PRE. D
emble fort à la notion de justice du
qui reprochait à l'agneau de bler son eau quand 1} était en du courant du ruisseau. Vrai it, Mgr, cette singulière idée a hcoup. prêté à rire, car enfin la
JuiMerve n'est pas le seul moyen:de licité que l'on possède en Canada,
: destinés à pro
un autre | nonce un
dl y avait trop de personnes, dans Utes les par'ies du pays qui attenent impatiemment quelqu’appré-
ion de la guerre ecclésiastique
it nous avons été témoins, pour
Me le livre ne se vendit pas facile-
estion on :
Son à V, G.
t assez vert nstalé dans ur tblicité; por:
ossible qu'ell n égard? Et s 1 restera hoi:
e m’aura pa tainement pa linerve ni p
ait une affaire trait dans |;
e N’ai. pas À Y'a jamais ob.
plus simples iaire, Mais je!
es telles que Juge: jamaist
fouve jamais.
»npte plus d'amis dans le pays que
s neut. Etje profite de l’occasion, Mgr Cértainemoe 2. FES Je crois vrais
a informer V. G. que ce n'est pas à de propre bénéfice que le livre se md, mais à celui de l'Institut. Nous
s ainsi forcé un bien plus grand nbre de parfaits que V. G. ne le ise, à offrir leur obole à linstitu-
tant déteslée. Si nous sommes is les cas réservés pour avoir moi re dans nos maisous, nous avons
Je plaisir d'y voir tomber aussi les Wfails qui par vaine et indiserète miosité ont acheté de l’Institut un
‘e défendu par V.G! On ne ren-
tre plus que des cas réservés, Mgr,
hs les ruës de Montréal !
Mais le livre Gevait se vendre, que + Minerve l'annonçât ou non, pour la mple raison qu'il morte de graves
Rimouski, qu'il ne doit pas être très facile de montrer mes fausses citations et mes faux avancés puisqu'elle m'insulte au lieu de les moritrer. Avec ses injures et ses prohibitions, et l’intelli gente mise en cas réservé de ceux qui auront chez eux un livre que l'or ne réfute pas, V. G. loin de me faire perdre le peu d'influence que m'a donnée la conviction depuis longtemps formée chez mes amis que je n'ai pas d'autre intention que de défendre le vrai et de maintenir les droit; de l'intelligence publique con.re ceux qui voudraient la mouler à leur gré, a au contraire considérablement augmenté cette influence. J’en ai plus.
depuis sa circulaire de V. G. que je n'en avais auparavant. Pourquoi ?
Parceque je parle en homme sincère et convaincu, ce que V. G. n’a pas fait ep me disant tant d'injures. Et comme c’est incontestablement à V. G. que je dois cette augmentation d'influence, jé serais ingrat si je ne l’en remerciais pas. Je remercie toujours ceux qui me font du bien ; mais je connais tels ecclésiastiqués qui seraient bieñ.en peine d'en dire autant à mon égard, car ils m'ont remercié ex cherchant à me déshonorer. »
V. G. a donc fait précisément ce que je pouvais désirer qu’elle fit pour faire
reurset de grandes faut®s dans un | vendre mon livre, et montrer à mes lartier où l'on nous assure un peu | amis que c'est moi qui dis la vérité.
op orgueilleusement qu'il ne s’en D'ailleurs, Mgr. je
G:ne parait le croire. Quand'un
Mes amis comprennent parfaitément, Mgr, que si V. G. pouvait me faire convaincre de mensonge ou de fausses representations, ce serait pour elle un
omme dit toujours sa pensée fran: | grand point de gagné et conséquermtement et avec indépendance, il! ment un grand bonheur acquis: Et it en dépit de toutes les hostilités quand ils la voient tomber dans la ar obtenir la confiance des hommes | grosse injure et dans la mesquine tacreux. 1 y a un nombre très|tique de chercher à nuire à un journal onsidérable de vpersennes sur la sur- | pour une annonce qui, suivant elle, a ce du pays qui suivent les affaires | seule fait vendre le livre. qui sans cela * les évènements, qui m'ont vu bien | f'ét tombé dans oubli, is n’en sont que uvent injurier dans les feuilles! plus persuadés qu’elle n'avait rien de éricales, mais qui ne m'ont pas -en-:| sensé à dire. C’est done V. G. qui a fore vu réfuter. Ces personnes ont:| fait ma position dans le public meil- Bompris que je ne disais jamais rien| leure qu'elle w’à jamais été, et je l'en Sans étre sûr de mes avancés et ont remercie encore une fois. Ani: par avoir confiance en mes paroles! | Mis, Mgr. la prohibition de V. G. Et la circulaire de, V. G: est. venue | a une signification dont elle ne s'est montrer à mes amis, de Vaudreuil à | probablement pas rendu exactement
Justice et.d
sur quoique ‘la souteuir les disposicrains. bien e longtemps e peut: avoir
ce payée à nutile à Ju Ontestable, IS Cette an endu; cel:
compte. Cette prohibition comporte l'idée plus que singulière qu’il n'est Fe pernus de citer les erhmes des
‘apres ni même leurs erreurs de couduite ou de jugement. Que devient l’histoire, Mgr, dans ce beau système ?
Je ronnais des auteurs ecclésiastiques qui se sont posé cette us : «Berivant l’histoire de l'Eglise, dois-je dire seulement ce qui est à sa gloire, et suis-je tenu de taire avec soin tout ce qui est à sa honte ? » La ’uestiou ainsi posée, Mgr. se résout d'elle-même. La vérité doit ètre dite sans acception de personnes, et le meusnnge direct ca par réticence Goit être évité. Un écri vain ecclésiastique peut il plus mentir ou tromper qu’un autre? Ne serait-ce pas au contraire celui qui est le plus obligé de montrer l'exemple de la sincérité ?
Quelques uns ont affirmé qu'il fallait cacher les crimes des ecclésiastiques ; d’autres l'ont nié. lesquels sont honnêtes ? V. G. oserait-elle soutenir comme Evèque que Le bien de la reli gion éxige que l’on trompe le public en dissimülant les fautes des ecciésiastiques ? Je ne le pense pas, car ce serait dire que le mensonge peut être le moyen de faire resplendir la religion. Ce serait donc une impiété et un blasphème. La vérité prime tout en ce monde parcequ’à propremeni parler elle se confond avec la justice.
Dire une fausseté #n faveur de l’un est nécessairement une injustice contre l'autre.
Eh bien, Mgr, dans ines études, qui remoïtent déjà à une trentaine d'an nées . t qui ont été faites d’une r'anière très systématique, quand j'ai vu unauteur ecclésiastique prétendre qu'il est des choses que l’on ne doit pas dire parceque ce sont des prêtres qui les ont faites, je l’ai de suite classé parmi les trompeurs. Et je demande en toute assurance à V. G. quelle autre conclu.
sion je pouvais tirer ?
