‹ Résumé complet d'astronomie ... Par C. BaillyChapitre 46 sur 48 · ET DE GENS DE LETTRES · texte numérisé non relu

ET DE GENS DE LETTRES

Sous les auspices deMM.DEBARANTE,DEBLAINville, Champollion, Cordier, Cuvier, Depping, C. Dupin, Eyriès, de Férussac,

DE GÉRANDO, JüMARD , DE JüSSIEU, LaYA, Letronne, Quatremère de Quincy, Thénard, et autres savans illustres.

Et sous i.» direction de M. C. BAILLY, avocat à la cour royale de Paris, membre de plusieurs sociétés savantes auteur de divers ouvrages sur les sciences, etc , etc.

8o 'volumes grand in- 3 a, comme ce Prospectus, ornés de planches et de 'vignettes , impression, papier et couverture de luxe. • — On peut souscrire séparément pour chaque Traité.

T.e Prospectus se distribue au bureau et à la librairie.

Cet Ouvrage dans lequel un Traité concis, completel méthodique, renfermant un Vocabulaire des mots techniques, un Catalogue raisonné des meilleurs ouvrages, et une Biographie des hommes illustres, est consacré à chacune des branches des connaissances humaines, retrace chaque science à ceux qui l’ont étudiée, la fait connaître à ceux qui l'ignorent, et formera par son ensemble la Bibliothèque abrégée et universelle de toutes les classes , de tous les âges , de tous les sexes.

Les sciences et les beaux-arts, à travers toutes les commotions politiques, ont fait parmi nous d’immenses progrès. Une généreuse émulation s’est établie de toute part entre les savans, et chaque année, chaque jour, ont été illustrés par les plus utiles et les plus importantes découvertes. On a reconnu que l’avancement des connaissances, aussi bien que leur diffusion dans tous les esprits , loin d’étre redoutables , sont les plus sûres garanties du maintien de l’ordre ; et on a senti, que ce n’est point en voulant étouffer ces connaissances qu’on pourra réprimer leurs écarts, mais bien en leur donnant une impulsion tout à la fois scientifique , morale et religieuse.

Ce qui distingue particulièrement notre ère intellectuelle, c’est la direction donnée aux

sciences vers des applications d’une utilité générale. De nos jours, les savans, les gens de lettres, les artistes, s’isolent moins dans l’étude spéciale de leur art et on les voit s’intéresser vivement «à leurs travaux mutuels :

de nos jours, les découvertes ne se font point à huis clos entre quelques savans privilégiés : tous en sont instruits , tous en font leur prolit, et le bien-être que les sciences ainsi appliquées répandent dans toute l’organisation sociale, les rend peu à peu et de plus en plus populaires ; un intérêt toujours croissant remplace à leur égard l’indifférence et une ignorante apathie. De sorte que les connaissances, resserrées d’abord dans le cercle d’un petit nombre d’adeptes, sont devenues insensiblement le domaine de toutes les classes et l’objet des plus nobles ambitions. Enfin, il n’est pas jusqu’aux gens du monde les plus frivoles, jusqu’aux femmes encore étrangères à ces matières un peu arides, qui ne sentent aujourd’hui le besoin d’avoir sur les sciences quelques notions , ne fut-ce que pour ne pas rester trop en arrière du mouvement général. L’intérêt et le plaisir de l’esprit prescrivent d’ailleurs à tous un court voyage dans toutes les parties de la sphère de nos connaissances, et

si ce voyage a jusqu’à présent été fort négligé, paraissant long, difficile et fastidieux, qu’on en accuse les guides qui frayaient la route , mais non les régions qu’on avait à parcourir.

