IV. — COORDINATION DES ANALYSES SPÉCIALES
ï7o g. — Dans 1' « Analyse Spéciale », on a reconnu une unité fondamentale de composition dans tous les phénomènes de l'intelligence. Et nous avons vu, puisque la conscience ne peut exister que par un changement incessant de chaque état à un étal différent, et puisque ces états et ces changements ne peu- \eiil être mis en ordre qu'en classant le semblable avec son semblable, que « toute action mentale quelconque peut par conséquent être définie comme In continuelle différenciation et intégration des états de conscience ». Nous avons reconnu dans ce caractère ultime de la vie psychique un parallélisme avec un caractère ultime de la vie physique.
173 h. — Il deviendra évident pour toul lecteur qui se rappelle conclusions atteintes dans les chapitres synthétiques qu'elles sont d'accord avec celles que nous venons d'énoncer. La conception de la vie, elle-même, comme adaptation continuelle des rapports internes aux rapports externes, nous offre un accord complet entre l'aspect général des phénomènes mentaux considérés objectivement, el l'aspecl général des phénomènes mentaux considérés subjectivement. En considérant à nouveau la nature de nos perceptions des choses externes, connue elle est exposée dans Y « Analyse Spéciale », on verra que l'explication
de ses traits essentiels est fournie par des traits de la structure et de la fonction nerveuse. Les éléments de ces perceptions, qui sont invariables, ou répétés dans chaque cas, sont indissolublement associés dans la pensée, associés de la manière qui résulterait d'une action réflexe établie par des répétitions innombrables. Plus frappante et instructive encore est toutefois la correspondance qui existe entre les faits de structure et de fonction nerveuse et l'interprétation qui a été donnée de notre conscience de l'espace. Non seulement il y a une concordance entière entre les résultats spéciaux atteints synthétiquement et ceux que l'analyse a obtenus, mais chacun d'eux sert à élucider l'autre.