‹ République démocratique et république soviétisteChapitre 3 sur 6 · ES · texte numérisé non relu

ES

sent—elles sous silence tout ce qui est désavame | tageux aux propriétaires et n’annoncent que ce qui est dans leur intérêt. Elles mentent sciem.

ment au profit de leurs patrons. Et les jour.

= UE ÿ UE Se DM BYE À

aux publiént ces mensonges, ils bourrent de

ces tromperies le crâne des ouvriers et des TC Ainsi donc bien que tout le monde ait le droit d’élire au Parlement, n’ÿ pénètrent guère que les employés du capital. En paroles, c'est le parlement qui dirige tout, et c’est le peuple entier—toujours en paroles--qui élit le Parlement. / En réalité, ce sont cinq ou dix.gros bonnets ‘qui commandent. Ils indiquent aux députés quel: les lois. doivent être promulguées, quels mi nistres doivent être nommés. En Amérique et en France, les trois quarts des députés au Parlement sont des employés des grandes banques, \. et ce sont les princes de la banque qui nom:

ment et destituent le Gouvernement, tout en dégustant une tasse.de café ou un verre de vin de

RE De

Le république démocratique facilite le règne rares at da bonrcepisies ni.

‘Un naïf pourrait me dire: ,Vous avez dit | vous-même qu'en France et en Amérique tout n’est pas encore arrangé comme. le demande

inc ré publique nd + Par éxemple: doi ï “monde Se éHt- pas les candidats au Parle.

ment. Les femmes n'ont pas le droit de ML y a d'autres défauts encore à Jeur constitue

tion. (organisation de FP£tat)}. Peut-être est-ce pour cela qu'il n'y existe pas encore de véri-. able république démocra tique? Or. dabs une.

dritañte et dé Rs A NE la bc 'Urgeo oise

é pet d'action*. ii

se voit, par ce qui a té dit, qu'il ne s'agit ici de défauts, mais de tout Je revers On.

Le. beau raceomoder les acerocs et coudes déé

ux à | la Aeublute déchirée, Phabit restera

ïs. hs ne. s'agit pas seulément du revers.

€ roit fui- mêine, lé bon côté de la républi- “4

que démocratique est tel qu'il donne à la bour ue nr . se de régner sur les re

de ieipé c duré ae une FOUR que er

: Fe ‘tte rèvle est. dé pouvoir “législatif doit être .

aré de l'exécutif. et du judiciaire. . Li ne Faut. pas que la promulgation des lois, leur exéeution

uvoir judiciaire suprême soient concen-

ns une seule main (par ex., dans celle ne ’arlemen it). Ce sont des institutions distin-

es indépendantes les unes des antres qui doiven nt. “ep His les lois, les exécuter # te LES Abements. Ne

ANR l'en faisait autrement, disent les défenseurs:

| de la république démocratique, on tomberait

| dans l'arbitraire. Si, par exemple, le même fon: __etionnaire est gouverneur et juge, il jugera mal __ Admottons que le gouverneur 4 donné l’ordre par exemble, à un paysan d'aller réparer. le . chemin. Celui qui a reçu, cet ordre ne veut pas obéir et dit que le gouverneur à donné cet \ ordre illégalement. Si le gouverneur et le juge ne sont pas une seule et même personne, le

gouverneur @t le paysan iront auprès du juge,

et le juge décidera qui d’entre eux avait raison. Mais si le gouverneur ordonne et juge en même temps, C'est lui qui jugera le paysan et, naturellement, sa sentarnice sera inquete.et arbi-

| \fraire, Q'est pourquoi on ne peut pas concilier Je pouvoir exécätit et le pouvoir judiciaire, |

De même, il ne faut pas ‘concilier le pot

voir législatif (droit de promulguer les lois) avec

> le pouvoir exécutif. Autrement, nous aurons de nouveau l'arbitraire. Si le gouverneur, écrivait

LA Ver

Jui-même les lois, il les changerait chaque jour selon son gré. Celui qui donne des ordres, veut

toujours qu'ils soient exécutés rapidement et. sans discussion, Et voilà notre gouverneur promulguant des loïs qui mei ront tout le monde sous son joug. Or, il faut que chacun äit ‘des : droits bien difinis pour que tous puissent s'appuyer sur la loi. Voilà pourquoi les pouvoirs législatif et exécutif ne peuvent être réunis. à Et c'est pour cela que, dans une république

eo dénocratique, on ne donne au Parlement que } le pouvoir.de promulguer. les lois (et, en me | os ae nommer les ministres et de. contrôler. leur

+ travail). Le G ouvernement. et.ses fonctionnaires A

. n'ont que le pouvoir de faire. appliquer les lois ?