Quand j'ai vu Eusèbe, Evêque de Césarée, le premier historien important de l’Eglise, dire dans la préface de son livre qu’il dirait tout ce qui se:
rait à la gloire de l'Eglise et lairait tout ce qui serait à sa honte, ja me suis
PRE LT TEE LIRE AE A EE RSR SR RQ RS RERO CORRESP ER CIRE RENE EE RUE ER PR OR EEE rm D SLA TANT RES 3
demandé quelle autorité pouvait avé comme historien un homme qui cofféé mence par m’informer qu’il va défiqus les faits. C'est bien là le meusonk érigé en système, Eh bien, c'est à (@i Eusèbe que remonte la tactique ulti montaine du jour: céier ce qui est la honte du Clergé et grossir sans nf@ sure ce qui est à sa gloire ! Est-ce la Religion bien entendue ? Est ce le devoir de l'historien ? Sera-t-il lou ble pour dévoiler les crimes des laïc et louable encore pour changer ce des ecclésiastiques en vertus ?
Mais le 'payen Tacite, Mgr, aval uve toute autre notion du devoir et (il l'honneur; et son principeétaitque l’Hr TORIEN NE DOIT RIEN OSER DIRE DE FAU NI RIEN OSER TAIRE DE vaal Est.
chez l'Evêque Eusèbe ou le payen 1 cite que se trouvait la vrai notion la conscience ?
Et quand je trouve en flagrant délif de falsification les historiens ou les dé fenseurs de la Cour de Rome à diver ses époques, depuis le trompeur Gani:
sius au 16me siècle, qui recevait de:
lettres de la Ste, Vierge, jusqu'au\ptèm trompeurs de Maistre et Veuillot dustégit € 19me ; quand je les vois changer oupétmis tronquer les textes pour y trouver celesi qui n’y est pas, ou faire dire à l’auteur précisément le contraire de ce qu’il a voulu dire ; quand je vois même des Evêques modernes, dont quelques uns pleins de vie aujourd’hui, en faire au!
tant et tromper le monde catholique #0R par de fausses citations, puis-je vrai:
ment croire que V. G. est dans son droit en prohibant un livre où je ne "M8!
dis que la vérité pour en permettre ‘8 d’autres où je vois la vérité outragée à M chaque page ? V. G. recormmandera # par exemple l’ouvrage de M. Veuillot intitulé : Le droit du Seigneur ; et pour 4 celui qui l’a étudié, c’est un des plus *# honteux livres de mensonge qui aient # jamais été écrits. M. Veuillot savait 4
ien qu'il ne tromperait aucun homme instruit : mais il était sûr de tromper un immense masse ignorante qui croirait pécher en lisant les réfutations de son livre. ILen est de même ici, Mgr. Les hommes instruits savent bien que V. G. ne commet qu’un acte
TE
aire en prohibant un livre où m'est pas capable d'indiquer une |:
ë citation ni un faux avancé, il y a une forte masse non insqui croit à ma culpabilité siment parceque V. G. laffirme. Il el livre que V. G. r:commandera h je montrerai des niensonges aufeux, en Les prouvant et non en inant l’auteur; il y a tel autre livre . G. ne verra aucun mal et dans a! je montrerai les supercheries fblus révoltantes ; et il y à tel autre ëe où V. G. verra des choses horès et où je prouverai que lout est et qu'il est non seulement permis
c obligatoire de le dire.
ès que V G. se met en conflit avec uvoir civil, elle provoque fataleit la discussion de ses vues et l’étude ses projets. Et qu’elle veuille e de côte le pouvoir civil dans éction des paroisses, où qu'elli ille avoir seule le contrôle des rées de l’état civil, elle ne peut pas rer que tous les ciluyens vont se rber servilement sous ces exigen- Forcément la question de la suatie ecclésias'ique sur le temporel #git de ses actes. Et il ne sera pas 1is à un écrivain laïc de montrer conséquences qu'a produites ce tème dans d’autres pays! Ce sera ulter l'Eglise, le Pape, le sacré cole, la sainte curie, et les Evêques et Clergé local, que de montrer dans lles terribles erreurs sur ce sujet It tombés les Evèques et les prêtres tous les pays ! Le Clergé aura ainsi droit de faire la nuit sur nous en hs empêchant de parler dans la Léature, d'écrire dans la presse et en us défendant au confessional même |
té pouvait av4 Ome qui cof qu ilva défiquaà à le metson] bien, ‘c'est à tactique ulrg er ce qui est lOSSir Sans nié loire ! Est-ce due ? Est ce ? Sera- t-il Jon
changer e ertus ?
te, Mgr, avaf +4 Au devoir et ‘à eélaitque l’a
1 flagrant dé] 18ns ou les dés 0me à diva Ompeur Cani 1 recevait desés 8e, jusqu'’aurptl ! Véaillet "à s changer on
y trou ver ce ire à Pauteur& sY de ce qu'il à ii is même des Juelques uns , en faire an
dans son * vre où je ne | 1 permettre À Outragée à
OMMandera #8 penser! Et personne ne pourra
* Veuillot Méndre un livre où l’on dira la vérité “7; et pour poupe sur sa souveraineté morale n des plus sur l’empiètement ecclésiastique !
e Qui aient
h! Mgr, allez plutôt proposer ce sysillot savait
me aux nègres de la Caffrérie, je n°y
un homme Dis pas d’objection quant à ce qui me e tromper cerne ; mais que V. G. veuille donc € qui croi- jen ne pas venir nous dire avec aussi éfutations zu de sans gêne : « Prenez mon ours, » nême ici, d nous sommes en pays rivilisé. Je ls savent dis surpris que V. G. ne paraisse pas u un acte
eu douter.
mr M
Quand un homme cherche de bonne foi à élucider la vérité, il a droit au respect même s’il se trompe. Etquand il affirme des choses justes appuyées sur des faits indéniables, on ‘'a pas le droit de mettre en cas réservé ceux qui le lisent, Il y a au moins cent prètres qui ont mon livre à l'heure qu'il est.
Supposons qu’il y eu ait quarabte dans le Diocèse de Montréal, et il y en a davantage, je ne suppose pas qu'ils le gardent avec l'intention de le réfuter ; d'ailleurs ils ne pourraient le faire sis la permission de V. G. qui les en informe positivement. Sont-ils tous en cas réservé ? Les laïques instruits qui l'ont sont-ils aussi en cas réservé?
Voyons, encore une fois, est-ce que V.G. ne verra pas ce danger de ces déclarations ?
