RARETÉ DES PAYS MONTUEUX
Duns le second plateau on rencontre rarement rien qui mérite le nom de montagnes ou de coteaux. Le roc a très probablement été assez bien aplani par la glace antérieurement aux dépôts d’argiles, des sables et des graviers, où du moins avant le moment où ils ont pu reposer sur ce plateau. Cependant l'inégalité du roc huronnien ou laurentien subjacent suffit parfois à donner une idée par-ci par-là de l'apparence ondulée ou accidentée de la surface. La dénudation s’est faite beaucoup plus par les rivières sur ce plateau que sur aucun autre plateau moins élevé, et les terres d’alluvion ou de fond figurent pour une plus grande proportion dans le tout ensemble. On rencontre aussi parfois dans la partie sud de cette zone ou lisière des lacs qui proviennent suivant moi non pas autant de quelque profonde dépression naturelle que de l'enlèvement des terres meubles de la surface par les rivières qui les traversent, et dont ces lacs ne sont souvent que des élargissements.
Toutefois, bien qu'il y ait en somme plus de terre arable ainsi qu'on en peut voir à New-Brunswick et Flying-Post, et une superficie encore bien plus considérable qui peuvent fournir de beaux pâturages et de belles prairies, je suis fortement convaineu nonobstant que les bourbiers et les mousses tourbeuses occupent de beaucoup la plus grande partie de cette zone ainsi que du plateau. Ceci se produit plus particulièrement pour la partie inférieure ou septentrionale.