant pour le District de * Montréal on n'auroit pas bâti pour lui, exprès pour son usage (comme dit la fameuse inscription incrustée dans la pierre “fondamentale) une Eglise, précisément dans la rue St. Denys; et qu'un certain quartier dans les profondeurs du Fauxbourg St. Louis, seroit resté 2x statu quo, c'est-à-dire, en prairies ct marécages ; au lieu d’être divisé en beaux quarrés, séparés par de belles rues, faites à même les deniers publics, le tout pour décupler Ja valeur des emplacements situés sur ce terrain, à la grande satisfaction des anciens propriétaires, et des nouveaux acquéreurs? Ne vous imaginez pas que tout le monde soit aveugle : le choix de l'emplacement de la nouvelle Eglise a fait ouvrir les yeux à bien des personnes, qui n'ont vü que trop clairement,
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mais trop tard, le rapport qui existoit entre son érection, et l& Jurisdiction de l'Evèque de Telmesse,
Mais, direz-vous, ces raisons ne prouvent pas que la Jurisdiction de l'Evêèque de Telmesse ne soit pas légitime. Aussi, n'est-ce pas par ces raisons que ] ‘ai pre tendu la c da do La bénédiction de la première pierre de l'Eglise de St, Jacques, et les attaques que le parti s'est promis de faire alors contre la Communauté Ecclésiastique la plus respectable du pays, et les membres du Clergé qui lui sont affectionnés, ont fourni à ceuxct un motif légitime de se justifier des accusations d'erreur, de ugement, d'ignorance, et que sais-je encore? et de défendre se droits contre l'exercice d'une Jurisdiction illégale, et contraire aux Lois de l'Eglise et de la Province. Cet établissement ayant pour objet, de l'aveu même de ses fauteurs, de consolider, et de perpétuer cette Jurisdiction, c'étoit donc une nécessité de s'attaquer directement à elle. De même que quand un büchcron veut abattre un arbre, il ne perd pas son tems à couper les branches supérieures, les unes après les autres : mais il met tout d'abord hache en bois, et frappe letronc à coups redoublés, jusqu'à ce que | l'arbre tombe. J'ai tàché de déraciner le mal dans son principe; j'ai exposé les raisons sur lesquelles est fondée l'opposition du C lergé dans ce District à ce nouvel établissement ; et remarquez bien que je ne dis pas mbn Gpposition; mais celle Clergé de ce District, qui y est plus particulièrement intéress Car quoique vous en disiez, vous ne pouvez-vous alien et le public en est très persuadé,que la majorité de mes confrères pense à cet égard de la même manière que moi, et l'a fait voir, en plus d'une occasion.
Dans la lettre que je vous ai adressée dans le Ne. 31. du SPECTATEUR CANADIEN, j'ai répondu en partie au reproche que vous m'avez fait d'avoir soumis mon ouvrage à l'examen de trois Avocats, avant de le rendre public. Je me suis borné alors à fairè remarquer votre inconséquence, ou votre pré-
somption Je vais maintenant vous faire voir la fausseté de :/
vos propositions où suppositions. Vous avancez comme un fait certain que jai publié mon ouvrase sans l'avoir soumis au Juge naturel des causes Ecc lésiastiques ; c'est-à-dire, : appareniment à à l'Evêque du Diccèse: première fause supposition. Je n'ai pas crû devoir rendre publiques les conversations que j'ai ciües à ce sujet avec sa Grandeur, ni publier les Lettres que je lui ai écrites, non plus que les réponses dont il n'a honore ; et tout cela avant la publication ‘de mon Mémoire. De ce que j'ai observé la discrétion que me prescrivoicnt les loix de l'honneur et le respect que je dois à mon fvèque, vous concluez que j'ai publié mes opinions sans les lui avoir communiquées. J'en suis faché pour vous: cela prouve seulement que vous parlez d'affaires que vous ne connoissez pas. Vous
