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‘au catgut. Des débris de vaginale sont rabattus sur la perte de substance résultant de la résection de l'épididyme et sur l’origine du cordon.
Drain.
Réunion du serotum.
La plaie se réunit par première intention, le malade sort sans fistules.
Nous ne l’avons pas revu depuis.
OBSERVATION XIII (inédite).
Épididymite bacillaire fistuleuse gauche. — Épididymectomie.
Le nommé C...,37 ans, employé de commerce, entre à Lariboisière, salle Civiale, le 20 mars 1904.
Antécédents. — Écoulement à gonocoques depuis novembre
Le malade entre pour une tumeur siégeant à la partie inférieure du testicule gauche. Il avait été opéré le 17 février 1904 pour une hydrocèle gauche, et, à cette époque, il portait déjà un noyau épididymaire de la grosseur d'une noisette. Le surlendemain de cette opération, il remarqua à la partie inférieure du serotum, du côté gauche, une tuméfaction à peu près indolore qui atteignit en douze jours le volume d’un œuf et qui, le 42° jour, se vida en laissant échapper un liquide muco-purulent mêlé de sang.
L'EXAMEN du malade, pratiqué salle Civiale, fait constater à la partie postéro-inférieure du testicule droit la présence d’une tumeur atteignant le volume d’une noix et adhérente aux téguments. On voit aussi un orifice fistuleux large de 3 millim., profond de 1 cent. 1/2 et dirigé de bas en haut.
Le testicule a conservé son volume normal, mais a une consistance molle.
La tuméfaction est surtout développée en bas. Elle est indolente, dure et présente quelques bosselures,
En
Le toucher rectal fait constater que la prostate est de volume normal et régulière.
Épinipymecromie, le 29 mars 1904, pratiquée par M. Cresson, interne du service. Drainage.
Le malade sort de l'hôpital avec une fistule donnant issue à une très petite quantité de liquide séreux. |
Nous avons revu C. ., le 5 juin 1504, et Voici ce que nous avons constaté :
Il persiste un petit orifice fistuleux à la partie externe et supérieure du scrotum à gauche. Au-dessous du trajet fistuleux, on sent une induration qui se continue jusqu'à la tête de l’épididyme augmentée, noueuse et non enlevée. Le testicule parait sain.
Etat général satisfaisant. Sens génital conservé.
OBsEeRvaTION XIV (Inédite).
T'uberculose suppurée de la queue de l’épididyme à gauche.
Epididymectomie,
X..., 22 ans. Malade chez lequel M. Hartmann avait fait 16 mois auparavant, en juillet 1901, l’ablation du rein gauche tuberculeux,
En mars 1902, avait eu une petite douleur dans l’aîne gauche. Un docteur de Monte-Carlo constata un peu d'épididymite.
Lorsque M. Hartmann le vit en avril, à son retour de Monte-Carlo il existait un petit noyau dur au niveau de la queue de |’ épitidime. Ce petit noyau persista sans modifications jusqu'au mois d'août. À ce moment, se développa en bas et en arrière un prolongement formant une masse plus voluminèuse que le noyau initial, atteignant le volume d’une noisette et se dirigeant vers la peau.
En octobre, le second noyau adhérait un peu à la peau. Il était
tendu, rénitent, fluctuant, le noyau initial qui se continuait avec lui restant dur. Le tout était indolent à la pression.
OPÉRATION le 31 octobre 1902, — Résection de la queue de l'épi-
diciyme. — M. Hartmann fait au niveau de la queue de l’épididyme une incision de la peau et il ouvre un foyer sous-cutané à pus grumeleux. Puis la saisissant dans une forte pince de Richelot, il enlève en bloc cette cavité abcédée avec le noyau épididymaire auquel elle est reliée. Pour cela, il ouvre la vaginale qui contient une petite quantité de liquide citrin, il sépare au bistouri la queue de l’épididyme de l’albuginée testiculaire, il remonte jusqu’au dessus du noyau et enlève toute la moitié inférieure de l'épididyme avec la naissance du canal déférent. Reconstitution de la vaginale. Ligature des vaisseaux. Petit drain. Suture de la peau au crin de Florence.
A l'examen histologique, on trouve dans l’épididyme une série de petits noyaux caséeux et une petite cavité abcédée.
