INTRODUCTION. CCXXXVII
maux , spécialement chez le Polype d'eau douce , les segments réagissent en se complétant , et en devenant autant d'entiers nouveaux qu'il y a eu de tronçons.
Quelle est la Conclusion la plus naturelle de ces faits? Il me semble que c'est la suivante : il y a , chez tous les Êtres Vivants, une Cause Vivifiante qui est le Principe commun de leur Unité ; Cause unitaire qui , quoique primitivement indivise , est néanmoins divisible; mais, chez l'Homme, il existe un autre Principe d'Unité, naturellement et absolument indivisible, qui est l'Ame Pensante, -r? Cette Conclusion, qui est antérieure à Hippocrate , et qui est si claire dans V Ancien Testament, paraît au P. Ventura une supposition contraire au bon sens; car, pour nous amener à son Monothélisme, il taxe ainsi d'avance la proposition implicitement renfermée dans la Définition Bonaldienne : « Mais » la Raison Philosophique , qui a voulu marcher seule , ne te-t » nant aucun compte du langage de l'Humanité , du sens corn- » mun , qui est le langage de la Nature et de la Vérité , a «répondu d'une autre manière à cette grande question : Qu'est- -ce que l'Homme? »
Je n'entends rien à ce langage : Est-ce que la Raison Philosophique a pris à tâche de ne tenir aucun compte du langage de l'Humanité et du sens commun? Est-ce que distinguer une Ame Pensante d'avec une Force Vitale Naturelle et Instinctive , est marcher contre le sens commun? Est-ce que confondre les Dynamismes des Plantes, des Bêtes et de l'Homme en une seule Cause Animatrice , et appeler cet amalgame Esprit , sont les caractères de la Nature et de la Vérité? Encore une fois, je ne comprends rien à cette manière de raisonner.