‹ Resume de l'histoire des JesuitesChapitre 17 sur 35 · II · texte numérisé non relu

II

Sans moi vous ne pouvez rien faire. S, Jean, XV , 5.

Ayant eu cette vision, nous partîmes pour la Macédoine, ne doutant point que Dieu ne nous y appelât pour prêcher l'Evangile. Act., XVI, 10.

PROPOSITIONS CONDAMNEES

Oui, Seigneur, tout est possible à celui à qui vous rendez tout possible en le faisant en lui.

Quand Dieu n'amollit pas le cœur par l'onction intérieure de sa grâce, les exhortations et les grâces extérieures ne servent qu'à l'endurcir davantage.

Quelle différence, ô mon Dieu, entre l'alliance judaïque et l'alliance chrétienne ! L'une et l'autre a pour condition le renoncement au péché et l'accomplissement de votre Loi : mais là vous l'exigez du pécheur, en le laissant dans son impuissance; ici vous lui donnez ce que vous lui commandez, en le purifiant par votre grâce.

Quel avantage y a-t-41 pour l'homme dans une alliance où Dieu le laisse à sa propre faiblesse en lui imposant sa loi? Mais quel bonheur n'y a-t-il pas d'entrer dans une alliance où Dieu nous donne ce qu'il demande de nous !

>;otes.

ÉCBITURE ET TRADITION.

Lorsque votre secours sera présent , ce qui est entièrement impossible deviendra possible. 6. Chrys. , t. V , p. i44.

Dieu endurcit par un effet de sa justice , quand il n'amollit pas le cœur. S. Grèg., liv. Xî de ses Mor. , p. 570.

La loi a bien fait connaître ce qu'il fallait faire ou éviter , mais elle n'a donné aucun secours aux personnes qu'elle avait instruites pour leur faire accomplir ce qu'elle leur avait enseigné. Il n'en est pas ainsi de la grâce de l'Evangile , etc.

Bède, sur l'Evang. de S. Jean> chap. 5, p. 490.

La différence de la loi et de la grâce est telle, que non seulement la loi n'est d'aucun avantage , mais qu'elle nuit beaucoup si la grâce n'assiste pas. Elle découvre à l'homme sa faiblesse , afin qu'il ait recours au Sauveur, et que la volonté ayant reçu de lui sa guérison , puisse accomplir ce qu'elle ne pouvait pas dans l'état de sa faiblesse. S. Aug. s de lagr. et du lib. arb.} ehap.vi, et lettre 1 ^5 à Avaxicsc, n. 3.

TEXTES DU NOUVEAU -TESTAMENT

Si vous pouvez croire , tout est possible à celui qui croit.

Marc, IX , 22.

11 est donc vrai que Dieu fait miséricorde à qui lui plaît, et qu'il endurcit qui il lui plaît. Rom. IX, 18.

C'est là l'alliance que je ferai avec eux, lorsque j'aurai effacé leurs péchés. Rom, XI , 27.

Car s'il n y avait rien eu de défectueux à la première alliance, il n'y aurait pas eu lieu d'en substituer une seconde. Hèbr. y VIII, 7.

PROPOSITIONS CONDAMNÉES

Nous n'appartenons à la nouvelle alliance qu'autant que nous appartenons à cette nouvelle grâce qui opère en nous ce que Dieu nous commande.

La grâce dû Jésus-Christ est une grâce souveraine sans laquelle on ne peut jamais confesser Jésus-Christ et avec laquelle on ne le renie jamais.

La grâce est une opération de La main toutepuissante de Dieu que rien ne peut empêcher ni retarder.

Xï.

La grâce n'est autre chose que la volonté toute puissante de Dieu qui commande, et qui fait tout ce qu'il commande.

ÉCRITURE ET TRADITION

Ce qui fait que nous appartenons à la nouvelle alliance, c'est que Dieu écrit sa loi dans nos esprits, et la grave dans nos cœurs avec son doigt.