L'origine du déférent réséquée est saine.
Cicatrisation de la plaie par première intentiou.
À... est revu en juin 1904 par M. Hartmann qui fait les constatations suivantes :
Testicule normal. Pas de fistules. Pas d’induration. Pas de douleurs. Etat général parfait.
OBsErvaTION XV (Inédite).
Tuberculose de l'épididyme gauche. — Epididymectomie.
X..., 23 ans a té traité, il y a quelques mois, pour une hydrocèle par un autre chirurgien qui a pratiqué l'éversion de la vagipale.
L'épididyme est du volume du doigt, bosselé, HAINE Le malade présente des signes de tuberculose pulmonaire au début. il a pire blement maigri et se préoccupe de cette épididymite dE se eve loppe progressivement depuis l'opération faite contre l’hydrocèle.
OPÉRATION le 29 octobre 1903. — Epididymectomie gauche par M. Hartmann : fanion:
Incision sur l’ancienne cicatrice. — On va avec précaution J
+. k . fat qu'au testicule qui adhère aux parties voisines, Dissection del épi
ATOS
didyme au bistouri. Rapprochement des parties cruentées par des sutures perdues au catgut n°1.
Crins cutanés.
Réunion sans drainage.
Dans l’épididyme enlevé se trouvent des noyaux caséeux.
Résultat. — Guérison. — En juin 1904, M. Hartmann voit le frère du malade qui lui dit « que son frère va très bien, qu'il ne se plaint plus de rien ».
OgsenvarioN XVI (Inédite).
Epididymite gauche suppurée. — Epididymectomie.
X..., 62 ans, a eu en 4897 une épididymite gauche très douloureuse soignée pendant 5 à 6 jours par des sangsues au cordon.
Le testicule gauche est resté plus gros que l’autre avec une sorte de noyau non adhérent, mobile. Depuis cette époque le malade porte un suspensoir grâce auquel il peut reprendre ses habitudes.
En juillet 1903, à Aix-la-Chapelle, après 3 ou 4 jours Îde traitement pour la goutte, il à eu une poussée qui l’a obligé à garder le lit pendant 5 ou 6 Jours. — Application de pommade gaïacol et iode qui détermina vers le 15 août de l’eczéma et de la suppuration cutanée.
Poudre de tale, camomille. Formation de croûtes qui finissent par disparaitre.
Le testicule gauche reste sensible. La bosselure antérieure est devenue adhérente depuis la dernière atteinte.
Pas de douleurs à la miction. Pas de fréquence. Une seule fois, en août, le malade a uriné deux gouttes de sang.
Pas de tuberculose dans la famille, sauf peut-être la mère morte à 42 ans d’une maladie de langueur ?
Pas d’antécédents strumeux.
Le malade a du prurigo anal. Il a eu plusieurs gonorrhées, l’une ayant duré un an, mais sans complications.
Il y a 10 ans, à la suite d’une course à cheval, en Amérique, survint un petit écoulement passager par l’urèthre,
MED t A
EXAMEN DU MALADE. — Moitié gauche du serotum un peu plus développée que la droite. En avant, on trouve une collection liquide peu considérable dans la vaginale. En arrière, masse volumineuse, bosselée, dure, encadrant le testicule et se continuant en arrière avec un épaississement qui arrive au scrotum et y adhère, la peau s’ombiliquant à ce niveau lorsqu'on veut l'attirer.
Le tout est indolent à la pression.
Rien au toucher prostatique.
ÉPIDIDYMECTOMIE Le 3 1 octobre 1903, par M. Hartmann:
Excision de la partie de la peau scrotale adhérente. Ouverture de la vaginale. Evacuation d’une cuillerée de liquide citrin. Dissection de l’épididyme ; tête et corps sains.
Queue énorme. Tuméfaction d'apparence fibreuse, un peu œdémateuse, se continuant jusqu’à la peau. Au voisinage du testicule plusieurs points suppurés d’où coule un pus fluide. Eversion de la vaginale épaissie. Réunion. Drains.
L'examen histologique fait par M. Lecène, prosecteur à la Faculté, montre qu’il s’agit bien de tuberculose.
Résultat. — Guérison.
En mai 1904, X,.. va toujours très bien. Pas de fistules.