ing. dr. > H. ing. g
H. ing. dr. < H. ing. g 1140 25,2 0/0
H. ing. dr. = H. ing. g 1910 42,2 0/0
Cette constatation est confirmée par l'examen des observations disposées par séries de mille, où nous trouvons toujours la hernie inguino-pubienne double dépassant de beaucoup en fréquence toutes les autres associations des hernies inguinales entre elles. Ainsi la hernie inguinale double présente le plus souvent chez l'homme le même développement à droite et à gauclie : la prédominance du côté droit sur le côté gauche est plus fréquente dans les autres cas que la disposition opposée.
La prépondérance du côté droit ne s'affirme même réellement que pour les grosses hernies : en consultant le tableau où j'ai indiqué la répartition suivant leur degré des hernies inguinales droites et gauches chez les sujets atteints de double hernie, on trouve en effet que le nombre des pointes de hernies gauches l'emporte sur celui des pointes de hernies droites, que le nombre des hernies interstitielles gauches l'emporte sur celui des interstitielles droites, et même que le nombre des pubiennes gauches l'emporte sur celui des pubiennes droites; mais cette infériorité numérique des hernies de petit et de moyen calibre du côté droit est plus que compensée par la prédominance considérable des hernies scrotales du côté droit; ce qui revient à dire que lorsqu'il y a inégalité des deux hernies, le plus souvent la hernie la plus volumineuse, la plus développée, et probablement aussi la plus ancienne, siège du côté droit.
Si de l'adolescent et de l'adulte nous passons aux sujets masculins âgés de moins de quinze ans, nous trouvons un résultat qui est très sensiblement le même. Chez les garçons, bien plus encore que chez les hommes, la prépondérance numérique des grosses et des moyennes hernies sur les petites est énorme, même pour les hernies inguinales doubles. Parmi les hernies inguinales simples, ce sont les hernies scrotales qui l'emportent en nombre; viennent ensuite les hernies pubiennes avec un chiffre bien moins
élevé ; puis, très loin au-dessous, presque négligeables par leur petit nombre, les liernies interstitielles et les pubiennes.