‹ Résumé d'anatomie appliquéeChapitre 27 sur 124 · RÉGION DES FOSSES NASALES · texte numérisé non relu

RÉGION DES FOSSES NASALES

Cavité en forme de coin reaversé, quatre fois plus large en bas qu'en haul, divisée en deux moitiés symétriques, par une cloison médiane.

Limites. - En haut, la hase du crAne. - En r la cavité buccale. En avant, le ne.. - En arrière'

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lephai^iix. — L.vTÉnALEMKNT, les ovlntes elles sinus maxillaires.

Subdivisions. — Les parties à étudier dans cette région sont : 1" l'ouverture antérieure; 2" les ouvertures postérieures; 3° la voûte; 4° le plancher; S" la cloison; 6" les parois latérales; 7" le sinus maxillaire.

Ouverture antérieure. — Sur le squelette, elle a la forme d'un cœur de carte à jouer dont les dimensions sont sensiblement égales chez tous les sujets adultes. — Les os qui la limitent sont : en haut, les os propres du nez ; en bas, l'apophyse palatme du maxillaire supérieur; latéralement, l'apophyse montante du même os. — Sur le sujet frais, elle est cachée par le nez.

Ouvertures postérieures. — Elles représentent deux quadrilatères allongés verticalement et dont les angles sont arrondis. — Leur plan regarde en arrière et un peu en bas. — Elles sont limitées : en haut, par le corps du sphénoïde ; en bas, par la lame horizontale du palatin et le voile du palais ; en dehors, par la lame verticale du palalin et 1" apophyse ptérygoïde ; en dedans, par le vomer. — Il est possible d'explorer ces ouvertures en introduisant, par la bouche, le doigt recourbé en crochet. — La rhinoscopic pharyngienne permet de les explorer au moyen de la vue.

Yolixe. — Double gouttière, large de 7 ou 8 millini., un peu concave dans le sens antéro-posléiieur. — Constituée, d'avant en arrière, par les os du nez, la lame criblée de l'elhmoïde, le corps du sphénoïde

^ FOSSES NASALES

et rapoi)liyse Lasilairc. — L'apophyse basilaù'e forme un plan oblique qui regarde en bas et en avant; aussi est-il possible de Catteindre avec un instrument conduit horizontalement, lorsqu'on a le soin de renverser fortement la tête du sujet en arrière. — La lame criblée de l'ethmoïde est très mince. — Des corps vulnérants, dirigés de bas en haut, peuvent la perforer et aller léser le lobe antérieur du cerveau. — C'est à travers la lame criblée qu'arrivent dans les fosses nasales les filets du nerf olfactif. — De tous les os de la voûte, l'apophyse basilaire est le plus épais. — Le sphénoïde présente une épaisseur iulermédiaire. On y remarque l'ouverture des sinus sphéooïdaux.

Plancuer. — Double gouttière, quatre fois plus large que la voûte. — Pouvant donner passage à des instruments d\in certain volume. — Il est très peu oblique de haut en bas, de sorte que les fosses nasales sont plus hautes en avant qu'en arrière. — Sa longueur va de 0°',0o à 0™,0b3. — Il est formé par l'apophyse palatine du maxillaire supérieur et par la portion horizontale du palatin. — Il se continue, en arrière, avec le voile du palais.

Cloison. — Elle sépare les fosses nasales en deux moitiés symétriques. — Sa forme est celle d'un trapèze. — Elle est cartilagineuse en avant et osseuse en arrière. — La portion cartilagineuse est rarement plane. — La portion osseuse est toujours plane et verticale; elle est constituée parla lame vorlicale de l'ethmoïde et par le vomer.

Paiiois latérales. — Honiarquables par leur ir- ANAïoMiE. :;" liiiniu.N.

régularité. — On y rencontre les cornets el les MÉATS. — Chaque cornet est une lamelle osseuse triangulaire, incurvée sur elle-même, de façon à

]7,(3. 7. Coupe veiiticale dis fosses nasales par plan tiians.

VEBSAL.

a a, Cornet supérieur; — b, b, cornet moyen; ~ c, c, cornet inférieur; — d, d, première grosse molaire; — e, e, sinus maxillaire; — f, f, orbites ; — g, g, sinus frontaux; — h, h, cellules ethmoïdales.

présenter une convexité supérieure et une concavité ml'érieure en forme de rigole antéro-postérieure. — Leur extrémité pointue est dirigée en avant. — Leur bord adhérent est rectiligne, leur bord libre

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est convexe. — Le cornet supérieur est le plus petit des trois ; l'inférieur est le plus grand. —Les méats sont les gouttières antéro-postérieures limitées par les cornets. — Voici quel est l'ordre de superposition de ces différentes parties, en suivant la paroi de haut en bas :

■1" Cornet supérieur ou cornet de Morgagni. — C'est une lamelle dépendante des masses latérales de l'ethmoïde.

2" Méat supérieur. — Espace compris entre le cornet supérieur et le cornet moyen. — C'est dans ce méat que s'ouvrent, par plusieurs ouvertures, les cellules ethmoïdales postérieures.

30 Cornet moyen. — Il dépend aussi de l'ethmoïde.

4" Méat moyen. — Espace compris entre le cornet moyen et le cornet inférieur. — Le sinus frontal, le sinus maxillaire et les cellules ethmoïdales antérieures s'ouvrent dans ce méat.

5° Cornet inférieur. — Constitué par un os indépendant.