« Le savoir qui convient aux gens du monde, « a dit Bacon , ressemble à un beau portique « élevé sur une éminence, et d’où l’on décou- « vre un horizon immense. La vue doit pou- « voir discerner toutes les nuances sans s’oc- « cuper des détails; saisir toutes les beautés du « paysage sans en mesurer les différentes par- « ties ; tout embrasser, sans rien voir de trop «près; en un mot, jouir de la nature sans « instrument, et sinon sans travail, du moins « sans fatigue. » Réaliser cette idée de Bacon, en mettant à la portée de tous les yeux le tableau trop souvent inaccessible des sciences; donner ainsi au lecteur d’un petit nombre de pages l’intelligence des discussions , des mémoires, des traités sur chaque matière, et présenter à tous , sur les parties de la science universelle qu’ils ne peuvent point approfondir, des notions qui leur permettront d’en suivre les progrès, ne serait-ce point satisfaire un désir général?

C’est pour atteindre ce but, et en même temps favoriser autant qu’il est en nous cette

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heureuse tendance des esprits vers un rapprochement utile à toutes les connaissances, que nous avons conçu l’idée de cette Encyclopédie abrégée. Offrir à tous les Ages, à toutes les classes delà société, un Résumé des sciences , des lettres et des arts, d’après un plan uniforme, et sans accorder à certaines parties, au détriment des autres, plus d’étendue qu’elles ne le comportent; rendre facile et agréable une instruction variée; initier promptement les personnes du monde et les jeunes étudians à tout ce que le génie de l’homme a su enfanter ou reconnaître, découvrir ou créer, et les mettre ainsi en garde, aussi bien contre les méprises de l’ignorance que contre les erreurs d’un savoir partiel; développer le germe des talens naissans et les diriger dans la voie du véritable savoir; en un mot, donner à la France un Précis des connaissances humaines jusqu’au point où elles sont parvenues, tel est l’objet de notre vaste et utile entreprise.

Déj à chez plusieurs nations voisines ces nouveaux besoins , que nous venons de constater, ont été satisfaits. Six Encyclopédies ont été publiées et réimprimées plusieurs fois en Angleterre; en Allemagne, une collection de

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Traités, rédigée sur un plan analogue à celui-

ci, n’a pas répandu moins de 5o mille exemplaires. En France, on a souvent offert au public des ouvrages dont le but était de mettre la science à la portée de tous les esprits; mais les uns , entrepris sur une échelle immense , n’ont point de terme; d’autres ne s’adressent qu’aux savans; la plupart, recueils arides où la science est morcelée en de longs articles alphabétiques sans liaison, sans suite, sont, pour les intelligences novices, autant de labyrinthes inextricables. A la vérité, on a publié dans ces derniers temps quelques Traités spéciaux dont on voudra peut-être former une collection ; mais , lors même que ces ouvrages seraient moins imparfaits qu’ils ne le sont communément, isolés les uns des autres, ils n’offriraient point un corps de doctrine uniforme; et cependant, à mesure que les connaissances se répandent , les rapports intimes ou éloignés qui les lient entr’elles deviennent de plus en plus sensibles : on reconnaît même qu’il est presque impossible de comprendre à fond une science si l’on ne s’est pas occupé plus ou moins de toutes les autres. L’exposé de notre plan va faire juger si nous pouvons nous flatter d’arriver au but que nous nous prop<>-

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sons ; heureux si le suffrage du public couronne nos efforts, et nous permet d’élever aux sciences un monument digne d’elles !

L’Encyclopédie portative embrassera le tableau complet des connaissances humaines clans des résumés méthodiques, en sorte que chaque volume, qu’on pourra acquérir séparément, formera à lui seul le Précis particulier d'une science spéciale , ce qu’à permis de faire le nouvel arbre scientifique élevé par le Directeur. Les matières sont déjà confiées aux premiers élèves des plus illustres professeurs de la capitale qui veulent bien nous aider de leurs conseils , et plusieurs même de leurs travaux : l’inspection de savans aussi distingués, est une garantie que chaque résumé sera complet et réunira clarté, concision et élégance. La plupart des collections du même genre, simples compilations d’élémens hétérogènes ramassés çà et là, présentent à chaque page des contradictions choquantes, des lacunes sans nombre. Dans notre Encyclopédie, chaque Traité sera entièrement neuf et au niveau des dernières découvertes; l’ensemble de la composition étant surveillé, et toutes les divisions tracées d’avance par le directeur de l’ouvrage, comme l’a fait le docteur Rees

