APPEL A L'UNION
Monsieur l'oratour, n’y a pas dans la confédération de province où la population soit plus unie que chez nous. La plus grande harmonie règne entre les diverses races qui habitent notre province ; quel intérêt aurions-nous donc à les désunir ? Nous n’avons jamais eu ici de ces brûlantes questions scolaires qui ont fait ‘int de mal, qui ont créé tant de malaise dans la plupart des provinces de ce Pays; pourquoi irions-nous en soulever une ?
Je le demande à tous, aux protestants surtout : y a:t-il une province où les droits des minorités soient mieux respectés? Y til une province où les minorités jouissent d’une plus grande somme de liberté et de “fair play”? Oui, je le demande aux
députés protestants, je les adjure au nom de tout ce qu’ils ont de plus cher, de nous éviter ces difficultés scolaires dont on a tant souffert et dont on souifre encore ailleurs.