Ceux qui, prêtres ou laïcs, voient
clairement que V.G. se trompe dans
son appréciation ; ceux qui savent que mes citations et mes affirmations sont correctes ou vraies; ceux qui savent que Les faits que j'ai cités ne peuvent être niés, et que conséquemment V. G; se trompe encore plus sur le fait que dans l'appréciation, ceux-là sont-ils dans les cas réservés pour garder un livre où ils ne voient que au vrai? La vérité est-elle au-dessus des Evêques,
Mgr. oui cu non, et des Papes aussi ?
En bien, Mgr, tout ce que je @e-
mande aujourd'hui, c'est une discussion loyale avec nn prêtre instruit, chacun sous son nom; et je me fais fort de montrer les prodigieuses falsifications de texte dont nombre d’auteurs recommanüés par la Cour de Rome corame seuls dignes de foi se sont rendus coupables. Et j'en tirerai | La conclusion qu'un Evêque n'a ni dans sa conscience ni dans sa charge le droit de condamuer un livre écrit pour dévoiler crux qui trompent sous le couvert de la religion. On a toujours le droit de rétablir les textes dans leur intégrité, car c'est indiquer le mensonge au profit de la vérité.
Je proteste donc hautement contre l'acte de V. G. qui est ausst déraisonnable qu'impraticable, car V. G. doit bien se mettre dans l'esprit que sa défeuse de garder mon livre chez soi ne sera généralement pas observée parce
que l’on n’y voit qu'une tentative d'em. | (canonique) de St. Henri des Tan'ierià. pêcher les gens de s'instruire de la !'Et cette paroisse n'est pis civilem
vérité sur cerlaines personnes, et aussi une petite démonstration de mécontentement personnel qu'il eut été de neilleure tactique de ue pas laisser percer. V.G. se trompe gravement si Elle croit que sas une réfutation sé rieuse,—qui naturellement me déconsidèrerait, mais je suis parfaitement tranquille là-dessus—l’opinion se rangera avec elle contre moi. Elle ne peut pas un jour en appeler à l'opinion contre un adversaire et le lendemain dicter a ce’te mème opinion ce qu’elle doit penser d’un autre adversaire.
Elle ne peut pas un jour reconnaître la souveraineté de l’opinion et essayer d'en faire une esclave le lendemain.
V. G. aurait du songer à toutes ces choses avant de publier des prohibitions qui la compromettent seule et qui font naître chez les gens le désir bien naturel de savoir ce que j'ai pu dire de si affreux pour provoquer ainsi l, mise en cas réservé de centaines d’individus. Et quand on m'a lu, Mgr, on se demande avec ébahissement si V. G. pense bien tout ce qu'elle dit, si surtout elle avait bien le droit de ru'insulter sans essayer un mot de réfutation. Je croyais réellement que la circulaire de V. G. produirait un certain effet, mais je vois que personne ne la prend au sérieux. Avec moi comme avec l'Archevèque V. G. a trop forcé la note et s'est plus blessée ellemème qu'elle ne m'a fait de mal.
Tout ceci explique parfaitement l'in.
différence avec laquelle le public reçoit les prohibitions de V. G On la voit chaque jour agir avec uüe irréflexion incompréhensible : témoin sa dernière tentative pour surprendre au Protonotaire un Entête irrégulier de régître malgré la leçon qu’elle avait reçue et dont j'ai donné le récit dans la Note B de mon pamphlet. Cette leçon avait
ourtant été assez sévère ; eh bien, à an fallait une autre. à V. G. et elle Pa reçue ces jours derniers même. Quand un Evêque s'obstine contre la loi, il faut bien que la loi l'emporte.
V. G. voulait donc un régître pour l'Eglise St. Gabriel dans la paroisse
juges.
erigée, ayant été détaché: pour À seules fins spiritaelles de là paroi de Montréal, et son érection ci n'ayant pas encore été demindiés C'était précisément un de ces cas à V. G. veut faire la lutte avec Le phil voir civil et elle n'y manqua pas.
V. G. connaissait parfaitement la 18e cision dos juges sur s1 propre requin:
daté: du 13 Février dernier. Cette di cision repoussait la prétention de V.# à faire reconnaitre comm: curés 1 prêtres administrant une paroiss: ci nouiquement détaché: d'une auf déjà civilement érigée,mais non encoëe civilement érigé: elle-même. V. G. 48 vait done savoir que le Protonotaitée ne pouvait faire autre chose que que ies juges lui avaient ordonné dà faire, eussent-ils tort dans leur inte prétation de la loi. Mais personne n%8 encore montré qu'ils se soient trompé et persoune ne le montrera. Mais qui la loi fû! contre elle on non; que 14 Juges eussent défiui la loi comme i devaient le faire où non, V. G. voula et son régître, et la reconnaissance of cielle de la subdivision paroissiale e 28 du titre de curé en faveur de son pré tre de:servant. Qu'est-ce que la 1 d'un pays pour un ultramontain Moins que rien si elle repousse l'éte nel empiètement ecclésiastique.
Mais comment tourner la grave dif ficulté que l’ordre des juges faisaill surgir sur son chemin? [Il fallai# ruser, et V. G. s'est dit: rusons don uisqu'o, laissé que cette ressource à l'Eglise. Malheureusement l& rus:
prit un tel air de maladresse ; ell étalait si naivement les lougs points blancs dont elle était cousue, que Por né pouvait s'étonner que d'une chose, savoir: qu'un homme Etre ruse depuis viugt ans pour amener le pouvoir Civin à s'effacer devant l'Eglise, n’eût pa trouvé mieux que cela. V. G. crut donc:
embarrasser le Protonotaire en faisant” imprimer sur la premièie page du ré!
de en blanc dont elle allait deman er l'authentication, la forme Y'Entête.
qu'elle désirait faire a par les!
