DURÉE DU JOUR
climat de la terre. Dans le lieu où là verticale à l’horizon est perpendiculaire à Vaxe du monde ou à la ligne des pôles , c’est-à-dire sur Y équateur, le temps du coucher et du lever du soleil, aussi bien que des étoiles, est toujours égal : toutes sont visibles en ce lieu : leur apparition et leur disparition ont la même durée : les jours et les nuits sont égaux : le soleil à midi passe au zénith , de même qu ?
pour les lieux qui ne sont pas à plus de a 3 ° 27' de l’équateur, mais alors seulement pour certains jours de l’année : c’est jusqu’à cette limite que s’étendent les régions tropicales.
Dans les lieux où la verticale à l’horizon coïncide avec Y axe de la terre , c’est-à-dire aux pôles , les mêmes étoiles sont perpétuellement visibles , et , pendant l’année , on n’a qu’un jour qui dure six mois et une nuit également de six mois : on appelle cercles polaires les lieux pour lesquels le soleil ne se cache pas pendant au moins tout un jour : leur limite est aux endroits où la verticale ne fait pas avec l’axe du monde un angle de plus de a 3 ° 37' , car dans cette position , au jour du solstice, le soleil rasera l’horizon pendant 24 heures.
ET DF L’ANNÉE. g5
Dans les lieux intermédiaires , c’est-à-dire dans la zone tempérée , ainsi que nous l’avons dit, les étoiles boréales sont visibles pendant fort long-temps et quelques-unes le sont toujours ; les australes le sont fort peu ou pas du tout ; les équatoriales le sont pendant 1 2 h. ; quant au soleil , il accorde à ces lieux de longs jours, lorsqu’il est , par rapport à eux, au-dessus de 1 ’équateur; il les attriste de longues nuits, lorsqu’il est au-dessous.
Telles sont , pour tous les climats , les causes des différences qu’y présente la marche du soleil : telles sont, par suite, les causes des changemens des saisons pour chaque lieu et des modifications de température qu’on y ressent. On conçoit comment le soleil , dispensateur de la vie , en passant alternativement des deux côtés de l’équateur, balance tour à tour sa bienfaisante influence sur l’un et l’autre hémisphère ; mais ces sujets seront étudiés avec soin et dans leurs détails, dans les traités de géographie physique et de météorologie.
DU CALENDRIER
Section III.
Du Calendrier.
La révolution annuelle du soleil ne s’exécute point exactement en 365 i-, et cependant il est impossible d’introduire dans la durée de l’année une fraction de jour: d’un autre côté, 4 si l’on négligeait cette fraction , qui est presque d’i/4 de jour, il arriverait bientôt que le mois de mars ne serait plus l’époque du printemps astronomique, régulateur des saisons; tous les mois passeraient successivement de l’hiver à l’été et de l’été à l’hiver, et les jours feraient ainsi le tour de l’année en 1461 ans. L’agriculture ne pourrait donc plus se servir de ces mois et de ces jours, l’année civile serait bouleversée, tout ordre interverti. C’est pour remédier à ces inconvéniens que diverses intercalations ont été proposées.
L’année n’eut point une durée uniforme chez les diverses nations ; les unes , sans la régler sur la marche du soleil , lui attribuèrent un nombre de jours arbitraire : d’au-
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très -choisirent la lime pour régulateur , et l’année des Turcs est encore purement lunaire: composée de douze lunaisons ou néoménies, elle ne renferme que 354 h ; mais enfin l’avantage de faire coïncider l’ année civile avec Vannée solaire, fut généralement reconnu, et on divisa plus ou moins commodément les 365 j en fractions d’années, telles que les mois, les semaines , etc.
Lés Égyptiens avaient alors le calendrier le plus simple et le plus raisonnable; ils avaient même reconnu la période de 1461 ans.
Aussi ce fut un savant de cette nation, Sosigènes , qui, l’an 45 avant notre ère, fut appelé par Jules César pour introduire une réforme dans le calendrier de la république , jusques alors chaos indéchiffrable.
