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Triomphale ; La Montagne Noire (Opéra 1895) et beaucoup de mélodies, dont un Noël devenu populaire.
Salvayre (Gaston), Toulouse 1847, prix de Rome en 1872, a produit le Bravo (Lyÿr 1877), le Fandango, ballet (Opéra 1877), Richard I (Pétrograd 1883), Egmont (Opéra- Comique 1886), la Dame de Monlsoreau (Opéra 1887), Myrlo.., Slabat Maler, motets, mélodies.
Duparc (Henri), un des maîtres du Lied français, né en 1848, à Paris ; élève de César Franck. Son œuvre, très remarquable, malheureusement interrompue par une neurasthénie persistante, consiste en : l'euilles d'automne pour piano ; suite de valses, poème nocturne ; Lenorc, poème symphonique ; et surtout d’admirables mélodies (Phydilé, la Vie antérieure, l'Invitalion au voyage...)
Godard (Benjamin) (Paris 1849 — Cannes 1895) (46 ans). Doué d’une nature essentiellement artistique et ayant maintes fois donné les preuves d’un talent de tout premier ordre. Il a malheureusement trop écrit, et cela toujours sous l'inspiration inégale du moment, sans jamais retoucher ses œuvres. Citons de remarquables symphonies : gothique, orientale, légendaire, symphonie-ballet ; ses scènes poéliques ; Le Tasse, symphonie dramatique (prix de la ville dé Paris 1878); deux concertos, l’un pour violon, l’autre pour piano ; de la musique de chambre : une sonate pour piano et violoncelle, quatre sonates piano et violon, 2 trios, etc. ; au théâtre : Jocelyn, le Dante, Pedro de Zalaméa, les Guelfes, puis la Vivandière, qu’il com posa peu de temps avant sa mort (Opéra-Comique 1895). Il fut professeur de la classe d'Ensemble instrumental au Conversatoire (1887).
Alexandre-Georges, né à Arras le 25 février 1850. Fut élève à l'Ecole Nicdermeyer de Bezozzi, Gigout, G. Lefèvre. Outre de belles mélodies, 11 a produit ; (Chansons de Aiarka (1888), de Leilah.....); musique de scène pour
le Nouveau monde de Villiers de l'Isle Adam (1883) ; Le Printemps, opéra-comique (Rouen 1890) ; musique pour
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Axel de Villiers de l'Isle Adam (1894) ; Charlotte Corday (Théâtre lyrique du Château-d’eau) ; Miarka (Opéra- Comique 1905) ; Sangre et Sol, drame lyrique (Nice 1912) ; la Passion, oratorio (1902), a MWaissance de Vénus (Concerts Lamoureux) ; Hyrrha, etc.
Varney (Louis), né en 1850, mort en 1908; fut un fécond compositeur d’opérettes. Nous citerons parmi les plus réussies : les Mousquetaires au couvent (1880), Fanfan la Tulipe (1882), Babolin (1884), les Petits mousquetaires (1886), l’amour mouillé (1887), liiquet à la houppe (1889), Hiss Robinson (1892), les Forains (1890), le Chien du régiment (1902)... sans compter plusieurs ballets-pantomimes.
Wormser (André), Paris 1851. Prix de Rome en 1875 ; il a connu le grand succès avec sa pantomime l'Enfant prodigue ; ilest encore l’auteur de : Diane et Endymion, Rivoli, l'Etoile, ballet (Opéra), les Misérables... ; pianiste et professeur réputé. |
Indy (Vincent d’), né à Paris le 27 mars (1851), compositeur de la plus haute valeur dont l'influence plane sur une partie de la jeune École française. Fut au Conservatoire élève de Diémer, Lavignac, César Franck. Nous ne citerons ici que ses principales œuvres : La Forélenchanlée, légende symphonique (1877), Wallenstein (1880), le Chant de la cloche, légende dramatique (1884), Istar (1897), F'ervaal (Bruxelles 1897, Paris 1898), l'Etranger (Bruxelles-Paris 1903). Lied pour violoncelle et orchestre, Pièces pour le piano (Helvelia, Poème des montagnes, Tableaux de voyage...), quatuors, trio (avec clarinette), sonate piano et violon ; deux belles symphonies, dont celle écrite sur un Chant populaire montagnard” est une œuvre supérieure.
Nommé professeur de classe d'orchestre au Conserva-. toire (1912), Vincent d'Indy est Président de la Sociélé Nationale et Directeur de la Schola Cantorum qu'il créa en 1896, avec Charles Bordes et Guilmant.
