‹ Réponse honnête à une circulaire assez peu chrétienne [microforme]Chapitre 10 sur 12 · TR Ï · texte numérisé non relu

TR Ï

solument pas eu d'autre ohjet aué de défendre le vrai contre Ceix qui voudraient lui substituer le faux, mon intention, mêine si jé me trompe, est irréprochable, ‘Donc én conclusion dé finitiva, ion livre M8 peut être uu libelle, puisqné jé n’y dis que des choses vraies et avec le désir de faire

la prééminence du corps social sh toute autre autorité dans l'ordre poli tique !! Et si j'avais fait un livre por

soutenir que le pape n'a pas le dro de casser et annuller les actes dn po

voir civil, un Evèque quine compret drait pas sou devoir de citoyen d'u pays libre, au qui s'exagèrerait sd

lat hme êqui Aro aug vga

sritarih

triompher le vrai, et puisque je n'y calomnie personne.

— Muis si ce que vous dites est

taux ?

— Dans ce cas Mgr. je serais bien coupable ! Mais conmune je suis sûr, ce qui s'appelle sûr, d'avoir dit à peine le quart de ta vérité, le coupable aux veux de la religion est celui qui ninsulte parceque j'ai dit vrai.

ll reste donc acquis, Mgr. que la qualification de hbelle NE D tra à mon hvre ne montre que lincompétence ou le peu de sincérité de celui qui prononce lé mot.

Mais, Mgr. il surgit une autre question entre nous qui n’est pas sans importance, et que V. G. avec ses notions dJ’omnipotence ecclésiastique. n'aura pas même pris la peine de considérer, le droit de l'individu étant toujours la dernière inquiétude du prêtre, et tous ls droits s'évanouissant d'eux-mêmes devant celui de l'Eglise.

Elle défend d'acheter où de vendre mou livre. Un libraire mème n’a pas le droit de le garder chez lui, et un particulier non plus.

Eh bien, supposons un instant que j'eusse besoin de l4 vente de ce livre pour vivre avec ma famille; V. G.

croit-elle vraiment qu'un Evêque a le droit de couper ainsi les vivres aux geas et de les réduire peut-être à mendier parcequ'ilse sera mis en tête qu'il est criminel devant Dieu de repousser les prétentions du Clergé à la domination temporeile ? Quoi! si j'étais ré-

duit à vivre de ma plume, ce qui peut |

n\arriver comme à d’autres, il ne me serait pas permis de vendre un livre sans que la censure ecclésiastique m'accorde limprimatur avec le grotes que sérieux que l’on y metici!! Il ne me serait pas permis de vendre un livre où je soutiendrais le principe de

pouvoirs, pourrait défendre aux ger d'acheter mon livre! Mis, Mgr, soul un régime constitutionnel, éette pri tention est tout simplement mon trueuse! Elle annullerait toute libert de la presse, de la parole et de la perl sée! V G. pourrait également défenk dre au peuple d'acheter les journau où se publieraient les discours de metnbres de la Legislature qui so tiendraient le même principe que moi Elle pourrait défendre au peuple d’allel écouter les discours des membres «

la Législature parcequ’ils proteste raient ontre l'empiètement du pouf voir ecclésiastique ! Elle pourrait déf fendré aux membres catholiques qui ne voudraient pas permettre au Pape de contrôler l'état, de publier leurs discours ou même d'ouvrir la bouchef dans l’enceinte législative! Et si unl libraire ou un journal voulaient pus blier ces discours pour faire connaitres ses droits au peuple, V. G. pourrait lesi ruiner tous deux en défendant d’ache ter les produits de leur industrie! L constitution deviendrait donc lettre morte, et toutén ayant la liberté poli-!

tique en théorie, nous aurions de fai

le despotisme ecclésiastique ! L’Evèqu pourrait d'un mot réduire à la mendi cité tous Les écrivains qui ne voudraient pas se courber sous la férule, et nous aurions un peuple d'enfants de collége se qui n'oseraient pas remner un doigt se sans le signe de l’'Evêque !

