RÉGION LABIALE
Elle comprend les deux lèvres.
Situation. — Au-dessous de la région olfactive externe. — Au-dessus de la région mentonnière.
— Entre les deux régions géniennes. — En avant de la cavité buccale.
Limites. — En haut, la base du nez. — En bas, le sillon mento-labial ou fossette sus-mentonnière.
— Latéralement, le sillon naso-génien dans le haut de la région, mais pas de limite naturelle dans la moitié inférieure.
Formes. — Deux voiles mobiles, réunis à leurs extrémités par les commissures, et séparés, cà leur partie moyenne, par une fente appelée ordinairement BOUCHE. — Dimensions variables de l'ouverture inter-labiale. — Chez les individus scrofuleux, les lèvres sont rendues épaisses par une infdtration séreuse. Chez les nègres, leur saillie tient au déve-
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loppement de la couclie musculaire et à la proclivité des incisives.
Lèvre supérieure. — On y remarque un tubercule médian surmonté par le sillon sous-nasal. — Crêtes cfui limitent ce sillon. — Les poils qui constituent la moustache siègent en dehors du sillon sous-nasal. — Le bec-de-lièvre y' est uni ou bilatéral.
LÈVRE INFÉRIEURE. — Sa dépressiou médiane. —
Le bec- de-lièvre y existe rarement et il est toujours médian. — Bouquet de poils occupant seulement la fossette sus-mentonnière.
Vestibule de la bouche. — Limité eu avant parla face postérieure des deux lèvres. — La muqueuse y forme les sillons labio-gingivaux et les freins des lèvres. — Le canal de Sténon y verse toute la salive 'parotidienne qui s'y trouve maintenue, 'principalement •par la lèvre inférieure. — Bébilitation considérable qui survient lorsqu'une perte de substance de la lèvre inférieure permet à la salive de s'écouler au dehors.
Peau. — Elle s'amincit extrêmement au niveau du bord libre et devient muqueuse. — Sa colora- Lion rosée. — Sa décoloration chez les individus anémiques. — Les papilles du bord libre renferment des corpuscules du tact. — Fréquence des épiihéliomas . — La grande mobiliié de ces parties facilite les opérations autoplastiques.
Il n'existe ni tissu adipeux sous-cutané, ni fascia superficialis. — Adhérence du derme aux muscles sous-jacents. — Résistance de ces tissus à l'expansion inflammatoire; douleurs violentes occasionnées par l'anthrax ou le phlegmon.
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Muscles. — .Ils sont tous peauciers, au moins ]iar une de leurs extrémités. — On peut les diviser on extrinsèques et intrinsèques.
Horizontaux
Allant à la commissure
Dcs-
( Ttisorius de Sanctoriiii.
( Buccinateiir.
j Grand zygomatiquc.
, . , / Elévateur superficiel.
Extrinsèques. ( '■«"''-X^ \ ^^^^^^ . ,^ Myrtiforme.
supérieure.. Elévateur profond.
I Canin.
Petit zygomatique.
/.Ulant à la cora- ) ™, ■ ■ .
, A'- ,ni,,„r3. Triangulaire.
coudants j^y^^t lèvre ( Carré.
( inférieure ( Houppe du menton.
Intrinsèques Fibres de l'orbiculairo.
Tous les muscles extrinsèques sont dilatateurs de l'orifice buccal.
L'oRBicuL.viRE dos lèvres est constricteur de cet orifice. — II est surtout constitué par les fibres des muscles extrinsèques. — Outre ces fibres, il contient encore des faisceaux propres, savoir: l" le MousTACHiER, dout les fibrcs vont de la lèvre supérieure à la sous-cloison; 2° les incisifs supérieur et inférieur, dont l'insertion osseuse se fait entre la première incisive et la canine, et dont l'autre extrémité aboutit à la commissure.
La couche musculaire forme les trois quarts de l'épaisseur de la lèvre. — Tendance à Vécartement des plaies verticales. — bec-be-lièyre naturel ou accidentel. — Nécessité de réunir les surfaces avivées par une suture comprenant presque toute V épaisseur de la lèvre.
Glandes labiales. — Glandules en grappe situées
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finlrc les muscles et la muqueuse, dans un tissu
conjoncLif lâche, — Kystes salivaires dont elles sont le point de départ.
Muqueuse. — Peu adhérente à la couche glanduleuse.
— Facile à isoler par la dissection. — Boit être conservée avec soin et réunie à la peau, lorsqu'il s'agit de remédier à ratrésie buccale {bordage de Diffenbach).
Artères. — Coronaires LABIALES, branches de la faciale. — Elles rampent sous la couche glanduleuse, à 8 millimètres du bord libre. — Leur anastomose sur la ligne médiane.— La compression suffit pour arrêter VliémorrKagie après leur section.
Rameaux de la buccale, de la sous-ORBiTAiRE et des alvéolaires pour la lèvre supérieure.
Rameaux de la mentonnière et de la sous-mentale pour la lèvre inférieure.
Veines. — Très nombreuses. — Elles ont un trajet un peu différent de celui des artères. — Toutes sont sous-cutanées. — La plupart aboutissent à la
FiG. 9. — COUPK VEnrlCALE ANTl'iliO- POSTÉniEUIlE DE LA BÉGIOX LABIALE (dEMI-
sciiéma).
a. Maxillaire supérieur ;
— b, maxillaire inférieur ;
— c, portion supérieure de l'orbiculaire ; — d, portion inférieure de l'orbiculaire;
— e, fibres du carré et de la houppe du menton.
KliGION MENTONNIIÎIRE. 91
voiiie faciale. — Les plus inférieures so rendenl à la veine sous-mentale.
Lymphatiques. — Us aboutissent aux ganglions sous-maxillaires.
■Nerfs. — Les branches sensitives viennent du
NASAL, du NASO-LOBAIRE, du SOUS-ORBITAIUK, du MEN-
TONiMER et du BUCCAL (tous ces nerfs iDroviennent de la 3"= paire).
Les rameaux moteurs sont fournis par les branches temporo-faciale et cervico-faciale du nerf facial. — Effet de la paralysie faciale sur l'action de siffler, sur la mastication, sur la st/métrie de l'ouverture buccale.
Squelette. — 11 est formé par la portion incisive des deux maxillaires. — La présence de l'os incisif à la mâchoire supérieure explique pourquoi les solutions de continuité congénitales y sont toujours latérales. — Dfljzs les différentes variétés du bec-de-liévre, il peut y avoir scissure isolée de la lèvre, du voile du palais ou de la voûte palatine. La division de toutes ces parties à la fois constitue la gueule-de-loup.