1 Représentée au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles en 1912. ? Pour piano et orchestre.
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Blockx (Jean), Anvers 1851, compositeur flamand qui a donné au Théâtre : Princesse d'auberge (Anvers 1896), Milenka, ballet (Bruxelles 1888), etc.
Hillemacher (Paul), Paris 1852 (Voir Lucien Hillemacher) prix de Rome en 1876, élève de Bazin. De 1880 à 1909 écrit toutes ses œuvres en collaboration avec son frère Lucien. Depuis la mort de ce dernier il a produit seul des pièces pour violoncelle et orchestres, des mélodies, etc.
Messager (André), n6 à Montluçon en 1853. Eléve de l'Ecole Niedermeyer, il occupa successivement les emplois . d'organiste à Saint-Sulpice (1874), Saint-Paul, maître de chapelle à Sainte-Marie des Batignolles ; puis plus tard devint à la fois Directeur de l'Opéra (1908 à 191%) et chef d'orchestre de ce théâtre. En 1908 il est élu chef d'orchestre de la: « Société des Concerts ». Comme compositeur, Messager a produit des opérettes et opérascomiques d’une rare élégance d'écriture : {a Fauvette du Temple (1885), la Béarnaise (1885), les Deux pigeons, ballet (Opéra 1886), les Bourgeois de Calais (1887), 7saline (1888), le Mari de la reine (1889), la Basoche, à l'Opéra-Comique (1890), Scaramouche, avec G. Street (1890), Madame Chrysanthème (1893), Aiss Dollard (1893), le Chevalier d'Harmental (896), les P’tites Michu (1897), la Montagne enchantée, avec X. Leroux (1897), Véronique (1898), Une Aventure de lu Guimard (1890), l'ortunio (Opéra-Comique 1907)... ; des Mélodies, morceaux (le piano... (Voir Chefs d'orchestre).
Sjogren( Emile}, né à Stockolm en 1853, organiste à la Johanès-Kirka de cette ville, est un des plus remarquables compositeurs suédois. OŒEuvres : Mélodies ; Pièces pour piano ; 2 Sonates pour piano ; # Sonates pour piano et violon ; Poème pour violon, Fantaisie pour violon ; Galliano Bilden, drame lyrique.
Samuel-Rousseau, né à Neuve-Maison, dans l'Aisne (1853), mort en 1904, à Paris. Compositeur d'œuvres religieuses et d'œuvres lyriques, maître de chapelle de Sainte-
Clotilde ; a donné au théâtre : Dianorah, prix Crescent (Opéra-Comique 1879), Mérowig, prix de la ville de Paris (1891), représenté à Nancy, la Cloche du Rhin (Opéra 1878), Milia (reçu à l'Opéra-Comique). Comme musique religieuse : Messes de Pâques, de Sainte-Cécile, de Noël, une messe funèbre. des motets (Libera, Pie Jesu, O Salularis..….) Rousseau a laissé aussi quelques pièces de musique de chambre. Il fut professeur d'harmonie au conservatoire et critique musical à l « Eclair ».
Tinel (Edgar), compositeur né dans la Flandre orientale en 1854, mort Directeur du Conservatoire de Bruxelles, en 1912, auteur de remarquables oratorios : Franciscus, Sainte Godelive, Katharine (opéra), de motets, tableaux symphoniques, musique religieuse (Fe Deum, messe à à voix...), Lieder.
Chausson (Ernest), né à Paris en 1855, mort en 1899. Compositeur de grand mérite, l’un des meilleurs élèves de César Franck. Il à laissé pour l'Orchestre : Viviane (poème symphonique), Symphonie en st bémol, Poème de l'Amour et de la Mer (avec chant); de la musique de chambre : Concert pour piano, violon et quatuor à cordes, Trio en sol mineur, Poème pour violon et orchestre Qua- {uor en la pour piano et cordes ; de la musique scénique : pour la Tempéle de Shakespeare, la Légence de Sainte- Cécile, de Maurice Bouchor, Hélène, de Leconte de Lisle et un drame lyrique, le Roi Arthus (Bruxelles 1903), Soirs de J'éêle, de belles mélodies, etc.
Gédalge (André), Paris, 27 décembre 1856. Oblient le deuxième prix de Rome en 1885; est l'auteur de : ZZélène, drame lyrique ; Pris au piège (Opéra-Comique (1895) ; Sola, 4 actes ; la L'arce du Cadi ; Phæœbé, opéra-comique ; de symphonies, Concerto, de musique de chambre, de mélodies (Vaux-de- Vire, etc.) et d'un Traité de Fugue. (Voir Professeurs).
