RÉGION DES FOSSES NASALES
Cavité en forme de coin reaversé, quatre fois plus large en bas qu'en haul, divisée en deux moitiés symétriques, par une cloison médiane.
Limites. - En haut, la hase du crAne. - En r la cavité buccale. En avant, le ne.. - En arrière'
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lephai^iix. — L.vTÉnALEMKNT, les ovlntes elles sinus maxillaires.
Subdivisions. — Les parties à étudier dans cette région sont : 1" l'ouverture antérieure; 2" les ouvertures postérieures; 3° la voûte; 4° le plancher; S" la cloison; 6" les parois latérales; 7" le sinus maxillaire.
Ouverture antérieure. — Sur le squelette, elle a la forme d'un cœur de carte à jouer dont les dimensions sont sensiblement égales chez tous les sujets adultes. — Les os qui la limitent sont : en haut, les os propres du nez ; en bas, l'apophyse palatme du maxillaire supérieur; latéralement, l'apophyse montante du même os. — Sur le sujet frais, elle est cachée par le nez.
Ouvertures postérieures. — Elles représentent deux quadrilatères allongés verticalement et dont les angles sont arrondis. — Leur plan regarde en arrière et un peu en bas. — Elles sont limitées : en haut, par le corps du sphénoïde ; en bas, par la lame horizontale du palatin et le voile du palais ; en dehors, par la lame verticale du palalin et 1" apophyse ptérygoïde ; en dedans, par le vomer. — Il est possible d'explorer ces ouvertures en introduisant, par la bouche, le doigt recourbé en crochet. — La rhinoscopic pharyngienne permet de les explorer au moyen de la vue.
Yolixe. — Double gouttière, large de 7 ou 8 millini., un peu concave dans le sens antéro-posléiieur. — Constituée, d'avant en arrière, par les os du nez, la lame criblée de l'elhmoïde, le corps du sphénoïde
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et rapoi)liyse Lasilairc. — L'apophyse basilaù'e forme un plan oblique qui regarde en bas et en avant; aussi est-il possible de Catteindre avec un instrument conduit horizontalement, lorsqu'on a le soin de renverser fortement la tête du sujet en arrière. — La lame criblée de l'ethmoïde est très mince. — Des corps vulnérants, dirigés de bas en haut, peuvent la perforer et aller léser le lobe antérieur du cerveau. — C'est à travers la lame criblée qu'arrivent dans les fosses nasales les filets du nerf olfactif. — De tous les os de la voûte, l'apophyse basilaire est le plus épais. — Le sphénoïde présente une épaisseur iulermédiaire. On y remarque l'ouverture des sinus sphéooïdaux.
Plancuer. — Double gouttière, quatre fois plus large que la voûte. — Pouvant donner passage à des instruments d\in certain volume. — Il est très peu oblique de haut en bas, de sorte que les fosses nasales sont plus hautes en avant qu'en arrière. — Sa longueur va de 0°',0o à 0™,0b3. — Il est formé par l'apophyse palatine du maxillaire supérieur et par la portion horizontale du palatin. — Il se continue, en arrière, avec le voile du palais.
Cloison. — Elle sépare les fosses nasales en deux moitiés symétriques. — Sa forme est celle d'un trapèze. — Elle est cartilagineuse en avant et osseuse en arrière. — La portion cartilagineuse est rarement plane. — La portion osseuse est toujours plane et verticale; elle est constituée parla lame vorlicale de l'ethmoïde et par le vomer.
Paiiois latérales. — Honiarquables par leur ir- ANAïoMiE. :;" liiiniu.N.
régularité. — On y rencontre les cornets el les MÉATS. — Chaque cornet est une lamelle osseuse triangulaire, incurvée sur elle-même, de façon à
]7,(3. 7. Coupe veiiticale dis fosses nasales par plan tiians.
VEBSAL.
a a, Cornet supérieur; — b, b, cornet moyen; ~ c, c, cornet inférieur; — d, d, première grosse molaire; — e, e, sinus maxillaire; — f, f, orbites ; — g, g, sinus frontaux; — h, h, cellules ethmoïdales.
présenter une convexité supérieure et une concavité ml'érieure en forme de rigole antéro-postérieure. — Leur extrémité pointue est dirigée en avant. — Leur bord adhérent est rectiligne, leur bord libre
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est convexe. — Le cornet supérieur est le plus petit des trois ; l'inférieur est le plus grand. —Les méats sont les gouttières antéro-postérieures limitées par les cornets. — Voici quel est l'ordre de superposition de ces différentes parties, en suivant la paroi de haut en bas :
■1" Cornet supérieur ou cornet de Morgagni. — C'est une lamelle dépendante des masses latérales de l'ethmoïde.
2" Méat supérieur. — Espace compris entre le cornet supérieur et le cornet moyen. — C'est dans ce méat que s'ouvrent, par plusieurs ouvertures, les cellules ethmoïdales postérieures.
30 Cornet moyen. — Il dépend aussi de l'ethmoïde.
4" Méat moyen. — Espace compris entre le cornet moyen et le cornet inférieur. — Le sinus frontal, le sinus maxillaire et les cellules ethmoïdales antérieures s'ouvrent dans ce méat.
5° Cornet inférieur. — Constitué par un os indépendant.
