EDOUARD VII, A
Brochet et Cyclas, ou entre eux deux. Plus loin elle traverserait la Poshkokagan et la Kabitotiquia à peu de distance de la baie du Chef, à une élévation très modérée au-dessus du lac Nipigon. Ent.etce dernier cours d'eau et la valée de la rivière aux Goëlands (Gull) la contrée est plate. La rampe moyenne dans cette distance environ 100 milles-—est très légcre, le lac Nipigon, d'après les observations que
ü données dans une partie antérieure de ce rapport, n'etant que d'un peu plus de 300 pieds au-dessus du le Supérieur, tandis que sur le parcours de la route ei-dessus il ne parait pas avoir de rampes locales ditliciles à surmonter. A part les rivivres à traverser, le seul
obstacle que j'aie observé est une petite pointé de roche sur le côté ouest
du havre de Népigon, qui se rencontre justement avant de tourner à V'ouest vers la rivière de l'Esturgeon-Noir. Elle consiste en une falaise de marne rouge, recouverte de trapp, sélevant du bord du lac. L'eau est très basse au pied de la falaise, quelques-unes des pierres sortant de l'eau, et l'on pourrait facilement abattre une quantité de roche suffisante, dans la couche de trapp en colonne supérieure, pour former une levée. La longueur totale de cette falaise n'est que de cinquante
à cent verges.
SOL
“ Dans la région du Népigon, la plus grande etendue de bonne terre parait se trouver sur le côté nord-ouest du lac. A partir de la rivière Nonwatan, au nord, jusqu'à la Pajitchigamo—distance de cinquante milles—le pays est comparativement uni et le sol généralement fertile ; mais nous n'avons pu constater, par n0$ pi pres explorations, jusqu'où elle s'étend à l'ouest. Néanmoins les sauvages etautres la représentent comme se continuant jusqu'à la rivivre Winnipeg, et comme devenant plus wénéralement unie en s'éloignant du lac Népigon. Quelques-unes des péninsules du lac Népigon, comprises dans cette distance, sont montagneuses, mais le sol est wénéraiement bon, méme sur ces péninsules, et se compose de glaise brunâtre assez tenace, loi squ'elle est humectée, pour Conserver la forme qu'on lui donne avec la main. Les rivières qui se jettent dans cette partie du lac Népigon, au moins ce que nous en avons Vu, ont un cours tortueux entre des berges boueuses d'argile recouverte de sable fin. Largile, tel qu'on la voit dans les berges, parait généralement sablonneuse, par son mélange avec le dépôt qui la recouvre, mais lorsqu'on en trouve des coupes nettes, elle est généralement dure, tenace et exempte de sable. Sur les terrains plus élevés, le sable est souvent plus gros et interstratifié de couches de
gravier.
« [] existe une étendue considérable de bonne terre autour du fond des baies du sad et de Melntyre et sur les péninsules à l'est de cett dernière baie et de celle des Goélands. Depuis l'embouchure jusqu'a:
ARPENTAGES ET EXPLORATIONS
\. 1903 DOC. DE LA SESSION No 143 .
it la premier rapide de la Poshkokagan, les berges glaiseuses de la rivière Yhef, ont de vingt à trente pieds d'élévation. La rivière Kabitotiquia est “etce tellement tortueuse qu'en suivant ses méandres depuis son embouchure 1) la jusqu'au portage qui conduit à la baie du Chef, la distance a été évaluée “iron à trente milles au moins, bien que cette distance ne soit que de neuf s que milles en ligne droite. L'eau est profonde et le vourant est lent d'un d'un bout à l'autre, sauf au petit rapide dont j'ai déjà parlé. En remontant ur le la rivitre, les berges sJèvent graduellement de quelques pouces, à son loca- embouchure, à cinq et dix pieds, dans cette distance. Pendant les seul cinq premiers milles il y a une large marge dénudée de chaque côté de ouest la rivitre, couverte d'herbe, Des deux côtés, le terrain est uni et le sol ner à sablonneux ; il y croit de l'herbe et des broussailles, le bois ayant été falaise complètement détruit par des incendies réitérés dans les quelques der
L'eau nières années, La terre est exempte de.pierre, et il faudrait très peu
ortant de travail pour la rendre propre à recevoir la charrue. roche former CLIMAT ET BOIS.
quante Le climat de la région du Népigon parait aussi bien convenir à Arbres. l'agriculture que la plus grande partie de la pr wince de Québec. On a cultivé avec suceès, pendant longtemps, au comptoir Nepigon de la Compagnie de la Baie-d'Hudson. Le bois autour du lac Népigon est
Le terre principalement l'épinette blanche, le bouleau, le tremble et le peuplier,
riviere le pin résineux, la pruche et le cèdre blanc, avec quelques frênes noirs, ; ; l 1
iquante
fertile ;
usqu'où
ormes gris et pins rouges et blancs.
‘sentent evenant ues-unes RAPPORT DE M. BAIN SUR LA ZONE FERRIFÈRE DE LA so RÉGION DU NÉPIGON.
S peninw'elle est La zone ferrifère sur le lac Népigon est le titre d'un rapport de M. Bain sur quelquesin. Les uns des dépôts de minerai de fer récemment découverts sur la rive est du lac Népigon moins ce par J, W. Bain. Voir le rapport du bureau des mines d'Ontario, n° 5, 1900, p. 212 boueuses TOPOGRAPHIE DE LA ZONE FERRIFÉRE.
dans les avec le ttes, elle
terrains
La contrée dans le voisinsge de Poplar-Lodge se compose principale- Côteaux. ment de grandes étendues de mines généralement marécageuses entre «les coteaux rocheux qui lui servent de murs d'enceinte. La roche et ouches de le sol sont pareillement recouverts d’un épais tapis de mousse qui cache très bien la surface du terrain et augmente les nombreux obstacles que du fond doit surmonter le prospecteur. L'æil aperçoit une nappe verte pres de cette que ininterrompue dans toutes les directions ; on ne voit que ci et là des jusqu'au coteaux dénudés qui n'offrent aucune prise aux racines des arbres. Le
Poplar lodge.
Jaspe et fer.
Analyse.