Ceux-ci l'avaient déclärée de:
ON pie
illégale er ordonnant au Proto- | No. 2, (le premier ayant été gâté par ire de passer outre à la requête | un imprimé) et se terminant au feuil- V. G. mais l'Eglise ne se tient pas | let 35, nous a été présenté par M X.... lemeut pour batiue. Cette persis | prère autorisé par S. G. Mgr. l'Evèqu: #e acharnée à ne tenir aucun |de Montréal à faire les baptèmes, m:1ïpte de la loi et des tribunaux mon | riages et obsèques pour l'Eglise de St. quel danger permanent constitne | Henri des Tanneries dans la paroisse r les institutions d’un pays les pré | de Montréal, a êt$ authentiqué..……. ions d'un corps qui affirme que lui! Voilà tout le résultat qu'obtint la ne se trompe pas et doit imposer | petite ruse de V. G. qui faisait ainsi oi aux gouvernements comme aux | imprimer à l’avance un ‘Entéte pour ividus. guider, ou au moins gèner un peu le MPentête imprimé sur le premier | Protonotaire dans l'exécution de son binm>: curés [éMilet du régiître constatait donc devoir. Je ne sais pas exactement Le paroiss: Mal était présenté par M. X .…. curé | combien de semaines on a mis à coin- > d'une aurtl@ paroisse de Si Henri des Tanne- | biner ce terrible moyen d’embarrasser nais non enco4ié8, dûment autorisé par l'Evèque, ete. | le pouvoir civil, mais 11 n'avait, comme êms. V. G. JM eut une petite tentative. en dépo- | ou le voit, rien de bien embarrassant. e Protonotaisiit le régiire pour authenticatiou, | Le Protonotaire déclara tout simpiechose que liimontrer au Protonotaire ce qu'il | ment que le premier feuillet était güté ut ordonné dit à faire, mais celui-ci pria tout | par un imprimé, et que le régître comans leur int-SllBplement ie porteur du régitre, le | mençait au 2ème feuillet seulement ; is personne tré et sor avocat, de laisser leur livre el il dut naturellement parler dans soient trompé SMS plus de discussion ou de le rem- | l’'Euiète qu’il rédig-a lui même en harrera. Mais qufirter On le laissa donc. |monie avec la loi, de l'Eglise de St. 1 non; que LL MOT Mgr, il fallait être bien osé pour Henri des Tanneriés comme renfermée loi comme ;) Méhir, en face C’une décision des juges, | dans la paroisse de Fontréal, seule civi- » V. G. voulx@8ayer de compromettre l'officier de | lement érigée, et du curé canonique Nnaissarce vf A1ci par une formule toute préparée, | comme du prétre autorisé par Mgr. de 1 paroissiale ABprimée sur la première page d’ur | Montréal à faire les baptêmes, etc., etc. ur Je son preféfcument public dont chaque page doit | La chose n’élait pas absolument imce que la jute paraphée; et cela dans l'espoir | possible à trouver, et l'avocat consulltratnontain ‘48e le Protonotaire n’oserait pas lais- | taut aurait du la voir. La petite ruse épousse l'étert88t de côté la page couverte d'une for-!| épiscopale n'a donc pu mûrir au soleil astique. Le irréguliere. Heureusement on de la suprématie ecclésiastique. Le "la grave qif ait uffure à un officier public assez | public attend maintenant avec impajuges faisaiidépendant d'esprit pour faire son | tience quel nouvear: moyen V. G. va 1? [1 falia @@voir même en déplaisant à un Evé- | adopter pour contrevarrer la loi et le : rusons do e. Jamais laïc ne se permettrait de! patron civil; mais tout cela montre ette ressource. PiBnifier ainsi de fait au banc judi-| à ce même public que V. G. frappant ment l4 rus ire qu'il se moque d’une décision | toujours à faux, elle a pu en faive auadresse : elle mandée par lui-même, la regarde | tant en mettant en bloc dans les cas rélongs pointifmme non avenue, el entend agir | serves Lous ceux qui auront dans leurs sue, que Ponmpactement comme si elle n'eul pas|maisons un livre où l’on ne montrera d'une chose é rendue. li n’y a que des Evéques pas autre chose que la VÉRIVÉ ET LE | rase depuis les par le pouvoir qui à besoin} DÉSIR DE MAINTENIR LE VRAL Que V.
fà a Pouvoir Civii!
ri des Tan1ertl L pas civilems tachés pour | ss de là paroid érection civi été demain] 1 de ces cas M ile avec ls ph LUTTUAL pas, faitement la ( propre requ:
nier. Catte
eux qui puissent se permettre pa-|G. veuille bien accepter mes proposille outrecuidance. Mais le Protono-| tions, et le public verra de quel côté ire n'ayant pas, comme certains l'embarras sera le plus grand.
re en faisant Autres 0 iciers, eu peur de l'influence! Enfin, Mgr, je vais poser une que:pres du ré. "@piscopale, la loi et la décision des |tion sous forme pratique à V.G. S*
ait deman. ges furent respectées. Il mit donc | elle n’y répond pas le public sera juge me PEntôte la seconde page du régître l'Entête | de ses motifs. 11 s’agit d'une choe dtér par Les e voici: d’une immense importance théorique
ze régître, commençant au feuillet let pratique.
léclätée de
a EE ue
J'ai pris connaissance, depuis la pu:
blication de mon dernier pamphlet, d’une partie des prodigieux détails d'une importante enquête qui s'est tenue à Rome en 1866 contre divers fonctionnaires de la curie romaine, et je veux poser à V. G. la simple question que voici :
Ces détails étant vrais, les catholi-
Je vois donc, Mgr, dans un li:
très savant que j'air qu ces jours dé
niers, que plusieurs des membres
la sainte curie romaine employés dal
le département des reliques, ont été
en 1866, accnsés de faire en grand 0m
commerce des fausses reliques. Les agirait £
cusés étaient : le très Rév. Dr. Almdérive,
changelo Scognamiglio, le gardien dl rs " MN oili
ques du Canada peuvent-ils être mis en cas réservés pour les lire, ou garder ci ez eux le livre où ils sont exposés? Comme V. G. les a mis en cas ré. servés pour garder un livre qu'elle prétend à tort insulter le Pape et les Cardinaux, j'aimerais savoir si la lecture d'une relation de faits vrais les exposerait aux mêmes conséquences, Car enfin, Mgr, les catholiques ne sa vent réellement plus où ilsen sont avec tout ce qu'ils s'entendent dire.
V. G. sait qu'il existe au Vatican un département appelé la Lipsanotica.
C'est dans ce bureau que l'on porte tout ce qui a le caractère de sainte re lique pour faire décider de leur authenticité. Ainsi quand on trouve des ossements dans les catacombes, sous certaines conditions, ces ossements sont portés à la Lipsanotica et le gardien décide souverainement, d’après les circonstances et les accessoires, si ce sont les os d'un martyr ou d’un saint, Une fois l'authenticité des reliques ainsi établie par le gardien du bureau, on les distribue dans la catho.
licité en ayant soin d'en obtenir le meilleur prix possible. Il est bien entendu que ce n’est pas la relique ellemème que l'on vend, mäis cette relique est mise dans une statue de cire ou dans une niche resplendissante, ou “elle est montée en or comme un bijou, et on fait un très beau profit sur le contenant seul, pas le moins du monde sur le contenu. Je ne dirai rien ici des plaintes de quelques prêtres, dans des livres puissamment écrits, sur la faiblesse des données sür lesquelles beaucoup de reliques ont été déclarés authéntiques, ni sur les graves méprises que V. G. n’ignore pas avoir eu lieu quelquefois, car cela m'entrainerait trop loin. Je ne le ferai que si j'obtiens la rencontre parlée ou écrite que je demande.
la Lipsanotica ; le père Gaggi, jésuil
et official du département; le frèr@e
Benoi!, aussi de la société de Jésus l'abbé Rembert, prêtre. minorite ; le@
Rev. Bembo Nare, Don Antonio An dé
selmi et Don Guiseppe Milani, prêtre attachés à la Lipsanotica ; un uommié Norberto Constantine, que rien n m'indique avoir été pritre ; puis Gui seppe Colangeli, portier de la Lipsano!
tica, et deux frères du nom de Cam podonico, l’un fabricant de chapelet:
et l’autre de niches ou de petite boîtes pour enchasser les reliques.
