‹ Réponse (no 39) à une adresse de l'Assemblée Législative en date du 21 mars 1882, priant Son Honneur le Lieut.-Gouverneur de vouloir bien faire mettre devant cette Chambre copie des relations des faits recueillisChapitre 2 sur 16 · MONSIEUR LE COMMISSAIRE · texte numérisé non relu

MONSIEUR LE COMMISSAIRE

J'ai l'honneur de vous exposer que l'été dernier j'ai fait, à vos frais, au point de vue minéralogique, une exploration de la côte nord, exploration qui s’est étendue du Saguenay à Watheeshoo.

Les faits que jai pu recueillir m'ont paru digne de toute attention, et j'ai conçu le projet de compléter mes études inachevées, en les poursuivant jusqu'aux limites extrêmes de la province.

Me serait-il possible d'obtenir pour la continuation de mes travaux l’aide du Ministère des Terres de la Couronne? Les frais à faire seraient peu considérables et une somme de $500, équivalente à celle qui m'a été nécessaire pour ma précédente exploration, serait suffisante, et me permettrait d'atteindre mon but.

Si je puis obtenir de votre bienveillance le concours que je sollicite, je soumettrai au département le rapport des faits intéressants recueillis.

L'époque du départ est presque arrivée, serait-ce trop exiger de votre courtoisie, que de demander une prompte réponse.

Veuillez agréer, Monsieur le Commissaire, l'assurance de la haute considération avec laquelle je suis

Votre très-humble serviteur,

(Signé) H. DEPUYJALON.

BIBLIOTHÈQUE FAUTEUX 87593

A l'Honorable Monsieur FLYNN,

Commissaire des Terres de la Couronne, Québec. MONSIEUR LE MINISTRE,

J’ai l'honneur de vous soumettre le rapport des faits recueillis pendant le cours de l'exploration, entreprise sur votre ordre, que je viens de faire le long de la côte du golfe St-Laurent.

Il est vraisemblable que les faits intéressants qui concernent la technologie minérale de la côte, auraient été plus nombreux, si mon voyage s'était accompli dans des conditions normales. Le temps a été si mauvais, qu’à différentes reprises, j'ai perdu des spécimens minéraux auxquels je tenais, et que ça n’est pas sans avoir couru le danger de sombrer dans lee plus périlleuses conditions que j'ai pu atteindre la limite assignée à mon-exploration, mais c’est là le modus vivend obligé de ce genre de voyage, et j'en eusse fait, Monsieur le Commissaire des Terres de la Couronne, bon marché si les fonds mis à ma disposition n'avaient été aussi minces.

Malgré l'économie la plus scrupuleuse, ces derniers ne suffirent pas à défrayer mon voyage et j'ai dû, pour gagner Paspébiac, vendre à vil prix mes armes et une partie de mon matériel de route.

La somme de cinq cents piastres, à laquelle j'avais évalué le coût de mon expédition est bien la somme réelle qu’il m'était nécessaire d'obtenir pour couvrir tous mes frais.

Je compte, Monsieur le Ministre, sur votre équité, et j'espère que vous voudrez bien me faire remettre le complément de cette somme qui, sans me laisser aucun émolument, suffira très-juste à solder mes dépenses.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'assurance de la haute considération avec laquelle je suis

Votre serviteur,

(Signé,) H. DEPUYJALON.

Château-Richer, 31 octobre 1881.

À l'Honorable Commissaire des Terres de la Couronne,

Québec.

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