Mais est-ce bien au dix-neuvième siècle que de pareilles prétentions s'expriment ? Quoi ! des millions d'hommes auront péri pour combattre lé fa- # natisme; des milliers de martvrs:

auront été brülés vifs par l'Inquisition pour revéndiquer lindépendance de la pensée humaine, consacrée par üotre maître à tous, le Christ ; et tout

cela pour qu'un Evêque qui ne com- :

prend que la lettre et point lesprit &

min

"orps social sl à Lans l'ordre poleoe escamoter d'un mot tous les äit un livre polits individuels parcequ’il compreun'a pas le droit La religion comme un moine et nou es actes du poeme un homme éclairé ! Quoi ut qui ne compreedue qui waura fait aucune étude le citoyen d'umaroit social et politique, et qui sera 'eXALbrerait sRANgeT AUX preuners rudiments de endre aux ger rganisalion ds SAC tÈs et de leur Mis, Mgr, sou ministration, pourra d un mot tenir bnnel, cette pri échec toute intelligence d’un lement: mond@és et défendre aux gens de lire les ‘ait toute liber [Mes où on leur fera connaitre leurs lé et de la pe Mot salement défe ation anglaise : Allons donc ! Que er les journau S discours di alure qui soi

le s'est endormie en plein dixième le, et continue au dix neuvième

incipe que moi lit aus M de la barbarie du Lu peuple d’allel >yen-âge! Elle veut encore mettre

menottes à l'humanité! Elle ne uit pas que l’on pense sans sa pé. misbu, où que les livres se vendent à bins qu'ils n'expriment ses vues étroiset impraticables sur la sujétion de ntelligence au pouvoir ecclésiastie! Elle veut imposer la censure sur vrir la bouche! Lierre essentiellement libre de l’Améive! Et si ungdue! Ah ! Mgr, c'est ever trop lougvoulaient pu ps! V.G. n'est ni de son epoque aire connait) de sou continent. Elle se trompe de G. pourrait 1. 88x siècles dans le mouvement hueudant d'ache.- Main, et erreur est paLirop naive ! industrie! L. e sais tout ce que l'école ultramon- } donc lettre ue peut dire en revendication de la liberté poli x droit de mettre le bonnet d'âne irions de fa run pays. Je sais que l’on peut ue ! L'EvêqueMéeuer de mauvais livres, de livres ine à la mendi. nes, et tous ces grauds mots ayec ne voudraient Me uels on x fait la nuit pendant dix rule, et nous 2 cles sur l'Europe! Vico, Sarpi, Gants de collège ee Newton, Descaries, Molière, Boser un doigt get même avec les fanatiquesdu jour, ! ©'Montesquieu, Pothier, Sismoudi, Mi- Mhelet, et mille autres n'ont écrit que Bmauvais livresque V.G. a le droit e défendre d'acheter ou de garder hez soit Ah! V.G. abuse vraiment a permission qu'ont tous les hom ès, et même les Evèques, de se romper !

Et si je voulais traiter la queston du prêt à intérêt, en démontrer a éomiibte légitimité en droit et n raison puisqu'il est une condition hécessaire des rapports d’affaires entre

>s metnbres « ju’ils protest.

ment du pou le pourrait qsi catholiques «ui lettre au Pal publier leurs

lix-neuvièm tentions s'ex 10ns d’hom ibattre lé fa de martyr:

ar l’Inquisidépendance 4 sacrée par À 18b; et tout À ui ‘ne com- * vint l'esprit

bits! Et cela dans uu pays de cons- |

IG. se réveille de son loug sommeil! |

Pac VE

les hommes, V. G, défeñdrait intelligemment à tous les fidèles d'acheter un livre où je démonurerais irrésis tiblemeut les plus augurstes erreurs !

Et si Je n'avais pas d'autre moyen de vivre, il me faudrait aller manger le pain amer de l'exil parce que j'aurais affaire à un Evêque qui u'aurail pas les plus communes notions de droit social ut économique !

Ah ! Mgr. quand ies Evèques sont de cette force, ils feraient bien inienx de ne pas sortir de leur sphère légitime et ue pas se montrer aux gens réfléchis sous un jour aussi défavorable :

| Si vous ne pouvez pas avoir une idée juste et saine, restez chez vous et ne venez pas chez nous!