supposez ensuite que les Messieurs de la Profession, dont j'ai demandé l'opinion, ne sont pas des hommes versés par état dans l'étude des Loix Canoniques. Mais chacun a droit de croire qué Messieurs les Avocats, qui ont tous les jours occasion de plaider dans des causes qui sont jugées d'après les Loix Canoniques en ont au moins quelque connoissance ; à plus forte raison, quand ces Loix font une partie intéressante des Loix de la Province, comrne j'aurai occasion de vous le prouver dans la suite de cette réponse. Vous supposez troisi. ëémement que cette cause est purement Ecclésiastique, et vous trouvez très singulier que moi, Prêtre et Curé, je la soumette à un Tribunal purement Laïc. Je vous prouverai encore que cette affaire n'est pas purement Ecclésiastique, et que l'autorité civile a droit d'y intervenir. Vous supposez quatrièmement que j'ai pris pour juges les Avocats que j'ai consultés; vous interprétez cette précaution comme une injure au Tribunal supérieur qui doit juger cette contestation. D'’abord est-il possible que vous n'ayez pas apperçu l'absurdité d'une pareille supposition, d'une pareille interprétation ? Et tous les jours, dans les affaires civiles, les plaideurs ne demandent-ils pas l'avis des Légistes, comme vous les appellez, et dit-on pour cela qu'ils les prennent pour juges? ou regarde-t-on leur opinion, comme un jugement qui décide l'affaire? Et ignorez-vous que suivant le Droit Canonique François dans les causes d'Appel comme d’Abus, il falloit une consultation de trois Avocats, qui trouvässent l'Appellant bien fondé ? (Dict. de Dr. Can. verbo Abus) or regardoit-on cette consultation comme un jugement définitif, ou comr.e un dessein de préjuger la décision, ou comme une injure à la Cour supérieure à laquelle on en appelloit? En vérité il est impossible de croire que ce soit un Avocat qui employe un si pitoyable raisonnement. Vous supposez en cinquième lieu que dans cette occasion j'ai sacritié les grands intérets de la religion et de la charité au désir interessé de répondre à de petites inculpations de vanité, d'ambition, d'imprudence, &c. et après m'avoir insulté par une personalité aussi grossière, vous finissez par me plaindre. A cela je n'ai autre chose à répondre, sinon que je vous trouve vous même bien à plaindre d'avoir assez peu de religion, et de charité, pour interpréter si malicieusement les actions de votre prochain.
Après ce petit préambule sur la forme, vous passez au fond, et tout en avouant d’abord que vous ne yous aviserez pas de donner une opinion de praticien sur une matière qui n'est pas de votre ressort, vous là donnez avec toute la confiance d'un homme qui possède à fond la matière qu'il traite. C'est faire à peu près comme ce bon Irlandois, qui répondoit à la ques-
tion de son camarade: I am not quite dead, but I am speech-
t j'ai r état it de OCCAès les ce ; à sante US le roisi- , VOUS mette e que que quae jai injure D'aurdité ? Et s ne ippels? ou lécide nique falloit ellant it-on e un à la il est un si lieu de la e à de e, &c.
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fond, bas de st pas dun faire ques-
eeche.
less, Î cant speak any, ne faut, dites vous, que feuilleter un Dictionnaire de Durand de Maillane, jetter un coup d'œil sur les Décrets du Concile de Trente, &c. pour anéantir cet échaffaudage de Textes et d'arguments, sans force et sans liaison. Voyons si vous avez bien feuilleté ; si votre coup d'œil a été juste, et si vous déinontrez si facilement que mes arguments sont faux et mes preuves peu solides.
Je ne conviens pas de votre avancé, (p. 7,) que vous n'êtes obligé de rien prouver : il s'ensuivroit des conséquences un peu trop absurdes, pour que je sois obligé de les sniettre : et comme vos raisonnements dans un endroit contredisent ceux que vous faites dans un autre, j'ai droit de vous demander au moins, à laquelle des deux propositions contradictoires vous vous en tenez; ou quel droit vous avez de les soutenir toutes deux ; et de prouver qu'il n'y a en cela rien que de juste et de raisonnable.
