‹ Résultats des expériences faites à Fort Vermilion, AltaChapitre 24 sur 32 · LUZERNE · texte numérisé non relu

LUZERNE

Les premières tentatives d'introduction de la luzerne dans le district de Fort Vermilion n'ont pas très bien réussi. La luzerne a presque toujours bien levé, c'est-àdire qu'elle a donné une densité très satisfaisante l'année où elle a été semée, mais elle a eu quelque difficulté à résister à l'hiver et avant 1913 nous n'avions jamais obtenu une récolte satisfaisante sur la station. La luzerne avait presque toujours succombé pendant l'hiver.

En 1913 quelques parcelles ont été ensemencées des variétés Grimm et Panachée de l'Ontario. Elles ont parfaitement résisté à l'hiver, donné une bonne production en 1914 et de nouveau en 1915. D'autres variétés, savoir, Baltique, ^Montana, Luzerne des sables et Rustique du nord, ont été, semées en 1M4 et donné des résultats satisfaisants les deux années suivantes. Après trois années de succès nous nous imaginions que le problème de cette culture était résolu, mais les observations faites au commencement du printemps 1917 nous ont démontré qu'il n'en était pas ainsi. Il y a eu, cette annéelà, quelques chaudes journées vers le milieu d'avril qui ont fait fondre la neige et découvert le sol. Le temps s'est remis au froid subitement dans la dernière semaine du mois et la luzerne qui était exposée a beaucoup souffert. En fait les parcelles étaient tellement endommagées qu'il a fallu les labourer. La luzerne représentant le type panaché ainsi que la luzerne de Grimm ont été semées à nouveau en 1918. Elles étaient en assez bon état au sortir de l'hiver et ont rapporté des récoltes satisfaisantes en 1919.

A en juger par l'expérience acquise jusqu'ici, il faut, pour que la luzerne puisse résister à l'hiver rigoureux du district, qu'elle soit aussi bien protégée que possible. Comme une bonne couche de neige est le mode de protection le plus efficace contre les froids rigoureux de la saison il importe que la deuxième coupe de la saison soit faite au moment voulu pour que la pousse d'automne ait l'occasion 'de se développer suffisamment pour retenir la première neige. En ce qui concerne les dégâts causés par les conditions climatériques défavorables qui ont été éprouvées au printemps de 1917,

il peut être possible de les éviter ou du moins de les diminuer en développant des variétés d'un type plus rustique que celles qui existent 'actuellement. En ce qui concerne les modes de semis, nous avions l'habitude de semer la luzerne à la volée jusqu'en 1918. Cette année-là elle a été semée en lignes espacées de 16 et 20 pouces. Les variétés Panachée et Grimm étaient toutes deux représentées dans cette expérience. Les résultats de cette expérience indiquent qu'il peut y avoir avantage à semer en lignes,

Chanvre à la station.

surtout sur des champs un peu secs. En une saison sèche ces semis en lignes peuvent rapporter plus que les semis à la volée mais nos données sont encore trop incomplètes sur ce point pour que nous puissions nous prononcer d'une façon définitive. La luzerne semée en lignes en 1918 a rapporté les années suivantes une moyenne de 4 tonnes 1,21)5 livres par acre.

Voulant nous procurer de nouvelles données sur les modes de semis et la quantité de semence, nous avons ensemencé en 1919 et 1921 des parcelles de luzerne Grimm à la volée et en lignes espacées de 6, 24, 30 et 36 pouces, et à raison de 20 livres à 1.67 livre à l'acre.

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