Si V, G. voulait bien m'accorder c:

que je demande, une discussion sé- “euse, faile dans un bôu esprit de part et d'autre et uniquement pour cher- | cher le vrai, et qui aurait lieu dans le même journal neutralisé pour l'occasion; } oserais me charger de faire ei peu d'articles La réductio ad absurdum de tout le système ultramontain au temporel. Et c'est parceque la rhose est facile, et sûre avec un homine qui connait le système, que V. G. u'acceptera pas mu proposiiion.

|. Je me bornerai donc pour le moment | à rappeler à V. G. que sous la cousti- |tution et les lois anglaises, un Evêque ju'a pas Le droit de violer la liberté de la presse et de brider la pensée humaine ; qu'il u’a pas le moindre droit -d'infliger un tort aux citoyens dans leur fortune ou leurs moyens d'exis teuce ; qu'il n'a pas le droit de couper les vivres aux écrivains ou aux journaux en défeñdant au public d'acheter ceux-ci ou les livres de ceux-là; qu’il w'a pas l'ombre de droit, sous les ins titutions anglaises, d'appliquer pratiquement ces malheureux articles de discipline äu Gonciie de Trente que tous les états catholiques de l'Europe ont réjétés! Philippe II le catholique, le bourreau des Pays-Bas où il faisait enterrer les femmes protestantes toutes vives, n’en a pas voulu ! Les Rois de France qui faisaient cuire les protes tants dans l’effroyable supplice de l’estrapade, et qui ont fait la St Barthé-

lemi sous la pression du pape Pie V, dont j'ai les 1bominables lettres chez moi, n’en ont pas voulu non plus!

Ferdinand IT lui mème, le fanatique dévastateur de l'Allemagne, et la fervente Marie Thérèse, n’en ont pas voulu davantage, et un Evèque canadien va réaliser, dans nn pays anglais, un système que les rois les plus catholiques, Les plus esclaves de la Cour de Roine, ont repoussé avec énergie !

Ah Mgr, refléchissez donc seulement ciuq minutes! Ma demande n'a certainement rien d’exhorbitant. Comprenez donc sous qi elles institutions vous vivez ! Mettez vous donc dans l'esprit que vous n'èles pas dans un pays d'im béciles! Revenez-nous, Mgr, du dixiè.

ine siècle, où vous êtes resté enchâssé trop longtemps. Ce n'est pas sous les lois anglaises que V. G. pourra couper à volonté les vivres aux écrivains qui ont approfondi ce dont elle semble avoir pas la plus légère teinture !

Un jage en chef d Irlande ne vient il as de déclarer qu'il n’y avait pas un jomme sain d'esprit dans le barreau des trois Royauines qui oserait formuler la doctrine : « qu'un ecclésiastique peut, au moyen des censures, infliger un tort quelconque dans sa personne ou dans ses biens, à un sujet britannique. »

Eh bien, Mgr, il devient important de savoir-si un Evèque à le droit de défendre publiquement aux gens d'acheter un livre où ses idées préconçues lui font trouver des horreurs, quand avec un peu pius de lumières et moins de préjugés il y verrait une disension parfaitement permise sur des sujets qu’il faut bien éclairer quand l’ulirainontanisme fait tant d'efforts pour les obscurcir.

Je prétends- donc, Mgr, que l'acte de V. G: de défeudre d'acheter ou de vendre mon livre est une violation de mon droit de citoyen d'un pays libre. Avec un peu de compréhension de nos institutions, V.: G. aurait vu que si elle a le pouvoir d'infliger une pénitence au confessional à celui qui le lira, quoiqu'il ne contienne qu la vérité toute pure sur les personnes et les actes, elle w’a pas, le droit d’en dé.

fendre l'achat par proclamation dag les journaux. ‘Ce droit n'appartie pas même à l'autorité civile qui. p:#é exemple, peut me faire poursuivre ‘j justice sile livre est obscène ou in moral; mais quaud à laisser un Evil que usurper nn pouvoir que l'état Li méme n’a pas, cela ne se verra paf Mgr ! Et puisque nous sommes arr 1V sous la ‘érule ecclésiastique au poi de w'avoir pas mème le droit de moiÿl trer qu'un pape a pu se lr'omper ei matière temporelle, mienx vaut am ner de suite la question devait les tr bunaux et voir si un Evèque pe.

