XVIII
Dans cette observation, que j’ai rapporté avec M. Roger, il s’agit d’un homme de vingt-deux ans, chez lequel on trouva à l’examen anatomique une fausse membrane, qui prenait naissance au niveau des cordes vocales supérieures et de l’épiglotte et, s’étendait, sans interruption, jusque dans les plus fines ramifications bronchiques. La trachéotomie, que nous avions pratiquée, c’avait amené aucun soulagement au malade ; en effet, la canule avait repoussé la fausse membrane sans l’entamer, de sorte que le courant d’aif principal passait par le larynx et suivait l’intérieur du conduit pseudo-membraneux. Outre son intérêt clinique, cette observation présente aussi un intérêt théorique ; en effet, le nombre des bacilles allait en diminuant à mesure qu’on s’éloignait du larynx,-si bien que'Ies dernières ramifications étaient stériles; les fausses membranes, qui encombraient les ramifications bronchiques, étaient donc dues seulement à l’imprégnation toxinique.
Note sur un cas de mammite gangréneuse.