S. Aug , de l'Esprit et de la Lettre , chap. xxvi , p. 110.

La chute de S. Pierre ne lui arriva pas pour avoir été froid envers Jésus-Christ, maispareequ'il était dénué du secours d'en haut. S. Chrys. , Iwm. 72 sur le chap. xm de S. Jean, p. 462.

La volonté de Dieu est certaine , immuable et très efficace... L'effet de la volonté du Tout-Puissant n'est point empêché parla volonté d'aucune créature. 5. Aug. Man. à Laurent , chap. xevi, t. VI.

Dieu commande à l'homme de vouloir, mais il opère dans l'homme le vouloir même : il lui commande de faire , mais il opère en lui le faire même.

5. Fulgenceet les SS. Evêq. exilés en Sur daigne, dans leur Lettre de la grâce et du U(>. arb. , chap. xii.

TEXTES DU NOUVE AT-TESTAMEM .

Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël , après que ce temps là sera venu, dit le Seigneur: j'imprimerai mes lois dans leur esprit, et je les écrirai dans leur cœur , et je serai leur Dieu , et ils seront mon peuple. Hèbr., VIII, 10.

Nul homme parlant par l'esprit de Dieu , ne dit anathème à Jésus; et nul ne peut confesser que Jésus est le Seigneur, sinon par le St-Esprit.

1 Cor., XII, 3.

Jésus donc, ému de compassion, leur toucha les yeux , et au même moment ils recouvrèrent la vue et le suivirent.

Math. , XX , 34.

Levez-vous , je vous le commande, emportez votre lit, et allez-vous en en votre maison.

Marc, II, 11.

PROPOSITIONS CONDAMNÉES

Quand Dieu veut sauver l'âme, en tout temps, en tout lieu , l'indubitable effet suit le vouloir d'un Dieu.

Quand Dieu veut sauver Pâme, et qu'il la touche de la main intérieure de sa grâce, nulle volonté humaine ne lui résiste.

Quelque éloigné que soit du salut un pécheur obstiné, quand Jésus se fait voir à lui par la lumière salutaire de sa grâce, il faut qu'il se rende , qu'il accoure , qu'il s'humilie , et qu'il adore son Sauveur.

Quand Dieu accompagne son commandement et sa parole extérieure de Ponction de son Esprit et de la force intérieure de sa grâce, elle opère dans le cœur l'obéissance qu elle demande.

ÉCRITURE ET TRADITION

Cette proposition est mot pour mot de S. Prospcr dans son Poème, chap. xvi, p. i {6.

Si Dieu veut le salut d'un homme, il faut nécessairemeot qu'il soit sauvé, parceque le Tout-Puissant ne peut rien vouloir inutilement. S. Aug%3 Manuel à Laurent , chap, 98.

Je sais, Seigneur, que toutes choses sont soumises à votre pouvoir, et que nul ne peut résister à votre volonté.

Si vous avez résolu de nous sauver, nous le serons à l'instant. S. Pierre Damien dans sa première Oraison, t. IV.

O qu'elle est grande cette force, qu'elle est puissante la vertu de cette lumière, qui par son éclat soudain dissipe les ténèbres intérieures ; qui renverse ainsi et qui . prosterne, qui donne en même temps la grâce et la vie! S.Laurent Justin. , Serm. sur la Couver s. de S. Paul, p. 4o4-

C'est vous qui m'avez inspiré le désir d'accomplir vos commandements. Faites maintenant que je les accomplisse.

Aidez-moi, afin que je fasse ce que vous m'ordonnez. Donnez-moi ce que vous me commandez. S. Prospcr sur le ps.

TEXTES DU NOUVEAU-TEST A MEUT

Levez-vous, je vous le commande, etcr. M arh\9 II. ri.

Jésus étendant la main , le toucha en disant : Je le veux , soyez guéri, et la lèpre disparut au même instant. Luc.