pour la JVew Cyclopedia, la plus parfaite unité de principes régnera dans tous les Traités, une harmonie générale les unira tous. Dans un volume qui servira à' Introduction , nous essayerons, en suivant de bien loin sans doute les traces de Bacon et de d’Alembert, de tracer une analyse exacte et rapide des progrès de 1 esprit humain, et d’esquisser à grands traits les rapports qui unissent les diverses sciences, les bornes qui les limitent , l’esprit universel qui présidera à leur exposition. La collection sera terminée par une Table alphabétique de tous les mots qu’on a coutume de ranger dans les Dictionnaires et les Encyclopédies françaises et étrangères, avec le renvoi à la page du Traité qui en contiendra le développement , de façon à concilier la facilité des recherches avec l’intérét de la lecture : cette T. able sera délivrée gratis aux Souscripteurs.

Chacun des Traités sera précédé d’une Introduction historique, et suivi, i» d’une Biographie des hommes qui se sont illustrés dans la science; a° d’un Catalogue des meilleurs ouvrages à lire ou «à consulter pour l’approfondir et en embrasser tous les détails; ces ouvrages seront classés selon l’ordre qu’il convient d adopter dans leur étude , et quel-

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ques mots en feront connaître l’esprit , la marche et la composition : on indiquera aussi leur format et leur prix (i); 3° d’un Vocabulaire des mots techniques usités dans la science, formant Table alphabétique et analytique.

Ces travaux nécessiteront de grandes recherches ; ils n’ont encore été présentés dans aucun ouvrage, et ils suffiraient pour donner «à nos traités la plus grande utilité. De la sorte, chaque volume contiendra, dans V Introduction, l’histoire de la science dont il traitera; dans le texte, l’ensemble et le résumé de ses principes , de son but , de ses moyens , de ses expériences, de ses procédés, de ses applications; dans la Biographie, l’indication des hommes auxquels elle est redevable de ses progrès; dans le Catalogue, un choix et une analyse des ouvrages les plus remarquables qu’elle a enfantés; enfin, dans le Vocabulaire , l’explication des mots qui lui sont particuliers. Ainsi, chacun de ces Traités sera véritablement l’Encyclopédie de la science qu’il exposera, et leur réunion formera un tout complet qui sera bien Y Encyclopédie abrégée des connaissances humaines (2).

(1) On les trouvera au bureau et à la librairie.

(a) Dans les provinces où les cours, les réunions sa-

La place distinguée accordée dans les bibliothèques aux éditions in-32 , nous a engagés à adopter ce format commode : ce plan était d’ailleurs convenable pour un ouvrage portatif \ destiné à être le compagnon de tous les âges, de tous les lieux , le Manuel du savant et du littérateur, de l’étudiant et des gens du monde.

L’ouvrage entier, sans contredit le plus complet et le moins cher de tous ceux du même genre, et qui se recommande encore par la possibilité d’acheter séparément chaque Traité, formera 80 volumes de a 5 o à 3 oo pages chacun, qui paraîtront régulièrement d’abord de mois en mois, puis tous les quinze j ours. Autant que possible, on fera paraître un Traité, alternativement sur les sciences physiques, morales et littéraires. La distribution des matières étant faite en grande partie, aucun retard n’est à craindre dans la publication. Le Traité d’astronomie vient de paraître. La Physique est sous presse, pour paraître en mai. Ces Traités seront suivis de la Chimie , de X Agriculture , de la Littérature comparée , de X Archéologie y etc.

vantes, les riches bibliothèques sont si rares, quelle ne sera pas l’utilité d’un semblable foyer universel des connaissances? Et qui ne voudra, au moyen d’une dépense imperceptible, s’initier agréablement à tous les mystères des sciences?

L’Ouvrage, imprimé avec un caractère neuf de la fonderie de M. F. Didot, sur papier vélin su perfn, grand-raisin satiné (comme ce Prospectus ), sera orné de planches, de vignettes dessinées par M. DevÉria et gravées par M. Girardet, et d’une couverture élégamment imprimée : six lectures assureront la parfaite correction du texte.

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