GÉOLOGIE
La baie d'Hudson est située dans les limites d’un bassin du noyau aurentien, sur le revers ou à l’intérieur de la grande masse en forme de V de roches cristallines, qui forme l'ossature du continent et qui depuis la période de formation la plus recu'ée en a déterminé la forme extérieure. Une des projections de cette masse de roches primitives part du voisinage du delta de la Mackenzie sur l'océan Arctique, à l'ouest, et l’autre part du nord du Labrador, à l’est. Les roches laurentiennes viennent à l’affleurement sur les rives septentrionales de la baie tant du côté de l'est que du côté de l’ouest : quant à la côte sud, on y voit une bordure de roches cambro-siluriennes de largeur variable. Au
sud et à l’ouest de la baie de James, cette bordure de formation plus
récente a de 100 à 200 milles de large. Au sud dun voisinage de l’endroit où se trouve la ligne séparative du régime des eaux du Saint. Laurent, les calcaires de formation plus récentes inclinent graduellement en descendant jusqu'à la baie, et les roches deviennent en certains endroits de la formation dévonienne. Nur la côte est, au nord du Cap Jones, il y a une étroite lisière de formation cambrienne, et les iles groupées le long de ce côté de la baïe sont de cette formation.
MINÉRAUX
Le pays qui entoure la baie possède des richesses minières considé- «ivre, fer, rables—surtout sur la côte orientale, où il y a des masses de minerai mica, etc. de fer, surtout du carbonate de fer manganique. Dans les iles sur cette côte le cuivre abonde. On trouve de la galène à divers endroits ainsi que du miea qui existe en feuilles d'un pied carré, On rencontre
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souvent de la plombagine. La houille lignite existe sur les rivières L'Orignal'et Abitibi, mais on n'en connait pas de gisement qui soit important. Il existe du gypse sur la rivière L'Orignal, et on dit des calcaires du lac Abitibi qu'ils contiennent du pétrole.
CLIMAT
Controverses. Le climat de la baie d'Hudson à aussi fait le sujet de controverses, ; et, si l'on considère que la baie s'étend du 5le au 70e degré de latitude nord, on voit que lorsque l'on parle du climat il est fort utile de bien spécifier de quelle partie de la baie on entend parler. Cet écart de latitude correspond à l'écart de latitude qui existe entre la pointe extrême des Cornouailles et le Cap Nord au Norvège, le point extrême nord de l’Europe, qui se trouve bien en dedans du cercle arctique. La région qui entoure la baie d'Hudson ne saurait jamais être un pays agricole, et bien qu'il soit vrai qu'on y a vu pousser des légumes dans des endroits protégés, il peut n'étre pas certain que ces mêmes produits puissent se cultiver en plein champ sur une grande échelle. L'élucidation de ce point n'a pas de portée pratique tant qu'il restera inoccupé par tout le territoire du Canada tant de millions d’acres de riche terre Céréales. arable. Churchill est la limite nord du territoire où les graminées peuvent se cultiver sur le côté ouest de la baie. La ligne de délimitation tombe du côté est sur le point extrême nord de la baie de James. La ligne de délimitation au nord, et de la zone où l’on peut cultiver l'orge, le seigle, l'avoine et les racines traverse la baie James à un endroit qui est à peu près le milieu de sa hauteur. La ligne de délimitation au nord de la zone où se cultive le blé passe tout à fait au sud de la baie de James, sans v toucher en aucun endroit. De même la ligne de délimitation au nord de la région où viennent les arbres* décidueux ne fait que toucher le fond extrême sud de la baie de James, On retrouve quelques conifères sur la côte ouest bien au nord de Churchill, et presque aussi avant dans le nord que le Goulet de Chesterfield. Sur le côté est la ligne de délimitation de la région où peuvent pousser les arbres tombe sur le Cap Dufferin, mais la croissance en devient rabougrie à la limite extrèéme au nord. Au nord de ceci c'est
Caribous et le pays des mousses et de lichens dont se nourrissent les caribous et bœufs mus-
ès les bœufs musqués.
Tout autour de la baie les arbres sont petits en descendant par la côte et le sol est convert de mousse, mais un peu plus en arrière le plateau est bien boisé et du bois de grande valeur et de forte taille y pousse le long des eaux supérieures des nombreuses grandes rivières qui se déversent dans la baie de James.
ARPENTAGES ET EXPLORATIONS DOC. DE LA SESSION No 143
PECHERIES,.
Les ressources des pêcheries de la baie ont de l'importance. Tout au Pêche à la uord, vers Rowe’s- Welcome et le chenal de Fox, se trouve le champ baleine.
favori des baleiniers américains, qui hivernent à l'ile de Marbre, en dedans du golfe près du goulet de Chesterfield, afin de reprendre leurs onérations aussitôt que la glace se désagrège. Ces gens, dit-on, sont
tin de détruire la pêche avant peu, par les méthodes destructives
its “uploient, et tous les ans ils son’ ‘ligés de remonter plus au ni « les derriers rapports tendent à aemontrer qu'ils ont détruit pres sus les mammifères aquatiques de la partie supérieure de la baie. C'est dans les mers septentrionales du Canada que se trouve la dernière retraite de la baleine, et l'on devrait exercer un certain contrôle sur ces étrangers. La pêche aux phoques et aux marsouins produit beaucoup et le saumon abonde dans les rivières. La morue pénètre de l'Atlantique dans la baie par le détroit, et vient jusque dans la baie Ungava.