L'enquête a montré que ce consciencieux commerce de fausses reliques remontait à 1828. Or comme on était en 1866, il y avait donc trente huit ans au moins qu'il durait. C’est un âge respectable pour un abus. Mais à Rome, il est rare qu'un abus soit jeune. On finit toujours par découvrir qu'il remonte à des années, où à un temps émmémorial. J'en montrerais remontant de génération en génération jusqu’à plusieurs siècles. Et ce ne sont pas les moindres! Et celui dont je parle ici en est peut-être ur !!
S'il y a beaucoup d'hommes de mérite dans la curie romaine, il y a donc aussi de faux pasteurs qui spéculent sur la crédulité publique. Enfin, l’envers de la nature humaine se voit là comme ailleurs. Mais tout n’y est donc pas souverainement auguste comme V.
G. aime à le dire, et il est clair que !
du Doyen des Cardinaux en descendant |
jusqu'aux sacristains de chapelle, il y a ça et là bien des caractères indignes.
Il peut être bon d'ajouter que le cardinal Patrizzi, l'Evêque en fonction de Rome puisqu'il est cardinal-vicaire, est à la tête du département des reliques. Il n’a été aurnement impliqué dans la spéculation des fausses reli
ues, mais il est évident par les seules
ates que sa surveillance sur ce dé-
iastiq de di\
ont
s a joué adroitement avec faits comme dans rleici. Ainsi per
damuné, mai la situation et les
>ment laissait un peu à désirer.
édécessenr avait fait
membres Ab reste son PF iployés dul@imme jui, et aussi Le prédécesseur de | L'affaire dont Je pa es, Ont , dE manière qu'en fin de|sonne ne fut puni dans une si grave en grand é@mpte le département des reliques affaire qui intéressait tout le monde drait s'en être allé tranquillement à | catholique, et celui-ci n'entendit pas souffler mot de ja malencon-
à | mème
ques. Les dt nombre d'années, :
sv, Dr. Al dérive, depuis gardien dégrâce de Dieu:
ggi, jésuitéVoilà un fait qui a bien sa gravité : nt; le frèr des membres de la curie qui s'entenr é de Jésus dgnt pour spéculer sur ja bonne foi inorite ; led que! Mais entrons
intonio An détails.
lani, prêtre. 44 js dire ici que plusieurs des un nommiAf déclarés innocents, SA 1e rien ne voir: le père Gaggi qui, d'après le de publicité n'en étaient pas ! + puis Gui pértier Colaugeli, appostil leg sceaux | l'essence de tout le système admiuis-
> la Lipsan! objets expédiés ; les deux prètres tratif. m de Cam Æhselmi et Milani, et les deux frères Comment donc l'affaire est-elle vele chapelets 1881 podonico. Le frère Benoit avait |nue à la connaissance du public? Car,
jeurs et u’a| par le fait même Gë a commode pro-
treuse dévouverle. Combien d’autes odieux de despotisiie; d'arbitraire, où té ainsi étouffes
Rome, au moyell de cette honnête pratique de tout soustraire à la publicitée. On ne detesle rien autant à Rome les autres, mais 1e
secret en tout el l'absence complète noins
de petite escamolé par SES supéri eliques. ais comparu, ayant été dirigé sur cédure secrète de la justice romallie, de en vertu la chose peui paraitre extraordinaire Voici donc
quatre Coins du mon es reliques @u vœu d’obéissanre. Mais malgré la | et demander explication. me on était ‘thipabilité évidente de tous les accu-| comment le tout s'explique: trente huit 868, on ne vot pas d'autre sentence Depuis que la liberte politique el L C'est un Æendue que celle portée contre le por- civile, et la liberté de la pressé, exisus. Mais à er Colangeli, dont on est tenté de tent à Rome, mille choses dont on abus soit M l'on a voulu le faire bouc n'osait souffler mot autrefois scnt par décou- la religieuse entreprise. devenues matière de discussion. Les nnées, Où à rne, il avait beaucoup anciennes victimes de la tyrannie en moutre- noins de chance que Les internesecclé- ombrageus® du gouvernement pontion en géné- qui pouvaient tous disposer fical ont enfin pu raconter les actes cles: Et ce te diverses influences. Colangeli fut incroyäbles d'arbpitraire commis ! Et celui #Ronc coudamné à 100 jou-s de prison ‘eur préjudice. Bien des récrimina at-être ur !! u Château St. Ange et à 45 jours dans tions se SOUL fait jour, bien des infa-
mes de mé- WA ne prison commune. n |mies, bien des disparitions subites de il ya donc dant cette sentence, s0n ont dévoilées et explii spéculent uga. donna une notice
ce conscien-
personnes Se 8
d , qui ne savaient Enfin, l’en- nridiction supérieure: Et comme il gi ils étaient en prison ont e se voit là était de la dernière importance s le jour de la prise n’y est donc er le bruit en pareille matière, et|de Rome. De grandes haînes, accud74été | lées quelquefois pendant des généraions roduire en
» comme V. qu'avec un deuxième procès il eût st clair que Là peu près impossible de soustraire | t10n8; ont pu enfin se P l'affaire à la connaissance du public, public. De jà l'exagération de certalblications qui dans queique Cas mais dans 1eS-
descendant rapelle, il y | es indignes. | ter que le en fon£tion inal-vicaire nt des relint impliqué fausses reli ar les seules sur Ce dé-
dès le lendemain de la sentence, Go- | nes pu langeli recut ur pardon en règle. Quant dépassent les hornes, : d'être faux. Des
furent pas déclarés in- | 'nocents, comme, CEUX que je viens de vérités indéniables ont été dites, et des contre la liberté indivi-
nommer, il parait qu'on ne les déclart abominations - pas coupable non plus, duelle ont été constatées pa
itre de portier, recevant toute ja | mème de toute explication dans les
À bordée. Voilà la justice romaine qui | écrous de: prisons, relative à l'emprijustement sonnemnnt de centaines d'accusés. Le
Ja pas pu condamner inj Vnstitut, et qui de fait ne l’a pas CON voleur savaittoujours pourquoi il était
Jienial-#s PO
en prison ; l'accusé, je dirais mieux le | l'imposture, à l’infamie, et affirmèrent ir do
soupçonné politique, jamais.