Bruneau (Alfred), né à Paris le 3 mars 1857, 1% prix de violoncelle au Conservatoire (1876), élève de Massenet pour la Composition, 1e second grand Prix de Rome
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(1881), est une des figures marquantes de notre Art contemporain. Ses principales œuvres sont : au Thé- Âtre, Æérim (Lyrique 1887), le Réve (Opéra-Comique 1891), dont le vif succès consacra la réputation du compositeur, l’Attaque du moulin (Opéra-Comique 1893), Messidor (Opéra 1897), l’'Ouragan (Opéra-Comique 1901), l'Enfant-Roiï (Opéra-Comique 1905), {es Bacchantes, ballet (Opéra 1912) ; au Concert, Ouverture héroïque, Léda, la Belle au bois dormant, Pentheésilée (1892), puis les Lieds de France, Chansons à danser, ete. Critique musical du journal Le Matin.
. Leoncavallo (Né à Naples en 1858), compositeur d'opéras qui jouissent d’une grande vogue malgré leur peu de valeur : Paillasse (1892), Chatterton, la Vie de Bohème (1897), celle-ci inférieure à la partition de Puccini sur le même sujet.
Puccini (Joachim), né à Lucques en 1858, un des compositeurs les plus populaires de l’époque actuelle, ce qui s'explique peu avec Manon Lescaut (1893), et la Tosca (Nice
1906), mais trouve justification avec {a Vie de Bohème
(1896), d’un joli sentiment, Madame Butler fly (Milan 1904). Comme le précédent, Puccini emploie le vérisme avec abus ”.
Ghapuis (Auguste), né à Dampierre-sur-Salon (Haute- Saône) le 20 avril 1858 ; élève de Th. Dubois, pour l'harmonie, de César Franck pour l'orgue et la composition. Devenu à son tour professeur d'harmonie au Conservatoire (1894), il fut choisi pour assumer l'importante direction générale du chant dans les écoles de la ville de Paris et se signala non moins comme éminent organiste à la tribune de Saint-Roch. Ses œuvres principales sont : {es Jardins d'Armide (Prix Rossini) ; Ænguerrande (Opéra- Comique 1882); Janned, drame lyrique encore inédit ; les Demoiselles de Saint-Cyr, comédie lyrique; de la musique de chambre, des pièces d'orchestre, mélodies,
1 Le Vérisme consiste à sacrifier le véritable style musical à l’extrème tension nerveuse, par de violentes oppositions et des effets purement mélodramatiques.
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de beaux chœurs, sans oublier ses recueils précieux de leçons d'harmonie.
Hüe (Georges, né à Versailles le 6 mai 1858). Prix de Rome en 1879. Son œuvre la plus importante fut écrite pour le théâtre : Les Pantins (Opéra-Comique 1881), Cœur brisé (Bouffes 1890), le Xoi de Paris (Opéra 1901). Titania (Opéra-Comique 1903, le Miracle (Opéra 1910), musique de scène pour la Belle au bois dormant... ILest aussi l’auteur de mélodies très appréciées.
Chevillard (Camille), Paris 1859", un des meilleurs chefs d'orchestre symphoniques de France, pianiste et compositeur de pièces pour orchestre, entre autres : Ballade symphonique, le Chéne et le Roseau, Fantaisie symphonique..…., de musique de chambre (trio, quatuor, quintette) ; de musique pour piano (Variations..….). Professeur de classe d'ensemble instrumental au Conservatoire de Paris (Voir chefs d'orchestre).
Liapounoff (Serge), laroslaw 1859, disciple de Balakireff ; auteur de recueils de mélodies populaires. Etudes pour piano, concerto pour piano et orchestre, pièces pour orchestre.
Fanelli (Ernest), Paris, 27 juin 1860, élève de Duprato et de Delibes, fut révélé par G. Pierné, en 1882 seulement, avec ses tableaux symphoniques, le oman de la Momie. C'est aussi aux Concerts Colonne que furent jouces Impressions pastorales (1890). — Fanelli a encore écrit : Suile Rabelaisienue, le Cauchemar, l'Effroi du Soleil, un opéra bouffe, un quintette à cordes.
Lazzari (Sylvio), né à Bozen (Tyrol), le 10 janvier 1860, élève de Guiraud au Conservatoire de Paris et de César Franck. Parmi ses OEuvres : Armor, drame musical (Prague 1898), Æ2hapsodie espagnole, Ophélie, poème symphonique, Fantaisie pour violon et orchestre, Concert Stück pour piano, d’intéressante musique de chambre
1 Fils d'un violoncelliste réputé (Voir Virtuoses).
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(Sonate pour piano et violon, orchestre pour instrument à ven£..….), musique de piano, duos, chœurs, mélodies ; au Théâtre, a Lépreuse (Opéra-Comique 1912), œuvre remarquable, terminée en 1900 ; Hélénice, opéra.