. et donner des.ordres.. Les cours de e: justice sont |

| : chargées de juger et de décider. Aus a exécuté 2 4 la. Joi.et qi. l’a transgressée.. | ne

é Voilà. une règle d’or! Mais que dévietitelle 7” Lu tous les employés, les généraux et les.

| juges sont ua élément. à part, qui ne: dépend: presque.pas du. Parlement. Leur pouvoir est,

séparé" de celui. du Parlement. Une: dizaine ou deux de véritables députés des ouvriers et des. paysons pénètrent, tant bien que mal; au | Parlement. Mais ces députés, représentants ‘du

peuple, y sont comme enfermés dans une cage, :

Is. -n6. peuveut. pas indiquer aux fonctionnaires 1 | ce qu'ils doivent faire. Les foncti ionnaires “sont . indépendants. si Or, nous avons dit plus Le. que He à ces . fonctionnaires, généraux et juges sont, tous ap- | parentés aux riches et leurs satellites. : Grâce à. la Séparation des pouvoirs lé its ‘ahif et exécutif, le ki

peuple ne peut pas:donner lui-même des: opdres À dans l'Etat. Ce sont des. employés. indépendants: 2 qui. ordonnent, Or ces emplouts sont toui :ce qu ul: y 0e

a dé. plus dépendant de la Dertrgeoisie.

Me nt ieux que cela. Pour. que. les loncioueeet “à F soient absolument indépendlan anis | ‘et sans parti: - A

RUN is soRb namovibles dans une. ‘républ ue

es ou si + As ‘le destitue - pour se

ee, Voici pourquoi on agit ainsi: $

gouverneur, par ex., avait le droit de ren un de ses subordonnés à n'importe quel mor ment, il serait investi d’un trop grand pouvoi }i pourrait disposer de tout à son gré. Et ela

est impossible, il ne doit pas y avoir da bi

raire. SE Voilà encore une bonne règle. Mais résulte que le peuple ne peut plus du tout Î

cer l'employé à diriger les affaires comme le peuple le veut, Ici le peuple partcipe en

moins aux aftaires de l'Etat. #

: Mais, si les fonctionnaires ne dépendent pas du peuple, peut-être le Parlement le sert-il du Ce moins tidèlement? Mas ici encore il n ‘en. est

he par an ou bien une fois tous les Fr ans.

On ne peut pas les fare plus souvent, Il faut

5 . qu'avant les élections, les électeurs réfléchissen bien avant de faire leur choix. Il faut. P:

tous les électeurs sur des: listes. Il faut que chacun donne son bulletin à part. C'est une longue histoire. Cela coûte cher. On eu le faire qu'une fois ee année OÙ. tous: Je:

-__ deux ans.

Or, durant cette année, les députés sont . “amovibles. | ls sont indépendants du pee

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ie. agissent à leur gré. Il est évident que 6e députés inamovibles peuvent facilement tromper les électeurs. Et ils le font partout se vergogne. :

Mais le vote universel, direct et sééree este = 2 bloment la meilleure des choses“, nous dira quelque naïf. Il se trompe encore!

k 1 résulte de ce vote universel et direct de je peuple ne peut parvenir à ce qu il iui faut,

Vote universel: cela signifie qu'ouvriers et bourgeois, paysans et koulaks se mêlent dans les réunions qui précèdent les élections. Les élections n'unissent pas les ouvriers et les paysans contre leurs ennemis, mais les dispersent parmi les bourgeois. Les riches et les koulaks peuvent ainsi plus facilement travailler et trom

per les ouvriers et les paysans. |

= Vote secret: cela signifie que chaque ouy er vote. séparément. Il est vrai qu il nést urveillé par le riche, Mais il n’est pas n | surveillé par ses camarades. Grâce. à son nconscience, 1} peut voter pour RHApOEE 4 1e ennemi de. la ouvrière, Le

+ “Guvriers. encore dans un autre sens. te es habituent à parler et à ne pas agir.

* Lors des élections se décide le sort de tou l'Etat et du peuple travailleur. Mais toute vic he toute , pression“ est interdite pos nt L

élections. Il n'est permis que de parler, de persuader ceux qui vont voter, et puis de remettre son bulletin, Or, toute parole n'a de : orce que si elle est suivie de l’action. C’est alors seulement que les couches ignorantes de la s0ciété s’ébranlent, et engagent la lutte pour la cause commune.

Mais cela est défendu: on ne peut que parler, ,persuader“, lutter avec la langue. Et les élections habituent le peuple à discourir sans in sur son sort, au lieu de le forger de ses propres mains.