6° Ml'- AT INFÉRIEUR. — EspacB compris entre le cornet inférieur et le plancher des fosses nasales, — On y trouve l'ouverture inférieure du canal nasal. — Le cathétôrisme du canal nasal par la méthode de Laforest est jiistemeiit abandonné. — La trompe d'Eustache s'ouvre sur le prolongement du méat inférieur, mais son orifice est situé dans le pharynx.

Les corps étrangers {mucus concret, rhinolilhes, ha^ ricots, etc.) séjournent facilement dans toutes ces anfractuosités . — Pour introduire les instruments des-

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tincs à les extraire, il faut suivre le plancher des fosses nasales et longer la cloison.

Sinus maxillaire ou antre d'Highmore. — Cavité comprise entre les fosses nasales dont elle est une annexe, l'orbite, la Louche et la fosse zygoniatique. — Sa forme est celle d'une pyramide à quatre pans.

Paroi supérieure ou paroi orbitaire. — Mince. — Un peu oblique en bas et en dehors. — Cette paroi se laisse aisément soulever par les tumeurs de l'antre d'Highmore. — On y remarque le canal destiné à loger le nerf et les vaisseaux sous-orbitaires.

Paroi antérieure. — Verticale, — Très épaisse.

— Elle correspond à la fosse canine. — On peut pénétrer dans le sinus maxillaire en perforant cette paroi par le vestibule de la bouche.

Paroi postérieure. — Verticale. — Elle forme la tubérosité maxillaire et répond, en arrière, à la fosse zygomatique. — Cette paroi est très mince.

— Elle se brise facilement, clans le dernier temps de la résection du maxillaire supérieur, lorsqu'on abaisse Vos pour V extraire.

Paroi interne. — Verticale. — La plus mince de toutes. — On y trouve l'ouverture de communication du sinus avec le méat moyen. — Cette ouverture est très large sur le squelette, mais elle est rétrécie par la muqueuse et devient très étroite sur le sujet frais. — Le cathétérisme ne saurait en cire exécuté sur le vivant.

Le BORD iNFKRiEUR du siuus maxilkirc forme une gouttière qui répond au rebord alvéolaire supérieur.

FOSSES NASALKS.

— On évacue les hydropisies du sinus maxillaire en perforant le fond d'une alvéole. Enlever de préférence une dent cariée, ou, à son défaut, la seconde ou la troisième molaire.

Muqueuse. — On la nomme membrane de Schneider ou MEMBRANE piTuiTAiRE. — Elle se prolonge dans tous les sinus, dans le canal nasal, le pharynx et la trompe d'Eastache. — Douleurs, surdité, larmoiement dans le coryza. — L'enchiffrènement est dû au gonflement de cette membrane.

Elle est mince dans tous les sinus, fdjreuse et résistante sur Tapophj'se basilaire, pulpeuse et épaisse sur les cornets. — Son épaisseur dépasse souvent 4 millimètres sur le cornet inférieur et sur la cloison.

Au point de vue de sa structure, on peut la diviser en deux portions :

1° Portion infjÎrieure ou respiratoire. — Épithélium vibratile. — Nombreuses glandes en grappe qui disparaissent presque complètement dans les sinus.

2° Portion supérieure ou olfactive. — Épithélium vibratile, seulement sur certains points. — Cellules olfactives, considérées comme une terminaison épitbéliale des fibres du nerf olfactif(Scbulze).

— Glandes en cul-de-sac allongé (glandes de Bowmann).

Les polypes muqmux ont leur point d'implantation dam la partie antérieure des fosses nasales, principalement sur les cornets. — Les polypes fibreux sont toujours des polypes naso-pharyngiens.

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Différentes méthodes opératoires pour Vextraction des polypes naso-pharyngiens :

Méthode ( Section médiane du nez (Dupuytren). N A SALE ) Section latérale (Verneuil, Legouest). { Ostéotomie verticale{ Olliei-).

Méthode j Division du voile du palais (Manne). PALATINE ( Ablation de la voûte palatine (Nélaton).

/ Ablation du maxillaire supérieur (SyniB, Flau- Méthode 1 bei-t).

FACIALE j Eésection temporaire du maxillaire supérieur [ (Langcnbeck).

Méthode \ Perforation de l'unguis et section du pédicule ORBITAIRE \ avec l'écraseur (RampoUa).

Artères. — Nombreuses, mais de petit calibre :

ArtÈUES de la cloison. — EXIIMOIDALES. — PHARYiN- GIENNE INFÉRIEURE. — PTÉRYGO-PALATINE, — ALVÉO- LAIRE SUPÉRIEURE. — VIDIENNE. — SOUS-ORBITAIRE.

— SPHÉNO -PALATINE.

Veines. — Nombreuses el volumineuses. — La muqueuse a une couleur violacée sur le cadavre, tandis qu'elle est d'un rouge vif sur le vivant,

— Epistaxis. — Tamponnement des fosses nasales.

Lymphatiques. — Ils forment un très ricbe réseau. — Ils se rendent aux ganglions sous-maxillaires. — Engorgement presque constant de ces ganglions chez les individus atteints d'ulcérations des fosses nasales.

Nerfs. — Les rameaux du nerf olfactif ne descendent pas au-dessous du cornet moyen.

Frontal interne (rameaux), nasal interne, fournis par la branche ophtalmique du trijumeau.

m'CGION GÉNIENNE. 'i ^

Palatins, spiiÈNO-rALATiNS, fournis par le ganglion de Meckel.

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