‹ Résumé des travaux scientifiquesChapitre 14 sur 14 · CLINIQUE MÉDICALE · texte numérisé non relu

CLINIQUE MÉDICALE

LOI DE COÏNCIDENCE DE LA CHORÉE AVEC LE RHUMATISME ET AVEC LES MALADIES DU CŒUR

(Mémoire couronné par l'Académie de médecine, et inséré dans les Mémoires de l'Académie de médecine, 1851.)

Voici mon premier travail de clinique. Pendant que j’exerçais les fonctions d’interne à l’Hôpital des enfants malades, en 1846, je découvris un fait des plus étranges en apparence, et qui s’est trouvé confirmé depuis trente ans par tous les observateurs et tous les médecins d’hôpitaux d’enfants, par Trousseau, Roger, Simon, Bergeron, etc.

On considérait aulrefois la chorée, ou danse de Saint-Guy, comme un simple trouble du mouvement, une névrose sans gravité.

Or, en suivant attentivement cent vingt-huit enfants, de trois à quinze ans, atteints de cette maladie, je pus, dans les troiscinquièmes des cas, constater le rhumatisme, tantôt précédant, tantôt suivant le développement de la chorée, et cela souvent sous les formes les plus graves du rhumatisme articulaire.

Cette corrélation entre deux maladies si distinctes exigeait, pour être bien démontrée, une consécration formelle. Or, l’illustre Bouillaud avait établi cette loi : « Le rhumatisme polyarticulaire aigu fébrile est suivi, en règle générale, d’une inflammation de la membrane interne ou externe du cœur (endocardite ou péricardite). » En poursuivant mes recherches dans ce sens, je trouvai, chez presque

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