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Nous avons classé les observations, comme nous l’avons exposé précédemment, en tenant compte de la période de la maladie à laquelle le traitement a été institué et des résultats observés après la suspension du traitement.
A. — PÉRIODE PRÉ-SÉROLOGIQUE DU CHANCRE
I. — OBSERVATIONS DES MALADES DONT LES SÉRO- RÉACTIONS SONT RESTÉES NÉGATIVES APRÈS LA SUSPENSION DU TRAITEMENT.
OBsERvVATION I. — Dossier n° 14708, Hôpital Saint- Louis. M. G... Paul, âgé de 45 ans, vint consulter le 3 septembre 1930 pour un chancre induré du sillon balano-préputial avec adénopathie inguinale droite.
L’examen à l’ultra-microscope de la sérosité du chancre;, montra des tréponèmes.
Les séro-réactions de Hecur et de Mernicxe (1) étaient négatives.
On commença une série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Le malade la suivit régulièrement, mais l’écourta légèrement. Il reçut du 3 septembre au 15 octobre un total de 4 gr. 95 de Novarsénobenzol (dose maxima 0,90 X 3) et 1 gr. 69 de bismuth-métal en huit injections de Muthanol (2) dont trois «simple dose » et trois «double dose ».
(1) Ces séro-réactions correspondent pour toutes nos observations
au Hecht-Rubinstein et à la Réaction d’opacification de Meinicke (MAT TR
(2) Muthanol est le nom commercial d’une suspension huileuse d’hydroxyde de bismuth pour injections intra-musculaires. Les ampoules « simple dose »contiennent 15 centigrammes d’hydroxyde de bismuth, Soit 13 centigrammes de bismuth-métal. Les ampoules « double dose » contiennent 26 centigrammes de bismuth-métal.
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Il resta ensuite six semaines sans traitement.
Le 19 novembre, les séro-réactions de Hecur et de Mer- NICKE étaient négatives.
Le 3 décembre, on commença une deuxième série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Le malade la suivit régulièrement ; les injections furent faites chaque semaine, Du 3 décembre 1930 au 2 février 1931, il reçut un total de 6 gr. 75 de Novarsénobenzol (dose maxima 0,90 X5) et 2 gr. 60 de bismuth-métal en dix injections de Muthanol « double dose ».
Il resta ensuite six mois sans traitement.
Le 18 août 1931, les séro-réactions de Hecur et de Me:r- NICKE étaient négatives.
On commença une nouvelle série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Le malade l’abandonna après les deux premières injections de 914 et de Muthanol.
Il resta Sans traitement pendant un an et neuf mois.
Le 31 mai 1933, il n'avait plus reçu de traitement régulier depuis vingt-sept mois (1).
Les séro-réactions de Hecur et de Meinicke étaient toujours négatives. Il n'avait aucun accident syphilitique.
Après deux injections de Muthanol, il n’est plus revenu au dispensaire.
OBsERVATION Il. — Dossier n° 20539, Hôpital Saint- Louis, M. D.., Lucien, âgé de 32 ans, vint consulter le 23 mars 1933 pour un chancre du menton, avec adénopathie sous-maxillaire.
(1) Dans nos observations le calcul du temps pendant lequel les malades ont suspendu leur traitement part de la fin du dernier traitement régulier jusqu'au jour du dernier examen. Nous n’avons pas tenu compte des rares injections reçues par les malades pendant ce laps de temps. llles ne peuvent pas constituer des traitements, elles provoqueraient plutôt une réactivation de la syphilis.
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L'examen à l’ultra-microscope montra, dans la sérosité du chancre, de nombreux tréponèmes.
Les séro-réactions de Hecnr et de Meinicke étaient négatives.
On commença une série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Le malade la suivit régulièrement. Du 23 mars au 31 mai, il reçut un total de 6 gr. 75 de Novarsénobenzol (dose maxima 0,90 X 5)et 2 gr. 34 de bismuthmétal en douze injections de Muthanol dont six «simple dose » et six « double dose ».
Il resta ensuite trois mois et demi sans traitement.
Le 13 septembre, il n’avait aucun accident syphilitique. Les séro-réactions de Hecur et de MeinicKE étaient négatives.
