PAR MKTRE CARRÉ DE GRILLE
Surface do chaufle
Rt'serroir d'eau
7in3
5 1/2 i.90 O.ll
POUR 1 LITRE d'eau VAPORISÉ PAR HEURE
Rétei-voir d'eau
48 lit.
Réservoir de vapeur
10 lit.
Ces chiffres ne sont que de simples indications grossièrement approximatives. Les rapports qu'ils représentent varient, même pour des cas fort analogues, dans des limites très étendues. D'après ces indications (Col. 4), l'eau, dans une chaudière cylindrique, se renouvelle complètement en 48 heures ; dans une chaudière à bouilleurs, en 12 heures ; dans les appareils marins en 3 k.i/2 ; dans les locomotives,en moins d'une heure,et,dans une chaudière Belleviile, 5 fois par heure.
t^Z, néchaufTeura d^eau d^llmentatlon. — Les dernières parties de la surface de chaufTe, celles qui sont éloignées du foyer, n*ont qu'une efficacité de plus en plus faible. Il serait illusoire de prolonger la surface de chauffe au delà de certaines limites. Pour bien utiliser la chaleur des fumées, il faut les mettre en contact avec un corps plus froid que la chaudière : tel est le but des réchauffeurs d'eau d'alimentation. Ce sont de longs tuyaux, placés entre la pompe alimentaire et la chaudière, parcourus, dans un sens par Teau froide alimentaire, tandis que les gaz de la fumée les enveloppent en suivant le parcours inverse, de manière à produire un chauffage méthodique.
Exemple : Un générateur est alimenté d'eau à 15** ; la pression de la vapeur correspond à 150°, et la surface de chauffe cesse d'être pratiquement efficace quand Técart entre la température des gaz et celle de l'eau descend au-dessous de 100°. Quel serait l'avantage d'un réchauffeur ?
Sans réchauffeur, les gaz s'échapperaient à 150 -|- 100° = 250°, et la vaporisation d'un kilogramme d'eau exigerait :
606, 5 + 0, 305. 150 — 15 = 637 calories.
Avec le réchauffeur, les gaz s'échappent à une température de 100 + 15
z=z 115°, et, si la quantité de chaleur résultant de l'abaissement de 250 — 115
= 135° suffit pour élever à 120° la température de l'eau d'alimentation, le
bénéfice sera :
120 — 15 =z 105 calories, soit 16 0/0
On donne à ces appareils des dispositions fort variées.
Si, dans une chaudière ordinaire à bouilleurs, la grille est placée sous le corps principal (fi g. 195), de telle sorte que les bouilleurs soient chauffés par le retour de flammes, ceux-ci fonctionnent comme réchauffeurs, et leur surface de chauffe est un peu mieux utilisée que dans la disposition inverse.
Fig. 195.
Fig. 196.
Dans la chaudière Artige (fig. 196) la grille est placée au-dessous de trois corps vaporisateurs aaa^ communiquant entre eux par de larges ouvertures, et l'eau d'alimentation parcourt, en sens inverse des flammes, une série de réchauffeurs bbb.
Voir aussi la chaudière Galloway (fig. 187).
CHAUDIERES
Souvent on donne aux réchauffeurs la forme tubulaire.
La figure 497 représente Véconomiser de Oreen^ très usité en Alsace. L'eau froide arrive par le tube A, se répand dans les collecteurs B B, suit de bas en haut le faisceau de tubes G G, pour se déverser chaude dans les collecteurs D D et, de là, dans le tube E, qui la conduit à la chaudière.
Fig. 197.
Les barres F F, armées de lames métalliques et mues par des chaînes, servent à ramoner Tappareil. Tous les tubes sont en fonte.
Ces économises ont deux à trois fois, et môme plus, la surface de chauffe de la chaudière. En absorbant bien complètement la chaleur des flammes, ils permettent de chauffer avec excès d'air, c'est-à-dire dans des conditions meilleures pour la combustion.
L'emploi de ces appareils exige quelques précautions.
Les dépôts tendent à s*ylocaliser, ce qui, du reste, est fort avantageux pour les chaudières, qui se tiennent plus propres ; souvent ces dépôts gardent, dans les réchauffeurs, la forme boueuse ; en tout cas, il faut pouvoir nettoyer les réchauffeurs dans toutes leurs parties.
Les vapeurs d'eau des gaz chauds se condensent sur les surfaces refroidies des réchauffeurs, et dissolvent les acides de la fumée, ce qui donne lieu parfois à des corrosions dangereuses.
S'il y a des points hauts dans le réchauffeur, la vapeur s'y développe quand l'alimentation est un moment suspendue. Gette vapeur refoule l'eau dans la chaudière, de sorte que le chauffeur peut croire à un trop plein et ne rétablit pas Talimentation.ll peut môme se produire de brusques con-
densationSi avec effets de marteau d'eau, oudesiphonoements dangereux, suivant les dispositions des appareils.
Les réchaufiFeurs se couvrent promptement de suie, ce qui les rend presque inefficaces, ainsi qu'on Ta nettement constaté à Mulhouse, si Ton n'a soin de les ramoner très fréquemment.
Dans les machines sans condensation, on se sert souvent de la vapeur d'échappement pour réchauffer Teaa d'alimentation. La vapeur traverse
Fig. 198.
un tambour (fig. 198), occupé par un faisceau de tubes que parcourt Teau alimentaire ;
p, purgeur ;
9, tuyau envoyant au besoin, directement la vapeur de la chaudière au réchauffeur.
«('ys. Sarcliauirears de vapeur. — Une surchauffe de la vapeur, bien régulière et modérée, serait certainement avantageuse ; mais elle est difficile à obtenir. Il faut, simplement pour sécher la vapeur humide, de grandes surfaces de chauffe k haute température, et les gaz des fumées semblent trop froides pour donner, dans ce cas, des résultats bien efficaces. On a essayé de les employer, pour cet objet, sur de grosses locomotives du Nord. Le résultat a été négatif et les surchauffeurs démontés au bout de quelques mois. Les expériences se poursuivent en Alsace.
AGGËSSOIRËS DES CHAUDIÈRES