Hillemacher (Lucien), Paris 1860-1909 ; prix de Rome de 1880, élève de Massenet, collaborait depuis 1881 avec son frère Paul, produisant: Loreley, légende symphonique ; St-Mégrin. opéra (Bruxelles 1886), Une Aventure
d'Arlequin (id. 1888), le Drac (Carlsruhe 1896), Orsola
(Opéra 1902), Circé (Opéra-Comique 1907), des mélodies, Pièces pour violon, etc...
Charpentier (Gustave), né à Dieuze, en Lorraine, le 25 juin 1860. Elève de Massart pour le violon, d'Emile Pessard pour l’harmonie,de Massenet pour la composition, au Conservatoire ; prix de Rome en 1887. Les Impressions d'Italie (envoi de Rome), dont Gounod signala le haut intérêt à l’Académie des Beaux-Arts, établirent sa réputation, que devait accroître {a Vie du Poëèle (1892 et surtout le triomphe de Zouise au théâtre de l'Opéra- Comique, le 2 février 1900. Depuis, Charpentier a donné, au même théâtre, Jullien (1913). Il est encore l’auteur d’une 2° Suite d'orchestre (1874), Impressions fausses (1895) les Z'leurs du mal, de Baudelaire, etc. Elu Membre de l’Institut en remplacement de Massenet, son maître affectionné.
Marty {Georges), Paris 18 mai 1860. Prix de Rome en 1882. Compositeur et chef d'orchestre à l'Opéra Comique (1900) et à la Société des Concerts (1901), après avoir créé, avec son ami Paul Vidal, les Concerts de l'Opéra (1895-1897). Il a produit : Ouverture de Zalthasar ; Lysic, pantomime; #Werlin enchanté ; le duc de Ferrare (1899), Daria (Opéra 1905), des mélodies et pièces pour piano. Il fut aussi chef d'orchestre à Vichy (1906), où il mourut en 1908. Il fut professeur d'harmonie au Conservatoire (de 1904 à 1908), après y avoir occupé le poste de professeur d'ensemble vocal (de 1892 à 1904).
Bréville (Pierre Onfroy de), Bar-le-Duc 1861, élève de
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Th. Dubois et de César Franck, auteur de musique religieuse, pièces d'orchestre et pour piano, mélodies ; musique de scène pour les Sept Princesses de Mæterlinck ; symphonie, concerto de piano, Eros vainqueur (Bruxelles 1910), dont des fragments ont souvent été joués à Paris dans nos Concerts Symphoniques.
Arensky (Antoine\, né à Novgorod en 1861, mort en 1908 ; compositeur russe réputé, élève de Rimsky-Korsakoff, auteur d'opéras, musique de chambre ; professeur de contrepoint au Conservatoire de Moscou (1883).
Le Borne (Fernand), né à Charleroi le 10 mars 1862, de parents français. OEuvres : suite d'orchestre, Æédda,. Mudarra, Daphnis et Chloë, Temps de Guerre, L'Idole aux yeux verts, La Fête Bretonne, L'absent (Lyon 1905), la Catalane (Opéra 1907), Véréa et Cléopâtre, les Girondins.
Emmanuel (Maurice), né à Bar-sur-Aube, le 2 Mai 1862; élève de Savard, Th. Dubois et Léo Delibes. Professeur au Conservatoire. Deux Quators ; Sonate pour piano et violon ; Sonate pour piano et violoncelle ; Airs rythmes a l'antique, en sextuor ; Trente chansons Bourguignonnes en recueil; Vingt Mélodies ; Trois Odelettes anacréonliques pour voix, flûte solo et orchestre ; Pierrot Peintre (un acte); Terre de Bretagne, poème symphonique pour orchestre et voix ; etc. (Voir Professeurs).
Boëllmann (Léon). Né à Ensisheim (Alsace) en 1862, mort à Paris (1897), organiste et compositeur de grand talent, hélas ! trop tôt disparu. Œuvres : Musique de chambre, de vif intérêt ; Pièces pour orgue, piano, Mélodies, Symphonie, Variations symphoniques pour violoncelle.
Debussy (Claude-Achille), né à Saint-Germain-en-Laye le 22 août 1862, est une des plus hautes personnalités de l'Art musical moderne. Prix de Rome en 1884, avec la cantate l'Enfant prodigue, qui connut cette rare destinée de survivre à l'oubli coutumier de ces sortes d’œuvres. Ilenvoya d'Italie : le Printemps, la Damoiselle élue.