Lorsqu'il eut vu Jésus de loin, il courut à lui et l'adora.

Marc, V , 6.

Laissez aux morts le soin d'ensevelir leurs morts ; mais pour vous ^ allez, ^ t annoncez le royaume de Dieu. Luc , IX. 60.

PROPOSITIONS CONDAMNÉES

XYÏ.

Il n'y a point de charmes qui ne codent à ceux de la grâce , parceque rien ne résiste au Tout- Puissant.

La grâce est cette voix du Père qui enseigne intérieurement les hommes, et les fait venir à Jésus- Christ. Quiconque ne vient pas à lui après avoir entendu ia voix extérieure du Fils, n'est point enseigné par le Père.

La semence de la parole que la main de Dieu

arrose porte toujours son fruit.

La grâce de Dieu n'est autre chose que sa volonté toute-puissante. C'est l'idée que Dieu nous en donne dans ses Ecritures.

ÉCRITURE ET TRADITION

Les flèches du Sauveur sont très aiguës et puissantes , parceque rien au monde , quelque dur qu'il soit , ne peut leur résister , quand Dieu veut qu'elles aient leur effet. Casiodore sur le y 6 du ps. 44?

t. II, p. i5i.

Si tous ceux qui entendent la voix du Père, et qui sont enseignés par lui , viennent à Jésus-Christ, il est clair que quiconque ne vient pas 3 n'a pas entendu la voix du Père , et n'a pas été enseigné par lui.

S. Aug., Uv, de la Prèdest. „ chap. vin, p. 799.

Lorsqu'un maître par ses instructions plante et arrose, on peut dire de celui qui écoute : Peut-être il croît , peutêtre il ne croît pas. Mais lorsque Dieu donne l'accroissement, il croît et profite indubitablement. S. Aug., ouvr.

imp,} liv. II, chap. CLvn,t. X.

La grâce de Dieu a sa plénitude et sa perfection par cela seul qu'il a la volonté de gratifier. Dieu n'est jamais un Dieu faible et infirme. Sa volonté est le salut des hommes. S. Clément d'Alexand., liv. 1 de son Pédagogue , chap. vi, p. 90,

TEXTES DU NOUVEAU-TESTAMENT

Simon leur avait renversé l'esprit par ses enchantements; mais ayant cru 3 ils étaient baptisés au nom de Jésus- Christ. Jet., VIII. 12.

Ils seront tous enseignés de Dieu. Tous ceux qui ont ouï la voix du Père, et ont été enseignés de lui , viennent à moi, Jean, VI. 45.

La main du Seigneur était avec eux, de sorte qu'un grand nombre de personnes crurent et se convertirent au Seigneur, Ac, XI. 21,

Le serviteur de Dieudemeu rera ferme, pareeque Bien est tout-puissant pour l'affermir* Rom., XIV, 4,

PROPOSITIONS CONDAMNÉES

La vraie idée de la grâce , est que Dieu veut que nous lui obéissions , et il est obéi : il commande, et tout se fait ; il parle en maître, et tout est soumis.

La grâce de Jésus-Christ est une grâce... forte, puissante, souveraine, invincible, comme étant l'opération de la volonté toute-puissante, une suite et une imitation de Dieu incarnant et ressuscitant son Fils.

L'accord de l'opération toute-puissante de Dieu dans le cœur de l'homme avec le libre consentement de sa volonté, nous est montré d'abord dans Fincarnation , comme dans la source et le modèle de toutes les autres opérations de miséricorde et de grâce 9 toutes aussi gratuites et aussi dépendantes de Dieu que celte opération originale.

Diçu nous a donné lui-même l'idée qu'il veut que nous ayons de l'opération toute-puissante de sa

rëCRTTURE ET TRADITION.

Vous commandez , et vous êtes obéi sur-le-champ ; car ce que vous ordonnez et ce que vous dites , se fait et s'accomplit sans retardement, parceque toute créature vous est soumise. Origène , Iwm. V, t.

