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que l'on cile Néron et même d'autres empereurs, accompagnant volontiers leurs chants sur la lyre.)
Nous rappellerons seulement les noms de :
Anaxenor, citharède, sous Marc-Antoine ; Tigellius, chanteur et flûtiste, à la cour d’Auguste ; Apelles, chanteur favori de Caligula ; Ménécratès, citharède de Néron — en ce qui Concerne LES ANTIQUES.
Puis, au début du LYRISME RELIGIEUX, art qui dérive à la fois de l’art grec et de l’art judaïque *, d’abord sous la forme dite plain-chant, et, plus tard, de la Musique grégorienne, Citons :
Saint Ambroise (340 à 397, évêque de Milan, qui attacha son nom à la première réforme de la liturgie en débarrassant la mélodie de ses ornements superflus. Il conserva quatre des Modes Grecs ; on les appela un peu plus tard : Modes Authentiques.
Saint Augustin (350 à 430), évèque d'Hippone, qui, outre ses admirables écrits théologiques, produisit un Traité de musique.
Grégoire le Grand (540-604), pape. Procède à une nouvelle épuration du chant liturgique, admettant en plus des Modes Authentiques, les quatre Modes Plagaux. Il crée le recueil appelé Antiphonaire” et invente la Notation par lettres.
INSTRUMENTS ANTIQUES — À cordes : Lyra, Psalterium, Trigonium, Sambucca, Cythara, Pectis, Magas, Epanderon, que l’on touchait avec les doigts ou avec le plectrum, sorte d’archet.
A Vent : Trompettes, Flûtes de Pan.
À Percussion : Tympanum, Cymbalum, Cressitaculum, Tintinnabulum, Croatulum.
N.-B. — Les instruments furent, primitivement, exclus de la musique religieuse chrétienne.
1 Le roi David avait été le créateur de la Musique religieuse hébraïque. Des joueurs de divers instruments (Nébel, Kinnor), accompagnaient les chantres formant un groupe considérable. C’est par les églises et monastères d'Orient que s’opéra la transition de l'Art judaïque à l’Art chrétien.
? Chants des Offices.
Cicéron, oral. romain (1406-43 av. J.-C.).
Horace, poète latin (64- 8 av. J.-C.).
Virgile, poète latin (70- 1 av. J.-C.).
Jules César, général romain (101-414 av.
JG.)
Le Moyen Age
(Voir : Lavoix, Lavicnac, J. Cougarteu, H. Wooïer, P. Lanvonny, Maurice EmmanueL).
Nous voici dans l'enfance d’un nouvel Art Musical. Ce sont d’abord, au 1x° siècle, des essais dans la recherche de l'harmonie par la combinaison des sons entre eux. Les consonnances admises sont seulement : l'octave, la quarte et la quinte, qui, employées sans le secours du rythme. constituentla Diaphonie ou l’Organum, au moyen desquels on accompagnait le plain-chant et qui furent en usage jusqu’au xurr° siècle.
Vint ensuite l'idée de faire entendre deux chants à la fois (enfance du contrepoint) ; cela s'appelait le Déchant où Discantus, pour lequel on fit usage du rythme
Ce n'est qu’au xv° siècle que John Dunstaple, musicien anglais (1400-1458) introduisit l'usage de la tierce, ouvrant ainsi des horizons inentrevus jusqu'alors.
La musique fut d'abord écrite avec des lettres, puis avec des signes appelés : neumes (vit au xn° siècle), d’origine mal établie et de lecture difficile : points, accents, traits, crochets ; puis on adopta (xrrt siècle), La longue =, Double longue mx, Brève =, Semi brève, elc., puis la notation blanche ou notation noire, figures de durée”. L'invention de la portée vint améliorer cet état de choses (x® siècle.) Ce furent primitivement des lignes coloriées de diverses couleurs, puis Guy d’Arezzo constitua la portée de cinq lignes telle qu'elle existe encore aujourd'hui. L'usage des clés remonte au x° siècle.
1 Le Rythme est aussi vieux que la musique elle-même, mais sa régularisation fut plus tardive, devenant nécessaire avec toute musique à plusieurs parties,
V. sur ce sujet les intéressants ouvrages de Georges Houdard, (Cours libre professé à la Sorbonne), Le plain-chant Grégorien, Hist, de la Musique, de ComMBarteu, etc.
AR te ES
DU VIle AU XIIe SIÈCLE
inleBretoue 154. — Pépin le Bref installe à l’abbaye. de Saint-Médard
768). deux chantres que lui avait envoyés le pape Etienne II.
Charlemagne 184. — Charlemagne fonde deux Ecoles de musique à
RUE Metz et à Soissons avec des Chantres que le pape Adrien [°° lui céda.
| . Les théoriciens de cette époque furent : Isidore de Séville, Aurélien, Hucbald, Alcuin, etc.
ee Guy d’Arezzo (xr'° siècle), moine bénédictin de Pomposa, EN Re GB n6A Arezzo en Toscane, fut un des plus savants musiciens de son temps et son enseignement était recherché. C'est lui qui donna, dit-on, leur nom aux six premières notes de la gamme, en prenant la syllabe de début des vers de l'Hymne à Saint-Jean : Ut queant laxis Résonare fibris Mira geslorum.
(La 7e note de la gamme ne fut dénommée que vers 1550, par le musicien flamand Waelrant, semble-t-il, S et I formant les initiales Sancti loannès).
Guy d’Arezzo invente la Vielle et l'Épinette ; Collin Muset crée la
Musette.
Les Croisés rapportent de l'Orient le Rebec, sorte de violon primitif.