On commença une deuxième série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Les injections furent faites chaque semaine. Le malade abandonna son traitement après la première dose de 0 gr. 90 de 914. Il reçut donc du 13 septembre au 18 octobre, un total de 3 gr. 15 de Novarsénobenzol (dose maxima 0 gr. 90 X 1) et six injections de Muthanol dont trois « simple dose » et trois « double dose », soit 1 gr. 17 de bismuth-métal.
Il resta ensuite trois ans et trois mois sans traitement.
Le 30 janvier 1937, les séro-réactions de Hecur et de Me:i- NICKE étaient toujours négatives. Le malade n'avait aucun accident syphilitique. Les réflexes oculaires et tendineux étaient normaux. On lui proposa une ponction lombaire, mais il ne revint plus au Dispensaire.
OBservarTion III. — Dossier N° 20980, Hôpital Saint- Louis. M. J.. Henri, âgè de 70 ans vint consulter le 6 octobre 1934 pour un chancre induré du sillon balano-préputial, apparu fin septembre.
L’examen à l’ultra-microscope de la sérosité du chancre, montra des tréponèmes.
Lucien, Paul Gallerand 2
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Les séro-réactions de Hecnr et de Meinicke étaient négatives.
On commença une série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Le malade la suivit régulièrement jusqu’à la dose de 0 gr. 75 de 914. Un arrêt de quinze jours fit reprendre 1e 914 à la dose de 0 gr. 30 et l’on poursuivit les injections régulièrement jusqu’à la dose de 0 gr. 90. La prudence, étant donné le grand âge du malade, fit revenir à la dose de 0 gr. 75 que l’on répéta deux fois. Du 6 octobre au 12 décembre, on injecta un total de 6 gr. 75 de Novarsénobenzol et 2 gr. 47 de bismuth-métal en douze injections de Muthanol dont cinq «simple dose » et sept « double dose ».
Le malade arrêta son traitement pendant seize mots.
Le 24 avril 1936, il n'avait aucun accident syphilitique Les séro-réactions de Hecar et de MEINICKE étaient négatives. Le liquide céphalo-rachidien était normal.
LYMPROCV TOM ER dede 0,6
AIbAMME SRE CESSER RE RTE 0 gr. 25 Réaction de Bordet-Wassermann ........ négative Réaction du benjoin colloïdal ........... négative
Depuis cet examen le malade n’est plus revenu au Dispensaire.
IT. — OBsERVATION D’UNE MALADE DONT LES SÉRO- RÉACTIONS SONT DEVENUES POSITIVES, SANS SIGNE CLINIQUE DE SYPHILIS, APRÈS LA SUSPENSION DU TRAITEMENT.
OBservarTionN IV. — Dossier n° 20070, Hôpital Saint- Louis, Mie B... Marie-Louise, âgée de 23 ans, vint consulter le 6 juillet 1932 pour un chancre induré de la grande lèvre gauche, avec adénopathie inguinale correspondante et dont le début remontait à une semaine environ.
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L'examen à l’ultra-microscope de la sérosité du chancre, montra de nombreux tréponèmes.
Les séro-réactions de Hecnr et de Meinicke étaient négatives.
On commença une série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. La malade la suivit régulièrement. Du 6 Juillet au 22 août, elle reçut un total de 6 grammes de Novarsénobenzol (dose maxima 0,75 X 6) et 2 gr. 08 de bismuth-métal en dix injections de Muthanol dont quatre « simple dose » et six « double dose ».
Elle resta ensuite deux ans et cinq mois sans traitement.
Le 14 janvier 1933, elle n'avait aucun accident syphilitique, mais les séro-réactions de Hecur et de Meinicre étaient devenues positives.
On recommença une série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. La malade la suivit irrégulièrement et depuis cette époque, elle n’est plus revenue au dispensaire.
B. — PÉRIODE SÉROLOGIQUE DU CHANCRE
ÏJ. —— OBSERVATIONS DES MALADES DONT LES SÉRO- RÉACTIONS SONT RESTÉES NÉGATIVES APRÈS LA SUSPENSION DU TRAITEMENT.
OBsEeRvATION V. — Dossier n° 15026, Hôpital Saint Louis. M. O0... Charles, âgé de 20 ans, vint consulter le 28 janvier 1931 pour un chancre géant du fourreau de la verge ayant débuté vers le 10 janvier et dans la sérosité duquel, l’examen à l’ultra-microscope, montra des tréponèmes.
Les séro-réactions de Hecuar et de Meinicke étaient positives.