‹ Résume ́de l'histoire de l'électricité et du magnétisme, et des applications de ces sciences à la chimie, aux sciences naturelles et aux artsChapitre 64 sur 103 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Propagation de l'électricité. — Piles voltaique». Depuis 1820 jusqu'à l'époque actuelle.

§ I. Conductibilité électrique. — Résistance.

On a vu. page 10, que Priestley est le premier qui ait essayé de déterminer le pouvoir conducteur des métaux pour l'électricité, en faisant passer la décharge d'une batterie électrique chargée au même degré, à travers deux fils de métal différent de même longueur et de même diamètre ; celui-là qui était le plus fusible était le moins bon conducteur. Ce procédé était trop imparfait pour donner des résultats exacts. M. Harris en 1817 (1) a fait également usage de cette méthode.

Davy, en 1821 (2), voulut résoudre la question à l'aide de l'électricité voltaique ; sa méthode, analogue a la précédente, consistait à prendre des fils de différents métaux, de même longueur et de même diamètre, et de chercher combien chacun d'eux pouvait décharger de couples voltaïques à la Wollaston ; c'est à l'aide de ce procédé très-imparfait qu'il a avancé que le pouvoir conducteur paraissait être en raison inverse de la longueur, et à peu près en raison directe de la masse. Il n'annonçait rien de précis; il ne pouvait en être autrement, cette méthode ne comportant aucune exactitude.

Depuis cette époque, l'emploi du multiplicateur a donné plus de précision aux méthodes expérimentales; M. Cumming (3) s'est servi des courants thermo-électriques pour comparer le pouvoir conducteur des métaux.

M. Becquerel, en 1825 (A), a traité le même sujet en employant le galvanomètre différentiel qu'il a imaginé à cette occasion (voir page 79). Les appareils à courants constants n'étant pas encore connus , ce galvanomètre lui a permis de mettre les résultats à l'abri des variations d'intensité de la pile, et de les rendre indépen-

Page 1