ainsi sarer d'uu mot tout le droit pol tique et civil d’un pays L V. G. n'a sans douwë pas songé À tout cela, tant les Evèqnes ont l'habi tude de l'arbitraire et se croient 41288 dessus de toute loi, de tout droit, et même de toute convenance. Il est8l donc temps de ramener un peu le Evêques au sens de la réalité des choses, etde leur faire comprendre qu pas plus que les autres ils ne peuver se faire justice à eux-mêmes et pro crire ceux qui résistent à leur arbi9# traire, Les Evêques ne peuvent p:128 limiter la libre action du citoyen da | la sphère politique. On va sans doul'pl parler ‘arrogämwment de liberté reli@i gieuse, et de la garantie de l'exercice «4 culle catholique ; mais où devrait con!

prendre que la liberté religieuse ef l'exercice du culte ne signifient pas | moins de monde que lon peut détruit læsdroit du citoyen de résister à l'a bitraire ecclésiastique parceque celui s'affirme sous peine de damnatio Quand les Evêques ont besoin dé leçon parceuw’ils ne compreunent pa qu'il y a des limites à leur action e térieure sur la société, bien étrange serait le système qui leur permettrait de proscrire publiquement les livres écrits pour montrer la nécessité de limiter cette action extérieure dans d justes limites, Les Evêques vont i donc prétendre au contrôle du gou:

vérnement et puis défendre d’achete les livres où l’on montrera le dang:

de cette prétention ? Ah ! Mgr, il far clairement voir si lon ne fait des cons:

titutions et si l’on ne passe des lois que:

mu | Art

hr les faire mettre à néant par les ques. Pourquoi une constitution un gouvernement si les Evôqnes ivent se moquer d'eux à volonté ?

bux vaut de suite leur donner le voir et nous verrons de nouveau beau système qui 82: suivait à Rome.

i y faisait volontiers grâce à celui i avait élé dix fois assassin, et on ssait pourrir en prison l’homme qui hit dire que le prètre ne sait pas gourner !

a loi pourvoit à la répression des lications licencieuses ou obscènes, | | des libelles contre les personnes ;

tant du songer que toutes ces proscriptions et ces ostracismes ne sont pas le moins du monde une question de cons cience mais une pure question de domination clérieale !! Ts auraient du songer que l'écrasement de l'un sur un prétex- Le souvent très gauche, signifie l’écrasement de l'autre plus tard sous un autre prétexte encore plus gauche. Les raisons que donne V, G. pour proscrire La Minerve font rire les hommes sérieux. Jamais l'incompétence personnélle ne $est plus pénibiement manifestée. SeulËment dans ce cas-ci, le public S'amuüuse non seulement aux dé-

roclamation da oit n'appartiel civile qui, pi è poursuivre 4 obscène ou in laisser un Ev ir que l'état Lu 16 Se velra pD:4 somuies su? LV tstique au poid e droit de moik .se l'omper eh 1enx vaut amis n devant les tr 1 Evêque peil

dis quand il s'agit de définir les droits un peuple et de le défendre contre L'éternels empiétements ecclésiastiés, les tribunaux ne peuvent pas porttre aux Evèques de proscrire, par e étroitesse d'esprit, les livres où | ne sort pas de la discussion purent philosophique. Il est donc très ible, Mgr, que je me décide à por-

but le droit poli uw pas songé :

ques ont l'hahi

se croient an e tout droit, etÀ nance, Il est el un peu le:

la réalité de

péus du proscripleur mais du proscrit aussi qui a vu enfin fondre sur lui les mêrnes caprices inintelligents qu'il

| avaient si bruyamment applaudisquand

ils s’addressaient à d'autres. Les flatteurs des années passées voient aujourd'hui combien était imprévoyante leur tactique d'alors. Reconnaissant il y a deux ans à V. G. le droit de limiter la liberté de la presse, que peuvent-ils in-

'omprendre qui celte importante quesion devaut ils ne peuven lé tribunaux. Nous verrons là si l'Evêmêmes et prosqMe peut rumer à plaisir le journal ou nt à leur arbhéerivain qui lui résistent quand il

1e. peuvent pal t dominer le temporel.