Nombre de personnes, à Rome, con naissaient bien le fait d'un commerce étendu de fansses reliques, mais comment en souffler mot quand la prison eût été le partage immédiat de l'indiscret ? D'ailleurs si les données paraissaient sûres, les preuves directes man quaient et surtout la possibilité de les obtenir. Quel employé eût osé dénoncer un ecclésiastique ? L'enquête de 1866 perça même un peu dans le public, mais on n’avait que des don nées vagues, et sous le système de gouvernement ecclésiastique, qui eût osé paraître seulement en chercher l'origine ? Sous ce système, celui qui n’était pas suffisamment discret dispasait tout-à-coup, était mis au secret, et malheur à celui qui cherchait à pénétrer le mystère. Presque toujours celui qui se hazardait à demander une ivformation à la police allait rejoin dre l’autre, car c'était une présomp.
tion de complicité, ou même de simple liaison d'amitié. Le mutisme absolu et perpétuel était donc la condition normale de tout le peuple de Rome.
Quand le gouvernement italien entra dans Rome, en violant un traité sans doute, mais un traité qu’il n'avait jamais librement consenti ; la liberté de ja presse, et surtout de la parole dans . la rue, devinrent de droit commun.
Les victimes de l’ancien système purent enfin se faire entendre. On put enfin oser parler des abus du régime tombé sans courir le risque d’être emmuré, où d'être éteint par la lame d’un spadassin. On se sentait justiciable non plus de tel ou tel ecclésiastique irresponsable, mais de tribunaux réguliers devant lesquels la défense n’était plus une moquerie puisque la procédure secrète était abolie.
Un des anciens maltraités du régime papal parla donc un jour d’un certain commerce de fausses reliques qui du rait depuis longtemps et qui avait été très profitable à divers individus. De suite les journaux absolutistes, qui savaient comment les murs des-anciennes cours romaines gardaient leurs secrets, crièrent à la calomnie, à
devant Dieu que jamais pareille hor.# reur n'avait eu lieu. Comment osait-\ on soupçonner les hommes éminenisË gui étaient à la tête de la Lipsanotica ?4 Néanmoins, sur le récit de certainsh détails, on finit par comprendre quek quelques personnes en savaient plus Mai long qu’on ne l'eût voulu, et on avoua 4 enfin qu'il y avait bien eu quelque chose, un rien, mais que le portier seul de la Lipsanotica avait été coupable.
Quant aux employés du bureau même ils étaient clairement au-dessus du “ soupçon. à
Or ceci ne faistit pas l'affaire du W pauvre portier qui eût bien été forcé de se taire sous le régime papal, mais !
ui, en 1871, avait le droit de se déendre même dans les journaux. Sous | l'ancien régime, pas un journal n’eùt | osé publié sa défense. D'abord la pré.
tention qu'il était le seul coupable n'avait pas le plus gros bon sens.
Comment aurait-il pu faire seul ce
ent ce
jen pe pur S&
commerce Iucratif et qui avait pris sonne des proportions considérables, pen- 1 dossie dant trente-huit ans, sans même ex- l# contet citer le soupçon des membres du dé- # démor partement? D'ailleurs on ne l'avait l'auth:
pas accusé « d’avoir contrefait les si- efforts gnatures ni les sceaux ;» donc ce n’était reprel
as lui qui les avuit mis. Voyant ainsi malh e fardeau rejeté sur lui seul, Colan- Æ arme: langeli publia une longue lettre dans Æ tres ! un journal libéral pour démontrer pouri qu'il n'avait pu être le seul coupable, Æ Vo et il donna des détails complètement cette inconnus jusqu'alors sur toute l'affaire. nom) Mais ce qui atterra complètement les essen vrais coupables, ceux qui avaient lar- sem gement profité de la spéculation, fut G:1 l'apparition simultanée dans la même blier feuille, de l'analyse complète du dos- then sier même de l’enquête de 1866. Com- torit men! se l'était-on procuré ? C'était un Ron mystère incompréhensible. Mais c'é. aur:
tait bien le vrai dossier, avec signatu- cas res et sceaux officiels. Ce dossier avait lat providentiellement trouvé le chemin trac de la maison de l’un des maltraités du aus régime papal, et celui-ci n'avait pas si C manqué de profiter de cette bonne et 1 fortune. Le fait est que tout semble dot démontrer qu’il avait d’abord parlé rig
affirmèrent!
pareille hor.
nment osait.!
es éminents!
ipsanotica 24 de certains M
ür données sûres, ayant probable-| toujours couverts ou exonérés pour la ent ce dossier en main quand il avait mue raison qu'il faut cacher Je précé l'affaire, pendant que les feuil- | tre? Celui-ci aurait-il donc 'e droit de
s religieuses avaient nié avec coitre | changer la vérité en mensonge ?
jen persuadées que l'on n'avait rien] Et quand l'abus dont je parle est
pur s'appuyer. En un mot elles fai-|cnnstaté, par une enquête faite sous
rendre que MBient à Rome ce que nous les voyons | l'autorité du Pape lui-méme.avoir duré valent plus ire chaque jour ici! nier audacieu- au moins trente-huit £ns ; et qu'il est ton avoua Mement mème ce * éio savent, quitte | constaté de plus que personne n’a été eu quelque se taire quand la preuve vient. Et il | puni pour une aussi grave supercheportier soul nest peut-être permis de dire que de rie; est-ce insulter l4 curie romaine
è coupable. M
reau même
pa
-dessus du M
l'affaire du À ) été forcé 4 I, mais É e se dé. !
lus grands personnages que les jour-|que dé prétendre que le secret dont aux en font autant. on s’entourait en toutes choses à » L'analyse du dossier fut de suite | Rome était déjà un grave abus; que “Bubiiée en pamphlet, traduite en plu-|la publicité et l'appel à l'opinion publi. ieurs langues et répandue en Italie, |que sont vraiment les seuls moyens bn France, en Angleterre et en Alle-|d’arriver à la correction des abus, et agne. Je n'ai pas encore ce pam-|que les membres de la dite curie pe bhlet entre les mains, mais le livre | valent pas du tout mieux, tout prêtres
aux. Sous que j'ai reçu, évidemment écrit par | qu’ils sont, que les employés des au-
rnal n’eùt Min homme de très grand savoir, en | tres gouvernements ?