Dans cette réforme on attribua à l’année 3o5 )• £, et on convint d’intercaler un jour tous les quatre ans. Cette année fut nommée bissextile, parce que dans le calendrier romain, divisé en calendes , ides , etc., ce jour com-. plémentaire fut placé après le sixième jour,(i) avant les calendes de mars. On a choisi pour
(1) Second sixième jour, biftexto, iTohl’on a fait Lis-
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années bissextiles celles dont le millésime est divisible par 4 ainsi , pour savoir si une année est bissextile , il suffit de voir si elle est divisible par 4 sans reste.
Mais nous avons vu que l’année n’est point composée de 365 j- f juste : cette intercalation 11e faisait donc que diminuer l’inconvénient , sans y remédier entièrement : cette année julienne est un peu plus longue que l’année vraie, et en 1682, l’équinoxe qui devait arriver le 20 mars, se rencontrait déjà le 10. On sentit donc la nécessité de faire une intercalation moindre, et le pape Grégoire xm réforma le calendrier julien , en supprimant trois aimées bissextiles en quatre siècles : ainsi, pour savoir si une année séculaire est bissextile dans notre calendrier, il suffit de voir si, en retranchant deux zéros, elle est divisible par 4, comme 1600. Au contraire, les années 1 joo, 1800, 1900, qui sont bissextiles dans le calendrier julien , 11e le sont point d’après la réforme grégorienne. Cette nom elle intercalation est aussi bonne que possible ; elle donne à l’année 365 j- ,24^5 au lieu de 365 j- , 24226. Lors de cette réforme, en i582, pour ramener l’équinoxe au 20 mars, on supprima dix
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jours et on décida que le lendemain du 4 octobre serait le 1 5 . Les Grecs, non plus que les Russes, n’adoptèrent point ce changement, en sorte que maintenant leur année est de 1 2 j en retard sur la nôtre. Ce ne fut même qu’en 1752 que la réforme grégorienne fut adoptée en Angleterre et dans les autres pays protestans : ils supprimèrent donc 1 1 jours.
Le calendrier de l’église , qui fixe l’époque de ses fêtes , est très-compliqué : cependant , à l’aide d’un calendrier perpétuel, on trouve facilement la lettre dominicale qui indique le jour du dimanche à partir du i cr janvier : le cycle solaire , qui est la période de 28 ans, après laquelle les lettres dominicales sont les mêmes ; le cycle lunaire ou nombre d’or , qui indique la place de chaque année dans la période de 19 ans, après laquelle les phases lunaires reviennent aux mêmes dates : enfin Yépacte , qui fait connaître Y âge de la lune , c’est-à-dire le nombre de jours écoulés au I er janvier depuis la dernière néoménie. La date de toutes les fêtes mobiles est fixée par celle du jour de Pâques, qui est le premier dimanche après la pleine lune qui suit le
20 mars.
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L 'année civile est partagée en 12 mois , que l’on commence à compter du I er janvier , 11 ou 12 jours après le solstice d’hiver. Ces mois sont alternativement de 3 i et de 3 o jours, à l’exception de juillet et août qui, tous deux, sont de 3 i jours, et de février, qui en 'a 28 dans les années ordinaires et 29 dans les bissextiles. C’est pour donner trois mois à chacune des saisons, qu’on a établi ces divisions inégales.
Dans le calendrier républicain , calqué sur celui des Perses, chaque mois avait 3 o jours, l’année commençait le 21 septembre appelé i cr vendémiaire, 5 ou 6 jours complé- , mentaires , ajoutés à la fin de l’année , formaient les 365 ou 366 jours.
La semaine est encore une autre division de l’année presque universelle , car chez plusieurs peuples orientaux et notamment chez les Indiens , on retrouve cette même période de sept jours. Il est facile de voir que les noms des planètes ont fourni ceux de la semaine :
la lune au lundi , Mars au mardi , Mercure au mercredi , Jupiter au jeudi , Vénus au vendredi, Saturne au samedi , le soleil au dimanche ou au jour du Seigneur . On ne reconnaît dans ce
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