IV. Varaniens
Deux espèces de ce groupe vivent sur les bords ou dans les eaux du Nil ; elles ont été nommées l'une, par Hasselquist, Lacerta nilotica ( V. Niloticus, Dum. Bib.); l'autre, par M. Rùppell, V. oeellatus. Elles ont, au reste, comme les Reptiles de ce fleuve déjà mentionnés : le Gymaopode d'Egypte et le Crocodile
1. Les preuves de cette identité se tirent d'abord du système de coloration, qui consiste en une large tache sur la nuque, ayant la forme d'un fer achevai, dont les pointes s'étendent, de chaque coté, jusqu'à l'œil; en 3 bandes dorsales et 6 ou 7 caudales. Les taches, il est vrai, sont noires, selon M. Gray, et M. Hallowell les dit brunes, bordées de blanc, comme cela se voit, en effet, sur notre exemplaire, mais c'est un détail secondaire. De plus, chez les deux espèces, le dos est semé de tubercules arrondis, qui manquent sur la queue, dont la surface est lisse. Enfin, deux caractères signalés par M. Gray, mais non par M. Hallowell, bien qu'ils se remarquent sur l'individu reçu de Philadelphie, confirment l'identité dont il s'agit. Je veux parler des palmures des pattes, fort peu considérables, au reste, et des poresqui, placés au devant du cloaque, prolongent jusque sur la ligne médiane chaque série de pores fémoraux.
2. Ce Sténodactyle est remarquable par des tubercules nombreux et ovalaires, semés sur ses téguments, avec régularité, au milieu de la granulation générale des parties supérieures. Sur les côtés du dos et du cou, ils sont réunis 3 à 3 : 1 gros et t plus petits; sur la ligne médiane, au contraire, ils sont isolés. La queue est robuste, entourée dans toute sa longueur, de larges anneaux très-réguliers, sur la face supérieure desquels les tubercules, augmentant de volume, prennent la forme de petits cônes obtus. Cette armature, qui rappelle un peu celle des Fouette-queues, est surtout apparente dans le tiers moyen de l'appendice caudal. Enfin, les parties supérieures du tronc, d'un brun grisâtre, portent trois bandes transversales foncées, dont la première est en fer à cheval.
A il C H I VES DU MUSÉUM.
vulgaire, une zone d'habitation très-étendue sur le contiuent africain. Nous avons reçu, en effet, ces Varans non-seulement des contrées que le Nil baigne de ses eaux, mais de différents autres points. C'est ainsi que le V. du Nil a été rapporté du cap de Bonne-Espérance et de la côte occidentale, soit de Sierra- Leone, ou de l'île du Prince, soit du Gabon, soit enfin du Sénégal, d'où le V. ocellé nous est également parvenu.