ord la pré. fait de longs extraits. de puis ajouter| V. G. a-telle le droit d'exiger ici un Coupable qu’un de mes amis a vu le pamphlet | silence absolu sur ces choses? Voilà n sens. Mmème à Rome, où les hommes les|ce que je désire savoir. A-ftelle le
> seul ce mieux posés lui ont affirmé que per- | droit de défendre sous peine d’excom-
avait pris |
sonne ne doutait de l'authenticité du | munication la lecture des ouvrages où
bles, pen- M dossier ni de l'exactitude de l'analyse | elles sont exposées ? Et je ne perle pas même ex- M contenue dans le p mphlet. Et ce qui | de cette affaire, Mgr, par un sentiment es du dé. À démontre mieux que quoique ce soit | d’hostilité préconçue et aveugle, mais ne l'avait l'authenticité du dossier, ce sont les|je veux simplement rappeler à un
ait les si- > ce n’était
efforts prodigieux qui ont été faits pour | Clergé dominateur qui nous vil pende réprendre possession de ce dossier de | à tout instant dans presque toutes ses
Yant ainsi D malheur qui donnait de si terribles | chaires, qu'il est loin d’être sans reproul, Colan- D armes contre la sainte curie. 11 y a de|che et qu'il a autre chose que des ttre dans D très curieux détails là-dessus que je | pailles dans son œil. émontrer pourrai donner plus tard au besoin. Maintenant si V. G. osait dire que je Coupable, D Voilà, Mgr, les faits généraux de|n’ai pas catholiquement le droit de délètement cette grande affaire, dont j’élague les | voiler à ceux qui lignorent un aussi l'affaire. nombreux détails qui ne sont pes|grave abus—que je démontrerais faciment les essentiels à la connaissance de l'en | lement avoir existé à Rome depuis des ent lar- semble. Eh bien, je le demande à V.|siècles— je mettrais en regard de sa LION, fut G: Est:il ou n'est-il pas permis de pu-| prétention Pextrait suivant d’un histola même blier ici, à Montréal, la relation au-|rien ecclésiastique, prêtre profondédu dos- thentique de ce procès fait sous l’au-| ment convaincu et d'une droiture de 6. Com- torité au. Pape, et qui a été publiée 4| conscience et d’esprit à toute épreuve. était un Rome même il y a deux ans? V. G.| Il dit donc, après avoir parlé des nom. Mais c’é. aurait-elle le droit de mettre dans les| breux abus de la Cour de Rome : signalu- cas réservés ceux qui liraient cette re:| «Il est sans doute profordément er avait lation ? Celni qui en publierait une|« triste de dévoiler ces choses. Il est chemin traduction fidèle en Canada serait-il|« navrant de faire parvenir à la posaités du aussi dans les cas réservés ? Car enfin | « térité le récit de tant d’horribles ait pas si ces graves révélations sont vraies, — | « scandales. Mais l'historien a-til le bonne et il n’y a vraiment pas moyen d'en|« droit de les supprimer? Il aurait semble douter-—comment peut-on espérer cor-|« donc !e droit de tromper ! Pouvais- 1 parlé riger les -abus si leurs auteurs sont|«je mé donner une mission et ne pas
—— AÙ —
« la remplir honnêtement? Serait-ce | vic», camiment l'historien auraitil « parcequ'il s'agit des fautes de ceux | celui d’excuser le crime ? Si le confes- « qui doivent aux autres le bon exem: | seur n'a pas le droit de pardonher à « ple en tout qu'il faut déguiser la vé-| l'un ce qu'il condamne chez Pautre, «rité? Mais quel espoir restera-t:il de | comment l'historien aurait il celui de «faire refleurir la vertu et l'esprit |justifier chez l’ecclésiastique ce qu'il « apostolique au sein du sacerdoce, si | flétrit chez le laïc ? Si la vérité n'est « ses fautes ou ses crimes doivent tou- | pas la règle inflexible de l'historien « jours rester secrets ou impunis ? Je | comme le devoir la règle indiscutable « n'ai donc pas cherché à déguiser la! du confesseur, l'histoire n'est plus « vérité, quelque pénible qu'elle fût, | qu'une duperie et la confession un « parcequ'aucun homme n’a dans sa | mensonge à Dieu. « conscience le droit de le faire, et| L'histoire est la justice appliquée au «que ce serait nuire à la religion et | passé. Or la justice ue mérite ce nom « non pas la servir, que de la soutenir | que quand elle a un baudeau sur les « par Le déguisement et le mensonge. » | yeux et flétrit tout ce qui est mal sans Voilà un homme, Mgr, qui a dit des | acception de personnes ou de sys: papes de bien pires choses que tout ce | tèmes. qui est sorti de ma plume à leur sujet,| J'ai donc pleinement le droit, quand ei jamais on ne l’a mis dans les cas ré | V. G. vient prétendre que j'insulte le servés pour avoir dit la vérité, Il faut | Pape et la curie romaine en arguant venir en Canada pour voir ainsi com-|des abus du système ecclésiastique prendre et appliquer la religion. Et |pour combattre l'esprit de domination pourtant, Mgr, quel est vraiment le | du Clergé, de lui répondre que c’est prêtre siuvère et respectable ? Celui | elle-même qui blesse La conscience et qui ne veut fausser la vérité pour au- | le devoir en me défendant de dire des cune considération, ou celui qui n'en | choses vraies ou en excommuniant les tient nul compte parcequ’il lui faudrait | autres pour lire les vérités que j'ai constater les torts ou les fautes des | dites. Un Evêque n’a pas le droit de ecclésiastiques ? Est-ce que l'écrivain | prohiber le récit de la vérité. S'il le ut modifier à son caprice les faits | fait en connaissance de cause, il est e l'histoire pour plaire à telle ou | coupable de prévarication ; et s'il le telle susceptibilité ? L’historien doit-il | fait a manque d’étude et de avoir moins de couscience que le con- | lumières, il devrait céder sa place à fesseur ? Que dirait-on d’un confes- | un autre plus compétent.