Car V. G. ne peut pas plus proscrire

du citoyen dar h va Sans doutipébliquement un journal qu'un livre ä n’est ni ohscène ni immoral. V. G.

voquer contre Elle à présent? Elle leur applique aujourd'hui les mêmes me nottes qu'ils ont vu avec tant de plaisir appliquer aux autres, et le public rit de bon cœur et avec raison de la déconvenue qu'ils se sont attirés en ne protestant pas quand c'était leur devoir comme journalistes de le faire alors que la liberté de la presse évait attaquée." Ceux qui laissent tranquillement vio.

lér un principe, ou qui applaudisseni ineptement à sa violation, sont tôt ou tard les victimes de leur servilité., Mais au fond, comment réclameraient-ils au jourd’hui la protection des tribunaux quand on pourrait leur produire les articles où ils battaient des mains et approuvaient l’'Evêque de la même con duite qu'il tient à leur égard aujourd’hui ? Convme on fait son lit on se couché, dit un vieux proverbe. Ils ont fait leur lit pour s'y trouver mal à l'aise plus tard, de là Tabéônce de toute sympäthié à leur endroit.

Mais quant à moi, Mgr. qui ai tou-

de liberté relii@ de l'exercice d@Méjà commis l'arrogance de détendre pu devraitcon lecture de certains journaux où il : religieuse cMiy avait rien de répréhensible pour des ignifient pas lvèques éclairés, et elle a déjà ruiné, n peut détru Fr pure passion politique, dés publicarésister à l'a: s utilés où l’on osait revendiquer la trceque celui «ieine indépendance du Catholique le «‘Jamnationf@lins La sphère temporelle. Elle se disnt besoin dfisé mème à en ruiner d’autres. Ici Mmpreunent pa“@Missi, Mgr. les intéressés peuvent re. leur action exl@Burir aux tribunaux pour se protéger bien étrangd@@tre une tyrannie aveugle. 1 est ur permettrait@ins l'intérêt public qu’il le fassent. ent les livre Mais s'il veulent se laisser pros- L nécessité dre et ruiner sans mot dire, C’est ages dans dr affaire. Is souffrent aujourd'hui PAPE TON ce qu'ils ont ineptement contribué à Itrôle du Sou-ire iufliger aux autres. Îl louaient| jours combattu la suprématie.ecclésiasdre d’achete hteiment V. G. quand elle proscrivait | tique parceque rien n’est dangereux et era le dange: 48 journaux libéraux, né prévoyant RTE RE ce pouvoir qui se croit 8 qu'ils straiént un jour victime du

! Mer, il fau UE de tous les principes et de ? fait des cons ne déspotisme. fs auraient pour- | tous

| ] es devoirs, je n’entends pas me se des Lois .que#®r 3

te

soumettre à la tyranuie cléricale, J'attendrai donc le moment opportun, et quand je croirai qu'il sera utile de done ner encore une leçon à l’épiscopat, j'aimènerai V. G. devant les tribunaux pour voir si elle peut infliger à plaisir des dommages pécuniaires aux individus; si elle peut défeudre dans les journaux aux fidèles d'acheter un livre qu'elle condamue mais qu’elle ne pourrait réfuter. V. G. trouve mon livre affreux ; mais des hommes plus conpétents qu'elle m'ont remercié de l’a.

voir écrit, Je pourrais montr@r: à V. G.

bien des lettres de remerciments qui me sont venues de toutes les parties du pays. Des hommes importants m'ont écrit que quoique ne partageant pas toutes mes idées, ils n'avaient pas été fâchés de voir un jee remettre à sa place l’arrogance ecclésiastique qui nous déborde de tous côtés. D'autres n’ont écrit que depuis plusieurs années que la presse est baillonnée, les hommes indépendants gémissaient de voir l’ultramontanisme parler seul et personne ue lui répondre. On m'a remercié d’avoir eu le courage de montrer ce qu'il est sous la patte de velours qu'il nous tend avec toutes les apparences de la sincérité. Des hommes de haute intelligence m'ont félicité du service que je venais de rendre, et je ne suis as du tout disposé, Mgr. à voir arrè- ‘ter, par proclamation épiscopale, la vente d’un livre qui n'est qu’une protestation loyale contre un grand danger public. Il est donc possible que j'amène bientôt V. G. répondre de son acte devant la loi du pire Si V. G.

renferme, comme le Pape Boniface VIIL, tous les droits dans son auguste poitrine, mieux vaux le savoir de suite.