Et une fois que le Parlement est élu, tout.

est fini. Tout le pouvoir dans l'Etat passe au Parlement. ,On ne doit pas le gêner dans son iravail. De même, on ne peut pas lutter contre ses ennemis par l'action. On ne peut pas lever contre eux le poing des ouvriers et des paysans: dans une république démocratique, tous sont égaux et libres. On ne peut que chercher à persuader les employés et les pa-. rons à ne pas opprimer le peuple, à persuader 8 loups de se faire brebis. Tout le ,parlemenarisme“ ne consiste qu’en cela: le peuple ne ut qu'exprimer son opinion et n’agit pas. Ce

le a ont les députés et les fonctionnaires qui agisent pour lui. Ce sont encore les propriétaires et les bourgeois qui agissent sous le. couvert des députés et fonctionnaires, ils sucent légalement le sang des ouvriers et des paysans.

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ne.

{1 faut briser les forces de la bourgeoisie.

Comment donc faire, pour que ce soit le peuple des travailleurs lui-même qui gouverne, qui soit le maître dans l'Etat? Pour cela, il ne faut pas seulement rapiècer le vêtement, il faut, changer toute la doublure. Tant que les riches tiendront dans leurs mains la terre, les fabriques, les usines et surtout les banques, ils régneront toujours sur les ouvriers et les paysans. Et quelques élections que l’on fasse, quelque parlements que l’on reunisse, quelques libertés que l’on proclame, les riches tourneront tout à leur avantage: élections, parlement et libertés. . Il faut briser les forces de la bourgeoisie. Et sa force, elle est dans la richesse, dans le pital. Il faut lui prendre les banques, les ines et mettre cela entre les mains du peule travailleur, ee .

Naturellement, on n’y parviendra pas avec des paroles, par la ,persuasion“. On ne peut s persuader le loup de ne pas se nourrir de hair des brebis. Il faut renverser le poude la bourgeoisie par la violence, il faut prendre tout ce qui fait sa force. Et, pour a, il faut se battre les armes à la main, à aut faire une révolution socialiste.

On appelle socialisme un ordre social dans quel la terre, les fabriques, les usines, les banques appartiennent à tout le peuple ouvrier

et non à quelques ‘patrons. Et au peupie tout - entier, sans restrictions: on ne peut pas prendre les banques, les usines et les fabriques aux riches pour les partager entre les riches. On ne peut pas partager les usines. Et même si cela était possible, par ex., si l’onse groupait en corporations d'artisans et si l'on distribuait les fabriques et les usines à ces communautés, bientôt un artisan plus malin deviendrait de nouveau patron, Et de nouveau la majorité du peuple souffrirait de la faim. à On appelle révolution sociatiste un soulèvment du peuple des travailleurs par lequel le peuple arrache à la bourgeoisie, par la violence, toutes ses richesses pour les gérer en commun.

C’est la révolution qui s’est faite en Russie en Octobre 1917

Dictature du prolétariat et des paysans pauvres.

On ne peut pas vaincre la bourgeoisie par des paroles, Mais on ne peut pas non pius la renverser simplement et puis donner pleine liberté à tous—fais tout ce qu'il te plaira.

Ï1 faut lutter contre la bourgeoisie. Elle ne renoncera pas à ses privilèges. Elle engagera une bataille à la vie à la mort. Fous ses paz rents et alliés, tous ses satellites —les employés, les officiers, les intellectuels—lutteront pour elle, feront des complots et des soulèvments Contre le nouveau régime. Ü'est toute une

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. guerre à soutenir contre eux; la ‘guerre civile, Or pour mener une guerre, il faut un Gouver- . nement, un pouvoir. La bourgeoisie avait son. pouvoir, l’ancien. L'ancien régime, celui de la . bourgeoisie, il la défendait l’aidait à exploiter les ouvriers et les paysans. Quand les ouvriers. et les paysans font une révolution socialiste, non seulement ils prennent à la bourgeoisie sa richesse—source de sa puisasnce--mais ils ren-

). En troiafin d’éta-

Dur un nouveau régime.

… S'il faut posséder en commun toutes les ri :hessés qui ont été enlevées à Ja bourgeois il faut pour cela établir de nouveaux pouvoirs élus par le peuple. S'il ne doit plus y avoir de opriétaires privés, si, au contraire, toutes les briques,’ les usines, les banques doivent êtr une propriété commune, il faut qu’elle soit admi. nistrée, et pour cela il faut un pouvoir d ouvriers et des paysans, un Gouverneme:

> Ouvriers-paysans. Il ne faut pas seuleme:

que Le nouveau Gouvernement sièse à

Pétersbourg ou à Paris, tandis que das - les districts et les cantons les gens vivent cor me bon leur semble. Il faut que le pouvoir s’étende à tout le pays, pour que partout il ait des collaborateurs et des subordonnés. Il faut qu'un nouvel état soit créé à la place de l’an- Cien état bourgeois et fonctionnaire. :

Comment doit donc être le nouveau pouvoir?