6° Ml'- AT INFÉRIEUR. — EspacB compris entre le cornet inférieur et le plancher des fosses nasales, — On y trouve l'ouverture inférieure du canal nasal. — Le cathétôrisme du canal nasal par la méthode de Laforest est jiistemeiit abandonné. — La trompe d'Eustache s'ouvre sur le prolongement du méat inférieur, mais son orifice est situé dans le pharynx.
Les corps étrangers {mucus concret, rhinolilhes, ha^ ricots, etc.) séjournent facilement dans toutes ces anfractuosités . — Pour introduire les instruments des-
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tincs à les extraire, il faut suivre le plancher des fosses nasales et longer la cloison.
Sinus maxillaire ou antre d'Highmore. — Cavité comprise entre les fosses nasales dont elle est une annexe, l'orbite, la Louche et la fosse zygoniatique. — Sa forme est celle d'une pyramide à quatre pans.
Paroi supérieure ou paroi orbitaire. — Mince. — Un peu oblique en bas et en dehors. — Cette paroi se laisse aisément soulever par les tumeurs de l'antre d'Highmore. — On y remarque le canal destiné à loger le nerf et les vaisseaux sous-orbitaires.
Paroi antérieure. — Verticale, — Très épaisse.
— Elle correspond à la fosse canine. — On peut pénétrer dans le sinus maxillaire en perforant cette paroi par le vestibule de la bouche.
Paroi postérieure. — Verticale. — Elle forme la tubérosité maxillaire et répond, en arrière, à la fosse zygomatique. — Cette paroi est très mince.
— Elle se brise facilement, clans le dernier temps de la résection du maxillaire supérieur, lorsqu'on abaisse Vos pour V extraire.
Paroi interne. — Verticale. — La plus mince de toutes. — On y trouve l'ouverture de communication du sinus avec le méat moyen. — Cette ouverture est très large sur le squelette, mais elle est rétrécie par la muqueuse et devient très étroite sur le sujet frais. — Le cathétérisme ne saurait en cire exécuté sur le vivant.
Le BORD iNFKRiEUR du siuus maxilkirc forme une gouttière qui répond au rebord alvéolaire supérieur.
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— On évacue les hydropisies du sinus maxillaire en perforant le fond d'une alvéole. Enlever de préférence une dent cariée, ou, à son défaut, la seconde ou la troisième molaire.
Muqueuse. — On la nomme membrane de Schneider ou MEMBRANE piTuiTAiRE. — Elle se prolonge dans tous les sinus, dans le canal nasal, le pharynx et la trompe d'Eastache. — Douleurs, surdité, larmoiement dans le coryza. — L'enchiffrènement est dû au gonflement de cette membrane.
Elle est mince dans tous les sinus, fdjreuse et résistante sur Tapophj'se basilaire, pulpeuse et épaisse sur les cornets. — Son épaisseur dépasse souvent 4 millimètres sur le cornet inférieur et sur la cloison.
Au point de vue de sa structure, on peut la diviser en deux portions :
1° Portion infjÎrieure ou respiratoire. — Épithélium vibratile. — Nombreuses glandes en grappe qui disparaissent presque complètement dans les sinus.
2° Portion supérieure ou olfactive. — Épithélium vibratile, seulement sur certains points. — Cellules olfactives, considérées comme une terminaison épitbéliale des fibres du nerf olfactif(Scbulze).
— Glandes en cul-de-sac allongé (glandes de Bowmann).
Les polypes muqmux ont leur point d'implantation dam la partie antérieure des fosses nasales, principalement sur les cornets. — Les polypes fibreux sont toujours des polypes naso-pharyngiens.
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Différentes méthodes opératoires pour Vextraction des polypes naso-pharyngiens :
Méthode ( Section médiane du nez (Dupuytren). N A SALE ) Section latérale (Verneuil, Legouest). { Ostéotomie verticale{ Olliei-).
Méthode j Division du voile du palais (Manne). PALATINE ( Ablation de la voûte palatine (Nélaton).
/ Ablation du maxillaire supérieur (SyniB, Flau- Méthode 1 bei-t).
FACIALE j Eésection temporaire du maxillaire supérieur [ (Langcnbeck).
Méthode \ Perforation de l'unguis et section du pédicule ORBITAIRE \ avec l'écraseur (RampoUa).
Artères. — Nombreuses, mais de petit calibre :
ArtÈUES de la cloison. — EXIIMOIDALES. — PHARYiN- GIENNE INFÉRIEURE. — PTÉRYGO-PALATINE, — ALVÉO- LAIRE SUPÉRIEURE. — VIDIENNE. — SOUS-ORBITAIRE.
— SPHÉNO -PALATINE.
Veines. — Nombreuses el volumineuses. — La muqueuse a une couleur violacée sur le cadavre, tandis qu'elle est d'un rouge vif sur le vivant,
— Epistaxis. — Tamponnement des fosses nasales.
Lymphatiques. — Ils forment un très ricbe réseau. — Ils se rendent aux ganglions sous-maxillaires. — Engorgement presque constant de ces ganglions chez les individus atteints d'ulcérations des fosses nasales.
Nerfs. — Les rameaux du nerf olfactif ne descendent pas au-dessous du cornet moyen.
Frontal interne (rameaux), nasal interne, fournis par la branche ophtalmique du trijumeau.
m'CGION GÉNIENNE. 'i ^
Palatins, spiiÈNO-rALATiNS, fournis par le ganglion de Meckel.