‹ Résection intra-fébrile du genouChapitre 4 sur 25 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Au moment où la chirurgie articulaire aseptique grâce à l’arthrotomie idéale de désinfection précoce, enregistre, au genou en particulier les beaux résultats que tout le monde connaît, il peul à première vue paraitre désuet et vieillot d'étudier la thérapeutique des arthrites suppurées du genou.

Il existe en effet un véritable abime entre une plaie du genou de 1914-1915 et la même plaie du genou de 1916-1917. Au début de la guerre, l'infection était la règle, les ampulations fréquentes, la mortalité élevée. Aujourd’hui, au contraire, mis à part les gros broiements du genou, qui nécessitent soit l’amputation primilive, s'il existe des lésions vasculo-nerveuses graves, soit la résection primitive dont les indicalions diminuent de jour en jour au profit des interventions conservatrices économiques, (esquillectomies limilées, évidements,

prothèse fragmentaire), la guérison per primam avec

En PE

conservation plus ou moins complète de la fonction est la règle.

Cependant les statistiques les plus brillantes consignent des échecs rares, il est vrai mais inévitables ; #/ y a et il y aura toujours des arthrites suppurées du genou. Les causes en sont trop évidentes pour que nous y insistions (insuffisance de l’opéralion primitive, blessé apporté tardivement au chirurgien ou trop schocké pour être opéré de suite, affluence subite et considérable de blessés).

Nous devons également signaler les ostéomyelites tardives du tissu spongieux des épiphyses, les fistules qui se développent au bout de 10, 15, 20 jours et plus au niveau de genoux suturés primitivement, atleints de lésions osseuses, el qui avaient évolué tout d'abord aseptiquement.

Les observations que nous avons recueillies dans le service du docteur Arquier fournissent la statistique

suivante :

En 1916 : 34 0/0 d'échecs, En 1917 : 16 o/o d'échecs, soil pour la période des 2 années 20 0/0 d'échecs. Souvent l’arthrotomie large de drainage avec loutes ses modalités complexes suffit à enrayer l'infection : après une suppuralion plus ou moins longue, le blessé

guérit avec un genou raide (1).

(1! Nous mentionnerons seulement le traitement de l'arthrite suppurée par la mobilisation active et quotidienne du genou infecté et ouvert par arthrotomie. Cette méthode, logique et séduisante, qui a donné entre les mains de son auteur, Wilhems, des résultats remarquables, est encore trop récente pour que nous y insistions.

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