Si dans un pays de droit constitutionnel il n'existe aucun recours contre l’arrogance ecclésastique qui prohibe les livres parcequ'elle ne peut les réfuter, que les juges nous le disent, et qu'ils nous informent du haut du banc judiciaire que dans les possessions angiaises ce n’est pas ia Reine qui est scuveraine, mais les Evèques sous l'autorité du Pape; que ce n'est pasla constitu:

tion qui nous régit, mais les principes

et les projets de l’ultramontanisme.

Non, Mgr. ces défenses de lire M garder chez soi un livre ou un js nul, sont des moyens trop usés p être ecceptés aujourd'hui. Les & veuleni lire, ei V, G. devrait sai que pas un homine intelligen: nef soumet à la défense de chercher à c4 naître les deux côtes d'une questié Quel est l’homme de bou sens cuik contentera de connaître un seul cé pour former son opinion? (ie ser tout simplement l'acte d’un insense#

Et pour lui dire toute la vérité, Be joute sans crainte d’être démenti (ÿ e public ne trouvant pas les ordr qu'elle donne fondés eu fait ou en r@ son, regarde ses prohibitions avec ug complète indifférence. ° V. G. a frapi dans le vide parceque le public ve des raisons ; et quand on ne lui 4 donne pas, on a beau parler d’autorit il n'accepte pas ce qu'il juge être pi caprice puisque l'on ne se donne pal la peine d'en raontrer la rectituli Il en est de mème quand on tarde tri à la montrer. Ainsi quand V. G. vic1fits faire un si grand crime à la Minerk d’un écrit publié en 1870, écrit do elle n'avait jamais soufflé mot, conêi ment ie public peut-1l voir autr chose dans cette tardive réminiscen‘i88 que le désir de chercher querelle a% lieu de définir le vrai? Si l’artic était si coupable, il fallait le condanèlés ner de suite. Mais V. G. ne vient dss mander une r°tractauon qu'au bou de trois ans et demi! Elle a donc fernl les yeux sur ce grand mal pendaul tout ce temps. Le mal n'était doné pas si grand qu’elle l'affirme, ou hie elle a manqué à son devoir, ou biell encore elle s’est trompée. Qui sait sf elle ne se tr 'mpe pas encore ?

Pourquoi le public se croirait-l lié par les prohibitions d'un homme qui montre tant de passion et si peu d’aji

'préciation saine des choses ?

L'opinion publique, Mgr., exige dl la logique dans les actes comme dans les paroles. Comment d’ailleurs V. GB v'a-t-elle pas vu qu'après être venue elle-nème plaider sa cause devant leh souverain tribunal de l'opinion, elle} n'avait plus le droit de donner des!

ordres à cette même opinion et d

ni

défenses de lire M in livre ou un h

ndre d'apprécier un livre qui | « sonne, et appuie ses raisonnements de )yens trop usés D défe nd App { , vP €