seur, par exemple, qui excuserait chez | — Mais pourquoi dire ces choses là ses amis nolitiques la corruption et | où elles sont inconnues ? l'achat des consciences pour les punir | — D'abord parcequ'elles sont vraies,
du refus de l’absolntion chez ses adver-| et que la vérité finit toujours par se saires ? Ce serait tout simplement in- | faire sa place, que ce soit par moi ou fâme ! r un autre. En second lieu parceque
Eh bien, l’histoire est, à proprement | V. G. veut faire la nuit autour d’elle, parler, autant la confession des fautes | et que je juge de mon devoir de melnationales ou de celles des hommes |tre sur ses gardes une population cond’état que le récit des gloires publi- | fiante et sincère qui ne voit pas assez ques ou des mérites individuels. L’his- | où on la mèue ! En troisième lieu partorien est le confesseur de l'humanité | ceque le Clergé ne veut pas admettre comme le prêtre celui de l'individu. |qu'il fasse des fautes, et s’attribue le Il a donc une mission de justice et de droit de défendre la lecture des livres moralité à remplir. Fausser l’histoire |où elles sont dévoilées. Vous traitez est un aussi grand crime que fausser|toujours les autres comme si vous la confession. L’historien peut-il rem- | étiez impeccables ! Il faut donc monlir sa mission en faussant la vérité ? | trer que vous ne l'êtes pas Ce sont
se déshonore, voilà ‘out! Si le con-| vos seules arrogances qui nous forfesseur n’a pas le droit d’excuser le|cent de vous rappeler ce que vous
dtes!
che :
les a rer « mod Cour dit le par d
l'idée Roma cevoi cette gers
pays acuep dre € table tout
remei marc} horbi
instal duire uous.
lonugt lui d de co ses ch com ne ja avoir nous der d les. d ner mille poste la Cu bien thèn à du nonètre la d jour voY:
der et € pro sinc a d uro est
n auraitil si le confes.
ardonñer à 1ez l’autre, | il celui de ue ce qu'il rérité n'est l'historien ndiscutable n'est plus fession un
pliquée au lie Ce nom au sur les t mal sans u de sys.
‘oit, quand ‘insulte le D arguant lésiastique omination que c’est is ience et e dire des uniant les que j'ai > droit de 8. S'il le ise, il est et s'il le de et de
place à
choses là
t vraies, 's par se * moi ou
arceque
r d’elle, de met-
ion conbas assez ieu par-
dmettre ibue le es livres S traitez Si vous C mone sont s fore vous
nage: ae
êtes! Enfin parceque V, G. me repro che avec aigreur et passion de tromper les autres quand elle ne peut pas igno:
rer que j'avais été particulièrement modéré dans mon récit des abus de la Cour de Rome, et que je n'avais pas dit le quart de ce que je puis prouver par des auteurs ecclésiastiques.
V. G. veut inculquer parmi nous l'idée de l’impeccabilité du Clergé de Rome surtout, duquel nous devons recevoir toute vérité même temporelle ; et cette prélention comporte trop de dangers pour lavenir et les libertés du pays pour qu’elle soit tranquillement acceptée par ceux qui peuvent se rendre compte de ses cons'ynences inévi tables. Vous voulez uon senlement tout envahir, mais que nous vous en remercions à genoux par dessus le marché! La prétention est par trop ex horbitaute !
V. G.a commencé, saus songer un instant jusqu'où elle pourrait la couduire, une guerre acharnée contre uous. Elle à eu le beau rôle pendant longtemps, c’est à-dire que le public lui donnait raison par pure habitude de confiance ; mais voilà que les cho:
ses changent de face et que le public commence à comprendre le danger de ne jamais rien examiner. Elle parait avoir eu la bonhomie de croire que uous nous laisserions toujours vilipender devant le public, traiter de rebelles. d’impies, de blasphémateurs, d’ennermis de la religion et de la vérité, et mille autres insulles, sans jamais riposter et montrer un peu le défaut de la cuirasse chez ceux qui parlent si bien charité pour ne lancer qu'anithèmes. Quand on veut sabrer ainsi à droite et à gauche, Mgr, il faut être non-seulement irréprochable, mais ôtre sûr aussi d'avoir le dessus dans la discussion. Or V.G. peut voir au jouré’hui où l’a conduite son impré- “voyatit tactique. Elle est incapable de montrer mes prétendues faussetés, et c’est moi au contraire qui puis prouver sans réplique possible que la sincérité n’est pas chez elle, et qu’elle a dit des choses qu'elle ne pouvait croire vraies. Et maintenant qu’elle est sortie du domaine des lettres pas-
torales pour entrer dans celui du jourualisme, elle doit comprendre qu'elle s'est par là même souinise aux mêmes responsabilités que nous. Elle n'a pas, comme Evèque, le droit de dire dans un journal que je trompe les autres, sans montrer de quelle manière je lex trompe. Et si elle refuse directement ou tacitement, de montrer comment et en quoi je trompe, elle me donne le droit de [ui dire que ce n'est pas moi mais elle-m,me qui trompe ceux auxquels elle s'adresse, Si elle ne me réfute pas, c'est à moi qu'elle doune le bean rôle devant le public.
Non! Mgr, on ne commet jamais impunément certaines erreurs. Fôt ou tard on est fatalement dominé par elles, Celui qui n’a jamais voulu écouter personne, ni accepter nn conseil, produit à la longue l'isolement moral aulour de lui. Plus on s’imagine do.
mauer et régir l'opinion, plus on se répare un verdict hostile de sa part. L y a quelqu'un qui possède et possèdera toujours plus d'intelligence, de lumières et de bon sens pratique, qué tous les rois, ministres, Evêques où Papes ; et ce quelqu'un C’EST TOUT LE MONDE !
C’est là qu'est la vraie souveraineté morale et elle ne saurait ètre que là puisque Dieu est necessairement présent dans l'humanité qu'il a créée per.
fectible en lilluminant d’une parcelle de sa propre raison, et à laquelle il se révèle constamment dans la suite des âges par les génies supérieurs qu'il fait de temps à autre surgir dans son sein. Ge sont les grands esprits de tous les temps et de tous les pays qui ont peu à pen défini les vérités qui éclairent aujourd’hui la conscience de lhumanité, qui les ont dégagées de la somme d'erreurs qui les empêchait ici ou là de resplendir comme l'inspiration de Dieu. Et ce qui prouve que c'est bien la conscience de i'humanité qui est la vraie souveraine du monde, c'est que le Pape lui-même lui fait appel à chaque instant. A qui s'adressent toutes ses protestations sinon à lopinion publique, la vraie reine du monde?
Je crois en avoir dit assez, Mgr, pour faire voir à ceux qui jugent les
Ce”
questions sur leur Propre mérite, et religior, bien entendue, ni la justice,
non sur les accessoires au moyen des-| ni Ja vérité, ni la conscience,
quels les dominateurs de la pensée] Que V. G. veuille bien accepter mon ns.
v'entre V, G. et moi, les faits sont J'ai l'honneur d'être contre Elle ainsi que toutes les déduc Monseigneur, tions logiques que l'on en peut tirer.
Donc le droit A peut être Le elle, Votre bien dévoué serviteur ’ ni le devoir, ni la saine raison, ni la L. À. Dessaucues.
i la justice, ce, cCepter mon
rviteur, SSAULLES,