ROCHES LAURENTIENNES
Les roches laurentiennes sont très saillantes dans les gorges et les lits des rivières à ou près ces portages. Sur la rivière Mattagami, l’eau descend sur ces roches en faisant une chute de pas moins de 425 pieds sur un parcours de 10 milles, si l’on en croit les calculs du docteur Bell,
tandis que la chute de la Missinaïbi est de près de 300 pieds sur le
même parcours. On est tenté de s’imaginer que cette chaîne de roches,
qui est si saillante en ces endroits, s'étende à l’est et à l’ouest des
rivivres pour entourer comme d’une muraille perpendiculaire de rochers
la contrée unie argileuse à laquelle elle sert de limite méridionale bien tranchée et bien définie. Mais je doute après tout qu'il en soit réelle-
ment ainsi. Bien que cet exhaussement quelque peu abrupt du roc subjacent puisse circonscrire et borner la superficie qu'occupent les calcaires et les autres couches de formation dévonienne, ou même d’ar-
gile bleue, je suis tout de même convaincu que les argiles rougeûtres et
de teinte pâle que l’on trouve au-dessus de l'argile bleue, dans le pays
uni qui est au-dessous, sont répandues sur une grande étendue du terri-
toire supérieur au nord et inférieur au sud de cette barrière. Je suis
sous l'impression que généralement la surface de la plaine commence à s’exhausser bien loin avant d'approcher des Longs Portages, et, saut
leS endroits où elle est coupée ou mise à découvert par le passage des
rivières, cette bordure ou lisière rocheuse supposée n'existe pas en
réalité, mais qu’elle est plus ou moins profondément enfoncée sous les AGE argiles, les sables et le gravier de la période diluvienne ou glaciale. diluvium.
Drift.
Limite du plateau.
Altitude,