Je laisse de côté vos réflexions sur mon sommaire du Mandement du 20 Février, 1821, puisque j'aurai occasion d'y révemir par la suite, et je prends acte de l'aveu que vous faites, (p. 8,) que tout roule principalement ici sur l'étendue de la Jurisdictiun que N.S. P. le Pape a jugé à propos de donner à Monseigneur l'Evèque de Telmesse, et sur les termes dans lesquels est conçu le Bref qui l’établit sur ce District. Pour raisonner conséquemment sur cet objet, il falloit donc, selon vous connoître les termés de ce Bref: et parceque je n’avois d’autre renseignement que le Mandement du 20 Février, 1821, vous, concluez que j'ai écrit, sans seavoir précisément sur quoi.— Vous prétendez cependant (p. 33,) que ce Bref a été suffisamment notifié à qui de droit, parce que le contenu en a été signifié à chaque Paroisse de ce District, par le Mandement précité, quoiqu'il ne contienhe pas les termes exprès du Bref, J'ai donc pû de votre propre aveu, raisonner avec connaissance de cause, sur le contenu du Bref, quoïque je ne connusse-pag exactement les termes exprès dans lesquels il est conçu.
Mais, ajoutez-vous, j'aurois pû me procurer accès à ce Bref, et connoître parconséquéent les termes dans lésquels il est conçu ; puisque vous-même, à qui votre État ne donne pas, comme le mien, üne entrée hHibre au Secrétariät de nos Seigneurs les Evêques, avez pû sans grandes difficultés, vous procurer cet avantage. Vous nous apprenez-là une nouvelle à laquelle ne s'attendoient pas les Prêtres de ce Diocèse. Je ne crois pas cependant que, sur votre parole, aucun d'eux; excepté moi, s’avise de profiter de votre invitation, pour se mettre au fait de ce qui se passe au Secrétariat dé nos Seigneurs les Evêques, Quoique je ne me sois jamais crà obligé de demander par grâce où 1.3 faveur ce que j'avois droit d'exiger par justice ; j'ai bien voulu, pour me justifier du reproche dé manque de bonne:vé-.
lonté, demander communication du dit Bref, par la Lettre suivante, adressée à Mr, Fortier, Secrétaire de Monseigneur l'Evéque de Québec, qui m'a fuit la réponse y annexée,
Longueuil, 10 Novembre, 1823, # Moxsteur, ‘ Dans une lettre dernièrement à moi adressée, et
“signée P, I, Bedard, quoiqu'il soit évident qu'elle ne peut “ pas avoir été écrite par lui, l'Auteur prétend que le Bref “ Apostolique qui donne la Jurisdiction Episcopale à Monsei- “ gneur l'Evêèque de Telmesse, sur le District de Montréal, a “ été suffisamment publié, parce qu'il a été insinué verbatim, ‘ dans son tems aux Archives du Secrétariat de l'Eévché, où “ chacun est libre d'en avoir communication, et diverses per- ‘“ sonnes en ont pris lecture, Je ne puis me transporter au ‘ Secrétariat de l'Evéché, pour prendre lecture de ce Bref: “ mais si chacun est libre d'en avoir communication, cette ‘communication doit étre aussi libre par écrit, que par un “ transport personnel sur les lieux, C'est ainsi que ceux qui “ sont intéressés dans les Jugements des Cours, ou dans Îles ‘ actes insinués au Greffe du Banc du Roi, ont autant droit de “ s'en faire délivrer des expéditions, que d'en prendre lecture “ dans les Régistres mêmes; et c'est par cela mème que ces “ Régistres Sont censés publics.
‘ Puisque l'Auteur en question veut bien assimiler le Se- ‘ crétariat de l'Evèché aux autres offices publics, il me semble “ que j'ai droit de vous demander une copie du Bref Aposto- “ lique mentionné ci-dessus ; toutes fois avec la perniission de ‘ Monseigneur l'Evèque de Québec, et en vous payant les ho- “ noraires qu'il plaira à sa Grandeur vous allouer. Si Monsei- “ gneur n'y a pas d'objection, vous aurez la bonté de remettre ‘ Ja copie que je vous demande à M. O'Sullivan, Ecr. Avocat, “ maintenant à Québec, qui me la fera parvenir, et vous paye- “ra vos honoraires: ou si Monseigneur ne le juge pas à pro- # pos, honorez-moi d'une prompte réponse, afin que je puisse ‘“ me justifier du reproche que me fait l'Auteur de la Lettre citée “ ci-dessus, que j'ai eu de bonnes raisons, pour ne pas prendre “ des informations plus précises au sujet de ce Bref, et qu'il ne ‘“ m'a manqué qu'un peu de bonne volonté pour m'assurer cet “ avantage. J'ai l'honneur d'être, &c.