TRAVAIL
moyen
conforme
L'auteur conclut de ces expériences :
P Que le travail consommé par le forage dans le sens de rétirage croît à mesure que Je trou s'approfondit» à partir de
0"*.05 environ;
2° Qu'au. contraire, la résistance au forage dans le sens transversal est sensiblement indépendante de la profondeur du trou ;
312 CINQUliUE PARTIE.
S*" Que le travail consommé par le forage dans le sens transversal esl plus grand, aux petites profondeurs» que celui qu'exige le forage longitudinal, mais que ce dernier, croissant avec la profondeur, devient d'abord égal, puis supérieur au premier;
4*» Qu'enfin, pour le forage du fer, l'emploi de l'huile exige un travail moteur moindre que celui de l'eau de savon.
Par des expériences analogues, faites sur des fers laminés très-mous, l'auteur a été conduit à des conclusions semblables.
Dans toutes les expériences, il a été constaté que le foret à langue d'aspic consommait beaucoup plus de travail moteur que le foret à teton ; et comme ce foret a, en outre, les inconvénients que nous avons signalés précédemment, il y a lieu d'en réduire l'usage aux trous du* plus petit diamètre»
586. Influence de la vitesse de l'outil. — Le travail moteur consommé dans le forage ne parait pas varier notablement avec la vitesse de rotation des forets, qui peut s'élever jusqu'à 0°'.22 en une seconde à la circonférence, mais qu'en général il convient de limiter à 0".18 ou 0".15, afin de ne pas s'exposer à détremper et à dégrader trop vite les outils.
Quant à la vitesse de descente, elle dépend de la nature et de la dureté du métal à percer, et, pour les métaux de dureté considérable ou inégale, il paraîtrait préférable de faire descendre l'outil à la main au lieu de le faire conduire par la machine. Cette vitesse varie de 15 à 16 millimètres en une seconde pour les petits forets, et s'abaisse à 7 ou 8 millimètres en une seconde pour les plus gros. Il est d'ailleurs évident que le travail moteur doit croître proportionnellement à la vitesse de descente de l'outil, ainsi que la quantité de métal enlevé.
C'est donc à la quantité dont l'outil avance dans un temps donné qu'il convient de rapporter le travail moteur; et à cet effet M. Clarinval, en résumant les résultats de ses expériences sur le percement, avec des forets de différents diamètres, dans du fer dur, à formé des tableaiïx analogues au suivant, .dans lequel il donne la quantité de travail nécessaire pour faire des trous de 1 millimètre de profondeur par minute.