ourd'hui. Les » d'autre objet que de montrer le|« faits et d'autorités. Ils ne peuvent V. G. Dre 8@8 de ses prétentions à dominer le |« être avec celui qui admetson impuisvai lion nl jorel ? sance à réfuter Le livre qu il blâm : se de chercher à «MBUrqUOI V.G. estelle venue écrire |" Lai le ur fait 9 il j she pas sôtes d'une questiBe"® l'Archevèque ? Nécessairement |‘ "a 6. os 4 a A van » de bon sens cui, Montrer au public comment pages te lon8 pré Jp ue uaître un seul ehevèque avait tort et elle-même |" PAS M + sont ‘4 TA gt opinion? Ce ser] bu ! Elle est venue dire au public : purs les à El e gigi op ‘acte d'un insensemQus ne devez pas, sans m’entendre, M PRE tre sk ui | agp e 84 > toute la vérite fe ue je me trompe et que Cest 4 ANTEUR CERN Ile pige > d’être démenti ,À bhevêque qui a raison.» Aurait-|" 268 CITEUrS de M. Dessau pes. et surht hs Le ou pu dire à ce même public : «de|‘ Sa 188 eng représentations qu'il és eu fait ou en 148 ordonne de croire que c'est moi |" NUL p! 0 ns, ë pos nos L ché ga ohibitions avec ya raison ?» Non sans doute, car |' L QU el Fa le ré om l eg hce. ”V. G. a fran seule manière de poser une|* da Lyve Te dé | +4 ALL que da je que le public va tion euL tourné coute elle lopi- |! su pe pret" 8 ap C4 AE à land on ne lui LR AU elle désirait se rendre favo- FN à Ne cg à dE pas van Lu parler d'autoridr obligé ons Lee Four qu'il juge être pit de V. G. à moi, il ne s'agit aussi}, ça sincérité et son savoir. Une peut on ne se donne plie le public que d’une simple -ques- pas plus qu'un autre être juge en sa ntrer la rectitud@de justice. Tout ce que Le public propre cause et declarer que celui [uand on tardé trilfémande, ie voici: Lequel des deux |, Qui lai reproche des fautes a tort i quand V. G. vict@iison? Ceux qui ont lu mon livre |, sans montrer comment il a tort. Crime à la Minerd@it trouvé des faits connus de tout|, Dans ce cas ci. il nous parait très en 1870, écrit doifimonde relatés avec exactitiide ; |{ probable que 'Évêdte ne prohibe le soufflé mot, conf@fitres faits généralement inconnus Uère que parcequ'il n'aime pas à en eut-1l voir autridont il faut démontrer l'inexacti- |, sntreprendre la réfutation. Alors sa dive réminiscend@é sous peine de les voir accepter |4 défense de le lire est un acte pure: ercher querelle aëlime vrais; des Ciiations d'auteurs | { ment arbitraire auquel nous ne somvrai? Si l’artici@iit on n'a pas encore prouvé la faus- |, ines pas obligés de nous soumettre. fallait le condanäl et des appréciations d’actes ;u |, L'Evèque ne peut pas pins décider V. G. ne vient adié8 qu'il sait découler logiquement |, sans le prouver que M. Dessaulles se Laon qu'au borêiées actes. [1 faut donc maintenant |, trompe qu'il ne pouvait ordonner Elle a douc fernäifaire voir où et comment je me}, sans discussion au public de croire and mal pendar@ipe. Le dire sans le montrer, c'est |, que l'Archevâque se trompait et non mal n'était don@iire l'air avec une paille. Si on lui pas lui. De quel droit, après avoir l'affirme, ou hie@iilémontré des erreurs chez moi, ce appelé l'opinion à juger entre lui et 1 devoir, ou bietiilie, plutôt préjugé en faveur de, l'Archevèque, vientil dire à cette apée. Qui sait SR. qu'en ma faveur, m'eûl avec |« même opinion : « Je vous commande s encore ? Mbressement donné le tort. Le fait > se croirait-il l\Biue les neuf dixièmes des lecteurs d’un homme quil don livre désiraient voir V. G. exon et si peu d'apéfée de tout blâme et se fussent sen- :hoses ? ifintérieurement soulagés si on eût >, Mgr., exige ddlfitré comment je me. trompais. ctes Comme dandi8 quand le public a vu V. G. m'init d’ailleurs V. G @iier au lieu de raisonner, et défendre après être venu4électure d’un livre qu’elle déclare cause devant lMivais et dangereux sans montrer le l'opinion, eli-il est fautif, il s’est tout simplement de donner destii e Opinion et defiiLa raison et le aroit sont nécessaiment avec celui qui discute et rai-

de croire que M. Dessaulles à dit des choses fausses. » Qu'il nous montre au moins qu'elles sont fausses. Si nous pouvions juger pertinemment la question entre l’Archevêque et lui, « de quel droit vient il nous dire que nous ne devous pas juger celle entre «lui et M. Dessaulles et que nous « sommes tenus devant Dieu de croire «que c'est celui-ci qui ne dit pas la « vérité. Nous n'y sommes clairement « tenus que si on nous le montre. Si « les faits cités par celui ci sont vrais, «il ne se trompe certainemont pas.

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