AUX ÉLECTEURS DE LA SEINE
Farif, 30 mai 1848.
Citoyens,
Puisque mes amis politiques et socialistes le veulent, je Qsens de nouveau à tenter la fortune des élections , et je us adresse ma profession de foi. Elle résumera sans équique , et d'une façon intelligible à tous , mes idées sur la évolution; mes espérances pour l'avenir. Vous ne me nomsrez pas, citoyens : ni vous, dont je sollicite en ce moment suffrage, n'avez encore eu le temps de me connaître ; ni gouvernement, qui peut-être aurait dû appuyer ma canditurc, n'a le loisir de me comprendre. Mais , électeurs de iris, vous n'en ôtcs pas moins le premier jury de la terre ; ce que votre prudence n'accordera pas à une première 18, je ne désespère pas, à un second examen, de l'obtenir votre sagesse.
La révolution de février a mis en question toute la société. ins un moment aussi solennel, toute profession de foi, pour re sincère, doit être complète; il ne suffit même pasqu'elle it complète, il faut qu'elle soit motivée. Vous excuseres »nc , citoyens , la longueur de ces explications. Je ne suis :s de ceux pour qui une profession n'est qu'un acte diploatique , où, avec des formules générales , on parait proettre beaucoup , Uindis qu'en réalité l'on ne promet rien L tout.
Le système social, qu'il s'agit de réformer et de refondre, nbrasse trois ordres d'idées :
La famille^
L'économie publique, La forme du gouvernement.
Je vais, sur chacun de ces pointe, yous dire ce que je pense.