‹ Reptiles et poissons de l'Afrique occidentale. Étude précédée de considérations générales sur leur distribution géographiqueChapitre 42 sur 57 · XXIV. Tilapie a tache latérale, Tilapia lateralis, A. Dum · texte numérisé non relu

XXIV. Tilapie a tache latérale, Tilapia lateralis, A. Dum

Région dorsale très-fortement relevée au niveau, de l'origine de.l'épiptère, où se mesure la plus grande hauteur du tronc, et très-brusquement inclinée en bas au-devant de ce point ; la tête est donc plus déclive que chez les espèces précédentes, et le museau a un peu moins de hauteur; l'œil reste à une petite distance du plan supérieur de la tête; deux rangées d'écaillés seulement à la région sous-orbitaire ; teinte générale brune ; une grande tache noire sur chaque flanc.

La plus grande hauteur du tronc, 0'"068, n'est pas contenue tout à fait deux fois dans la longueur mesurée depuis le museau jusqu'à l'origine de l'uroptère, et qui est de 0"'128. En comparant ces chiffres à ceux qui sont indiqués pour les T. melanopleura et T. pleuromelas, on voit aussitôt une différence importante entre ces espèces, puisque la T. lateralis a le tronc proportionnellement plus haut.

La hauteur de la tête, au niveau de l'œil, est de 01" 036, et la plus grande hauteur du tronc, au niveau du premier rayon de l'épiptère, étant de 0m068, il y a une différence de 0'°032. Ce caractère éloigne encore cette espèce de la T. mélanopleure, mais la rapproche de la T. pleuromèle, qui, comme celle-ci, a deux rangées d'écaillés sous-orbitaires. 11 y a cependant des différences très-tranchées : 1° chez la T. éi taches latérales, la région antérieure descend plus brusquement en bas; il résulte de cette conformation la brièveté proportionnelle plus considérable du tronc que j'ai déjà signalée; 2° la tache noire latérale est beaucoup plus étendue : elle occupe presque les trois quarts de la longueur du corps; 3° enfin, la forme des écailles frontales médianes n'est pas tout à fait la même : elles ne portent pas, à leur bord supérieur, une petite échancrure comme chez la T. pleuromèle.

Un seul exemplaire du Sénégal reçu sous le nom de Wasse comme les précédents, et adressé par M. Jubelin.

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