‹ Résultats immédiats et éloignés des interventions pour ulcères gastro-duodénaux perforés (D'après les malades du service de garde de l'Hôtel-de-Dieu de Lyon)Chapitre 11 sur 65 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Rappel des conditions étiologiques et anatomo-cliniques dans lesquelles se présentent les ulcères perforés

A. — Données étiologiques

Il nous paraît utile, avant d’entrer dans l’étude des résultats proches et éloignés obtenus par l’analyse de notre statistique, de rappeler, de facon très brève, quelques notions essentielles sur les conditions étiologiques et anatomo-cliniques des perforations des ulcères duodéno-gastriques, afin de rechercher si les faits que nous avons recueillis concordent à ce point de vue avec les données classiquement admises. Cette étude sera systématiquement très brève et systématiquement incomplète : notre but n’est nullement de reprendre ici l’étude générale des perforations gastroduodénales par ulcère, mais seulement d'en noter, à l’occasion de nos observations, quelques particu-

larités.

1) Fréquence générale

Il y a impossibilité, dans l’état actuel des choses, de dire si la perforation est une complication fréquente, par rapport au nombre total des ulcères gastro-duodénaux.

Les malades porteurs d’ulcères sont soignés dans les services de médecine tandis que la perforation est vue par les chirurgiens. Il y a de nombreux malades ulcéreux qui meurent de perforation sans qu’elle ait été diagnostiquée. Les autopsies ne sont pas faites systématiquement. Enfin, de nombreux malades, porteurs d’ulcère, passent inaperçus, ainsi que le prouvent certaines statistiques d’autopsies. De tout ceci il résulte que nous ne pouvons donner aucune idée de cette fréquence, même approximativement.

2) Fréquence d’après le sexe

La perforation des ulcères gastriques est une complication beaucoup plus fréquente chez l’homme que chez la femme. Nous n’avons trouvé, dans nos observations, que 4 cas chez la femme, sur un total de 194 cas. Cette proportion minime est d’ailleurs en accord avec la majorité des statistiques antérieures. Quant à la question de la rareté encore plus grande des ulcères duodénaux vrais perforés chez la femme, rareté qui a été signalée par Monpor et LAURET, nous ne l’avons pas constatée,

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3) Fréquence d’après l’âge

Le maximum de fréquence de la perforation s’observe entre 20 et 30 ans, en somme, à l’âge moyen de la vie. Voici un tableau schématisant l’âge des malades de nos observations :

Au dessous de 20 ans...... SEcas soit 02/7190 Entre DES D ans nn 59 cas, » 32,59 % Entret30: et 40 ans :..:::. 91 CAS,» 20 AL TZ Patremd0 et 507 ans. 2 AHAcaS 00822 05% Entre 90: et 60.:ans :.....7. 30 cas, » 16,65 % Au-dessus de 60 ans ...... 9 cas, » 4,97 %

Fréquence de la perforation gastrique suivant l’âge

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Mais la perforation peut survenir à tous les âges de la vie, et on ne doit pas éliminer ce diagnostic, même chez le vieillard ou le tout jeune enfant. On a signalé dans la littérature des perforations chez des nourrissons de quelques mois, ou même de quelques jours, et chez des vieillards de 80 et même 85 ans. Cela prouve que ce ne sont pas uniquement les ulcères jeunes, récents, aigus qui se perforent, mais que les ulcères peuvent se perforer à tous leurs stades. Ceci est en accord avec ce que l’on sait de l’évolution de cette maladie essentiellement tenace, récidivante, évoluant par poussées successives, la perforation pouvant se produire à l’une quelconque de ces poussées

évolutives. ;

4) Fréquence d’après le siège

Nous verrons au chapitre d'anatomie pathologique les différents sièges possibles de ces perforations. Signalons seulement ici que le maximum siège au niveau de la zone pylorique.

5) Influence des saisons, du climat et répartition suivant les années

Nous avons constaté que le maximum de fréquence de la perforation se voit en mai et en octobre. IT semble donc bien qu’il y ait une recrudescence à chaque changement de saison. Peut-être s’agit-il du chan-

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