H doit être fort, illimité et unique. À la guerre, les chefs commandent de telle sorte que chacun leur obéit sans disscusion aucune. L’autorité militsire n’est limitée, n’est contrecarrée par personne. Nous faisons la guerre à la bourgeoisie. Par conséquent, il nous faut un pouvoir fort, unique, un pouvoir de fer, autrement dit la dictature 1).

La bourgeoisie le comprend à merveille.

Dans toutes les contrées de la Russie où fa bourgeoisie subsiste encore (en Sibérie, au Caucase), elle aussi établit sa propre dictature bourgeoise, elle nomme les généraux avec pleim pouvoir illimité, a La différance entre le pouvoir des ouvriers et paysans (dictature) et la dictature bourgeoise | est que le premier est élu par les Soviets des

1; On appélie ,,dictateur‘‘ un homme investi d'un pouvoir tel qu’il peut commander à chacun ce qui lui plait sous peine de mort. On appelle ,dictature* le pouvoir donné au dictateur. |

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via et des Paysans. Ce pouvoir mène au ecmbat les anciens esclaves du capital, il étouife la bourgeoisie, il fonde le socialisme. Les géné. raux-dictateurs bourgeois, au contraire, sont nommés par une poignée de richards dans le.

but de reprendre aux ouvriers et au paysans les banques, les fabriques et la terre. En outre, __ sous la dictature des ouvriers et des paysans, | commande, non pas un seul homme, un dict teur autocrate. Les dictateurs des ouvriers des paysans, ce sont itous les Soviets électi __ et le Soviet des Commissaires du Peuple en. = tête. Chez la bourgeoisie commandent des dic-, , - tateurs—rois autocrates: Ludendorf, Foch, sur. le = Don. Krasnor, en Sibérie Kolichak.

. La révolution socialiste et la républigue “der “+ cratique.

re vaincre la bourgeoisie et foadeb 4 le s 2. . il faut le pouvoir des ouvriers et « paysans, il faut un état des ouvriers et des p sans. Comment donc les établir? De quelle étoile recouvrir la nouvelle doublure?

Peut-être que la République démocratique 2 conviendra? En effet, quoi de mieux? On a ch

ee où es dénsé maintenant iHstNTREs : is + Denon établir de vraies élections,

FRE SEAT Fe #

tous les droits et les libertés, à fous vraiment, sans exception. C’est ce que conseillent de faire les coalitionnistes. Ils disent que le meilleur moyen de fonder le socialismne, c'est d'y mettre, par surcroît, la République démocratique.

Mais c'est que Si l'on donne des droits égaux et des) libértés égales à tous, y compris la bee is cela veut dire cesser de lutter contre la bourgeoisie et ses comimensaux. Sion autorise tout le monde à se réunir et à se grou- per en syndicats, cela veut dire qu'il faut per: } mettre aux ennérnis de la révolution d'organi-

ker librement des insurrections et de se grou-

per en falanges guerrières. Si l'on permet à tout le monde d'imprimer cé qui lui plait, cela veut dire qu'il faut permettre d'imprimer Hb+

PRE PA CEMNES

rement les proclamations bourgeoises. : ; Or, sans la liberté de la presse, de rétnions | -et de syndicats pour tous, on ne peut pas faire d'élections générales. HÉROS Par conséquent, \on ne peut pas faire d'élecs tions générales, quand on fait aux richards une guerre à la vie à la mort. En ce moment, les ouvriers et les paysans doivent élire, non pas - un Parlement, mais leurs organisations de com- : : bat. Cé n'est pas le moment pour le peuple de bavarder däns les élections. Il faut agir. Ce qu'il faut au peuple, ce n'est pas un Parlament . qui siège à Berlin et de là promulgus dés lois: sans prendre l'avis du peuplé; ce qu’ il lui faut, en ce sont des Soviets qui agisserit en accord'avec : ! , | Ce SRE >

LA

Han : CE, 3 Fe 0 26 ,—

ue peuple, qui le mênent au nie sie éditent des lois et qui.se sourettent eux-mêmes à ces, de lois immédiatement.