IV, p. 285.

Considérons la source même de la grâce dans celui qui est notre chef. Tout homme , à le prendre depuis le commencement de ia foi , est fait chrétien par la même grâce par laquelle cet autre homme a été fait le Christ, dès le moment qu'il a commencé à être homme. S. Aug., lïv. de la prèdest. de J.-C. n. 3i.

Cette parole, qu'il me soit fait 9 etc., est une parole de consentement. Ainsi notre Seigneur nous prévient en nous donnant ce qu'il veut récompenser, il fait tout gratuitement. S. Bernard, sermon IV sur t'évang. Missus est, p. 755, tom. I.

TESTES DU NOUVEàU-TKSTAMENT.

Jésus s'étant éveillé, il parla aux vents avec menaces, et dit à ia mer: Tais-toi, et le vent cessa, et il se fît un grand calme. Marc } IV. 39.

Pour l'amour de nous il a traité celui qui ne connaissait point le péché, comme s'il eût été le péché même, afin qu'en lui nous devinssions justes de la justice de Dieu. 2 Cor., V. 11.

Alors Marie dit à l'Ange :

Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole. Luc, L 58.

S'il est possible à Dieu de rendre la vie aux morts, et de faire passer les créatures du néant à l'être, il lui est pa-

Il est écrit d'Abraham : Je vous ai établi le père de plusieurs nations , et il est véritablement notre père devant

PROPOSITIONS CONDAMNÉES

grâce ? en la figurant par celle qui tire les créatures du néant, et qui redonne la vie aux morts.

L'idée juste qu'a le Centenier de la toute "-puissance de Jésus-Christ sur les corps pour les guérir par le seul mouvement de sa volonté est l'image de celle qu'on doit avoir de la toute-puissance de sa grâce pour guérir les âmes de la cupidité.

Dieu éclaire l'âme et la guérit aussi bien que le corps par sa seule volonté : il commande, et il est obéi

Point de grâce que par la foi.

La foi est la première grâce , et Sa source de toutes les autres.

ÉCRITURE ET TRADITION

reillement possible de faire enfants d'Abraham ceux qui ne sont pas engendrés de lui.

S. Chrysost.j, hom. 8 sur le chap.

4 de i Ep, aux Rom,

Etendez sur moi votre main toute-puissante, et renouvelez en moi les anciens miracles qu'elle a opérés. Dites une parole , et les passions honteuses cesseront au même moment. Faites disparaître cette lèpre infâme, rendez aux yeux de mon esprit la lumière qu'ils ont perdue, et faites que mes oreilles entendent. S, Grèg.

de ISaz. dans son ier poëme , pag. 4i.

Que votre voix , Seigneur , fasse entendre à mes oreilles cette parole très douce et très efficace : Je le veux. Car si vous le voulez , vous pouvez me guérir et m'éclairer. Le eard., Bona, Traite delà Messe, t. I, p. 658.

Point de foi sans grâce, et point de grâcesans foi. Auctor Hypognostici in Appen. Op.

S. Aug.> t, X , p. 26.

La foi est la première grâce qui nous est donnée , afin que par elle on obtienne les autres.

TEXTES DU NOUVEAU —TESTAMENT

Dieu , auquel il a cru comme à celui qui anime les morts, et qui appelle ce qui n'est point comme ce qui est. Rom. , IV. 17.

Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez chez moi , mais dites seulement une parole , et mon serviteur sera guéri. Luc, VII. 8.

Jésus lui dit : Voyez, votre foi vous à guéri, Luc, XVIII.

Jésus lui dit : Ma fille, votre foi vous a guérie. Luc , VIII. 48.

Sa puissance divine nous a donné toutes les choses qui regardent la vie et la piété, en

INOTES.

PROPOSITIONS CONDAMNEES

La première grâce que Dieu accorde au pécheur? c'est le pardon de ses péchés.

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