Si nous prenons l'Hydre comme exemple, nous ver
SYNTHÈSE PHYSIQUE 2il
rons que, lorsqu'une collision se produit, les tentacules étant Couchés avant le corps, ceux-ci envoient une, onde de mouvement moléculaire dont une partie est absorbée parleur propre contraction, mais dont l'excédent continue sa roule, provoquant des contractions des parties inférieures, lesquelles, étant frappées et forcées de se contracter l'instant d'après, deviennent un point où le mouvement moléculaire est absorbé. D'où l'on peut supposer que, lorsque la route est formée, l'onde perturbatrice peut réellement faire reculer le corpsavant qu'il ne reçoive le cinq), c'est-à-dire en anticipation du coup.
229. — Celle onde, en passant au colloïde contractile considérablement étendu, tendra à se diviser suivant les tensions respectives des parties. De là suit que, à l'endroit où l'onde se brise et que ses parties divergent, les molécules ne peuvent pas se disposer de façon à conduire aisément toutes les parties de l'onde, et un peu du colloïde nerveux restera à l'état amorphe; conséquemment, l'onde de mouvement moléculaire apportée sera arrêtée, et, dans la mesure où elle sera arrêtée, elle tendra à causer des décompositions parmi les molécules qui ne sont pas arrangées. D'où l'on peut voir qu'il suit que, lorsque la décomposition se produit, un mouvement moléculaire addition-! nel doit se dégager. Ainsi se produira quelque chose ayant le caractère d'un corpuscule ganglionnaire.
230. — Ces processus physiques deviennent plus compréhensibles quand on se rappelle la petitesse microscopique de l'organisme entier dont il s'agit. L'épaisseur du protoplasme a travers lequel loutes ces restitutions d'équilibre s'effectuent esta peu près celle du papier épais. Le l'ail se réduit essentiellement a ceci : que, ni un Lieu quelconque de contraction plus forte et plus fréquente, des lignes de décharge se formeront, à partirdes points habituellement touchés, avant que la contraction ne se produise.