| Mais comment faire avec les for nctionnairg se à Est. ce qu'on peut leur permettre d'être indé dants et inamovibles? Mis alors ils trabiront les ouvriers et les paysans pour servir la cause de da. bourgeoisie, Il faut avoir l'oeil sur eux. Or, sans des pouvoirs exécutifs et judiciaires ; ‘indépendants et inamovibles, la République dé. È 7 ue ne peut exister. Re + Par conséquent, dans la période de | révolu- se tion socialiste, on ne peut pas parler de Ré publique. démocratique. La classe ouvrière a.

besoin de la dictature du prolétariat , et des paysans, et non pas d’une ,démocratie“ pagilique. Les travailleurs doivent battre la Re : geoisie et non. pas Jui donner les droits et ee .— Fr” | "

m4 * A alors, un on supprimer | tout-acfaits de élections, | est-ce qu'on. ne donnera à personne aucuns droits ct est-cé qu'on installera partout desichefs autocrates? Evidemment mon. Il faut donner les droits seulement aux ouvriers et aux’ paysans, à eux. seulerrent il faut confier l'élection e ides députés et partout donner plein pouvoir ro Soviets veut Pépatés: Ouvriers : et, ‘paysans.

n faut dabir la : Répubtique Soviétiste: et à EU Lt “parlémen- #.

» Bars la. “République Séviétishe:: tous. les pouvoirs sont électifs. Ils sont élas par la classé ouvrière toute entière. Par ses députés, 1! Ë euple dispose de tout sans aucunes restri 3. :% + ja! dictattre D an ‘le A: :

ers "3 de paysans. ;

# Dans la Fépublique Soniétiste, d n y a 1 pds ne

Parlement. il y a les Soutets de. Députés. Le droit

d’éléction appartient exclusivéent aux. Ouvriers do pet aux paysans. Tout député peut être destitué is

s'il ne plait pas auxgélecteurs. Cela est facile

| parce 1 chaque fabrique, chaque usine, che

que village élit ses députés. Si les élections étaient, comme pour lé Parlement, c'ést-h-dité

VU par gouvernements et par ville entières, on né

pourrait pas destituer le député. Pour. le. faire Kortir du Parlement, il faudrait que tout. le. Gouvernement ou toute la Ville fasse des réés. lections. Or, une fabrique et un villagé peu-/ ‘vent sans aucune peine destituer ‘le député et ver son mandat. En résultat, le Soviet ne perd : jamais contact avec ceux qu l'ont éln. Ilva tou re dé pair avec ses électeurs et remplit | volontés dé ses mandats. A Les Parlernents ne font qu écrire Les dois, les fonctionnaires les Sr Em Les au

AE Ka à aies 28 prie 26 4 nr 14 x ainsi in Le

éditent. eux-mémes les lois el eUX-MÈMES ils. ie A dy rxécutent; les fonctionnaires soviétistes sont sous

| é commandement du Soviet, ils agissent, non

a d'eux-mêmes mais après. les indica ations du

er M le Soviet est sous le commandement,

Fr à. -même de ce qu CL Tnt faire ét ci exé- SA cute lui-même ce qu'il a décidé. SE :

C'est de cette manière : seulement | qu’ on - poura rapidement briser, la puissance de la 0 * Pogoct sie «et instituer une vie nouvélle. : 2:11 n'est,pas à craindre que l’on tombe dans : l'arbitraire, Du moment :que les Soviets sont. ‘sous le commahdement des ouvriers et des paysans eux-mêmes, comment pourraient-ils se Lie vrer. Jarbitraire contre eux-mêmes. Sous le régi gime bourgeois, il fallait distinguer le pou voir législatif du: pouvoir exécutif, parce que "là les deux pouvoirs législatif et exécutif étaient entre les /mairs dés riches. Là le gouver- 2: neur ne devait pas écrire lui-même les lois À : . parce. que-son poste dépendait de la bourgeoi ‘ ” .sie; Si l'on lui avait permis dé faire les lois, il: < aurait pu:par ses insolences envers le peuple | soulever l'insurrection. Voilà pourquoi la bots * geoisie craignait l'arbitraire. ie . xexDans ‘la République bourgeoise. oué eu à 1 some appartiennent à à un -Parlement qui siège À L'écart du. peuple, € dans la. captiale: te sPANSe :

RS SON 4 CORRE : 29 LCI à

, Dans la République Soviétiste, chaque. ville,

‘chaque Gouvernement, chaque district, chaque | Chaque Soviet décide lui-même de ce qu'il faut.

faire et exécute lui-même ses décisions, \ Donc,

le pouyoir appartient réellement au peuple fout

entier dans tous les coins du pays, et non pas

aux députés dans un Parlement.

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