INTRODUCTION
Les auteurs qui, depuis plusieurs années, se sont occupés de la valeur de la réaction de Bordet-Wassermann dans le sang du cordon ombilical arrivent à des conclusions assez discordantes.
Les opinions les plus contradictoires ont été énoncées. Pour ne citer que les plus extrêmes nous signalerons celle de Trillat et Rousset qui {rouvent concordance absolue entre les résultats fournis par le sang maternel et par le sang funiculaire, ces résultats étant eux-mêmes confirmés par la clinique. Conclusion : la réaction de Bordet-Wassermann peut-êlre pratiquée avantageusement dans le sang du cordon pour la recherche de la syphilis au moment de l’accouchement.
Williams, lui, aurait remarqué que cette réaction ne concorde pas toujours avec la clinique ; il en conclut qu’elle n’a pas de valeur. Son opinion repose sur l’examen d’une statistique, impressionnante comme toutes les statistiques américaines par le nombre d’observations étudiées : plus de 5000. Il aurait vu des enfants qui, présentant à leur naissance une réaction positive, auraient présenté une réaction négative dans le courant de la première année sans avoir la moindre manifesta-
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tion clinique de syphilis. D’autres enfants au contraire dont la réaction était négative à la naissance voyatent cette réaction devenir positive, tandis qu'apparaissaient des signes de syphilis congénitale.
Entre ces deux opinions si nettement opposées nous en rencontrons d’autres plus modérées, telle celle de Chappaz qui constate des contradictions entre le sang de la mère et le sang du cordon ; sur 58 cas contradictoires, 53 fois les réactions étaient positives dans,ie sang de la mère et négatives dans le sang du cordon tandis qu’elles n'étaient que 5 fois négatives dans le sang de la mère et positives dans le sang du cordon. Il ne tente pas d'expliquer ces faits et en conclut également que le sang du cordon ne peut être utilisé.
M. Laffont, plus électique encore, a observéles mêmes contradictions. En étudiant de près ces cas, rares il est vrai, de réaction négative dans le sang maternel et positive dans le sang funiculaire il a reconnu que l’on pouvait toujours'relever dans les antécédents de telles femmes l'expulsion de fœtus morts et macérés, ce qui laisse fortement présumer la syphilis. Il a reconnu égament que chez ces femmes la valeur de la réaction est abaissée (le pourcentage de réactions positives chez des syphilitiques avérées qui ont de pareils antécédents n'atteint que 35 % alors qu'il atteint 56 % pour l’ensemble des autres malades certainement atteintes de syphilis). Il explique cet abaissement de la valeur de la réaction chez les femmes ayant expulsé des macérés par un état d’anergie syphilitique.
Mais ces deux derniers auteurs chaque fois qu'ils ont