‹ Résumé des titres et travaux scientifiquesChapitre 13 sur 18 · XI · texte numérisé non relu

XI

Le traitement de la chlorose par l’ingestion de moelle des os ne nous a pas paru à M. Gilbert et à moi fournir de meilleurs résultats que les autres traitements de cette maladie.

Sur l’origine urémique de l’angine de poitrine des artérioscléreux

(XXXI Vj

Dans un mémoire publié en collaboration avec M. Gilbert, nous nous sommes efforcés de montrer que l'angine de poitrine vraie est due à une insuffisance rénale latente ou manifeste. La théorie coronarienne est incapable d'expliquer tous les faits d’angine vraie ; elle en donne une interprétation physiopathologique insuffisante. Force est donc d’accepter l’idée d’une névralgie ou^d’une névrite du plexus cardiaque. L’examen minutieux des malades permet de reconnaître quelle est la cause de cette névralgie ou de cette névrite; ces sujets sont en effet constamment atteints d’une néphrite interstitielle, dont leurs urines présentent tous les caractères ; de plus, l’angine de poitrine alterne parfois avec des manifestations non douteuses de l’urémie et en particulier avec l’asthme urémique; enfin une dernière preuve est tirée de l’influence du traitement : le régime lacté amène en effet une remarquable amélioration chez ces malades, et espace le retour des crises. Cette conception permet de ramener à l’unité la pathogénie de l’angine de poitrine ; si l’on met à part les cas où elle e‘st de nature réflexe ou hystérique, c’est toujours à une cause toxique ou toxiinfectieuse qu’il faut attribuer l’origine du syndrome.

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