CONCLUSIONS
Partant de cette idée qui paraissait juste à M. le professeur Poncet que la simple incision d’une appendicite suppurée sans résection de l’appendice était le traitement de choix de cette maladie, et qu’une guérison définitive en pouvait être la conséquence, nous avons recherché les résultats éloignés de cette intervention. Nos observations ont porté sur 30 malades anciennement opérés, la plupart appartenant soit à la clinique, soit à la clientèle de M. le professeur Poncet. Nous n'avons considéré comme anciens opérés que ceux chez lesquels l'opération remontait au
delà de six mois.
Chez 15 sujets l'opération datait de 6 mois à un an;
Chez 2 — — 1à28 ans; Chez 4 — — 2 à 3 ans; Chez 2 — — 3à4ans; Chez 4 — — 4 à 5 ans; Chez 1 — — 6 à 7 ans.
Un sujet n’est pas guéri, c’est un tuberculeux. Un autre se plaint aussi de ne pas avoir été guéri, cependant les
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douleurs qu’il nous accuse nous paraissent peu en rapport avec la possibilité d’une lésion appendiculaire chronique.
Sur 28 de ces malades que nous avons vus ou dont nous avons eu des nouvelles précises, la guérison s'était maintenue sans rechute, et nous ne dirons pas sans accidents, mais sans incidents appendiculaires. Ces résultats éloignés sont extrêmement intéressants. Ils démontrent que l’ineision seule du foyer, opération simple, rapide, innocente, peutdonner une guérison définitive aussi bien que l’appendicectomie, opération au contraire, la plupart du temps, difficile, laborieuse, dangereuse lorsque l’appendice n’est pas flottant et lorsqu'il s’agit précisément d’une appendicite limitée, sans péritonite diffuse.
Nos malades comprennent 27 hommes, 3 femmes, ce qui confirme la relative rareté de l’appendicite dans le sexe féminin. Le plus jeune a huit ans, le plus âgé cinquante-huit ans. — L'opération a été pratiquée 16 fois avec l’incision classique de Roux, ? fois avec l’incision lombo-iliaque, 1 fois avec une incision parallèle au muscle droit. Dans les autres le procédé opératoire n’est pas indiqué.
Cette guérison définitive s’explique suivant M. Poncet par les modifications importantes survenues à la suite des accidents inflammatoires aigus, le plus souvent même compliqués de perforations dans la structure de l’appendice. Par la perforation, en effet, s’éliminent les Corps étrangers que cet organe pouvait contenir, et dans tous les cas à un appendice malade avec lésions infectieuses plus ou moins marquées des parois, se substitue un appendice cicatriciel. Il doit se faire là, dans quelques cas, une sorte de résection spontanée de l'organe, tout au moins au
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point de vue d'accidents nouveaux qui paraissent conjurés comme après une ablation chirurgicale.
En somme les résultats éloignés de la simple incision du foyer dans les appendicites suppurées assurent une guérison définitive, et la résection de l’appendice malade qui n’est plus seul capable d'assurer la guérison ne doit être pratiquée que lorsqu'elle peut être exécutée aisément et sans aggraver en rien le pronostic.
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LE DOYEN, LORTET Vote LE PRÉSIDENT DE THÈSE, A. PONCET Vu et permis d'imprimer :