RIVIÈRE DE FREDERICK-HOUSE
Du Grand-Détroit, je remontai vers le nord, traversai la hauteurc terres et descendis la rivière de Frederick House, branche de l'Abiti jusqu'au lac Paish-ko-tchagami. Toutes les roches observées sur route appartiennent aux terrains huronniens. En revenant, je descen la rivière Montréal jusqu'à sa rencontre avec la décharge du Témagami, et fis un relevé à la marche ainsi qu’un examen géd gique des lucs qu’elle traverse. Les roches observées ici sont pi cipalement des schistes argileux, des argilites et des quartzites.
ARPENTAGES ET EXPLORATIONS 57
VII, À. 1903 DOC. DE LA SESSION No 143
e but de moment où j'arrivai au lac Témiscamingue, M. Barlow était en male et la frais d'en faire un relevé au micromètre ; ayant commencé ce travail ennes qui le 23 juillet, il le termina vers la fin de septembre, après quoi il releva hemin de de la même manière la route qui va du lac Témagami au pied du our déter- lac Témiscamingue en passant par le lac des Sapins. Il constata se présen- que le lac Témagami mesure dans sa plus grande longueur nord et d'Ottawa, : sud environ trente milles, et presque autant de l'est à l'ouest ; mais ignements une bonne partie de sa surface est remplie par des iles et des ‘gion. É presqu'iles. Fait remarquable, il se décharge d'un côté dans le Saint-
Laurent et de l’autre dans l'Ottawa. La décharge sud est une branche de la rivière de l'Esturgeon qui tombe dans le lac Nipissingue et de là par la rivière des Français dans le lac Huron. Celle du nord, comme
tte année, : je l'ai dit, se jette dans la rivière Montréal puis dans l'Ottawa. Autour ésultat de du lac Témagami, les roches sont des felsites renfermant des galets , chapitres ë de svénite (ce sont les plus abondantes), des quartzites, des schistes des forma- à argileux, des diorites massives et des schistes cristallins.
lue. Dans à
ais à cette EXPLORATION DU LAC TÉMISCAMINGUE JUSQU'À LA SOURCE DE mations c1- L'OTTAW A.
La deuxième partie des opérations de la campagne comprend l'ex- Route. ploration de la région qui sépare le lac Temiscamingue et les sources ne : de l'Ottawa. Accompuyné de M. Cochrane, je quittai ce lac, parcourus RENE la ; successivement les lacs Kippewa, des Bouleaux, Sasiganaga, aux Loups, xploration aux Herbes, jusqu'au Grand lac du Moine, puis de là je me rendis au mpitai el de , Grand-Lac ou lac Victoria, bassin de l’Ottawa. Je n'ai trouvé sur t le releve cette route, à partir du pied du lac Témiscamingue, d'autres roches que
nd- ; $ ldu ra À des yneiss laurentiens.
au système
Bois-Blanc, F GRAND-LAC.
l'Elan (£/k
clair, c'est- Du Grand-Lac, j'envoyai M. Cochrane vers le nord, afin de m'assu- , où l'on a Ë rer si la zone huronnienne qui traverse la route canotière, allant de la
hauteur des terres au lac Abitibi, s'étend à l'est jusqu'à cette longitude. En même temps, M. Cochrane fit un levé à la marche du bras septentrional du Grand-Lac, dont la longueur es’ + «6,t milles environ, puis traversant la ligne de faite, il examina :usai Lx « haine de lacs Levés. et de cours d’eau qui descend, dans la même d@rectin::, jusqu'au lac
hauteurdes
le l'Abitibi, Shabomagog. Après avoir étudié sommairement les roches de ce lac, vées sur la dont la longueur est de plus de trente milles, M. Cochrane descendit la je descendis rivière qui en sort et se trouva arrêté, dix milles plus bas, par une sérge du lac rie de rapides. Ce cours d’eau est au moins aussi important que l'est amen géolo- l'Ottawa, immédiatement en aval du Grand-Lac, et doit être le haut i sont prin- cours d’une grande rivière inconnue qui se décharge dans la baie Han-
rtzites. Au Ê nah, à l'extrémité méridionale de la baie James. La hauteur des terres
Lac Ottawa
Cimeiss,
Faune,
passe tout auprès de l'extrémité septentrionale du Grand-Lae, et après l'avoir traversée, M. Cochrane rencontra les schistes cristal de la formation huronnienne : plus loin, il les trouva, de côté et d'au alternant avec les gneiss laurentiens jusqu'à la décharge du lac She magog : enfin il ne trouva que les schistes sur lu rivière jusqu'aux pides. Ces roches, il n'est guère possible d'en douter, font part ie «| zone huronnienne qui va du lac Abitibi vers l'est.