‹ Resumee de l'histoire de l'electricite et du magnetisme, et des applications de ces sciences a la chimie, aux sciences naturelles et aux artsChapitre 1 sur 76 · DISCOURS PRÉLIMINAIRE. VU · texte numérisé non relu

DISCOURS PRÉLIMINAIRE. VU

très de ce physicien à M. Coilinson et en tète de laquelle se trouve une histoire abrégée de l'électricité ; traduction qui fut accueillie favorablement.

Priestley publia, en 1767, l'histoire la plus complète de l'électricité qui ait paru jusque-là. Elle fut traduite en français, en 1771, par l'abbé Nollet et Brisson. Les travaux de Havfksbée, de Gray, de Dufay, du docteur Désaguliers, de Watson, de l'abbé Nollet, de Franklin , de Beccaria, de Canton, de Symmer, y sont présentés avec de grands détails. 11 est à regretter que Priestley, tout en citant les recherches d'CEpinus, n'ait pas exposé les travaux de ce physicien avec des développements suffisants. OEpinus, en effet, fit paraître en 1759 un ouvrage dans lequel il appliqua le premier les mathématiques à l'étude de l'électricité et du magnétisme; il démontra au moyen des principes de l'attraction et de la répulsion les effets de cet agent, et contribua puissamment à introduire des idées justes dans cette partie de la physique; mais ce n'est que trente ans plus tard que l'abbé Haûy, en donnant un exposé de la doctrine d'Œpinus, répandit en France les idées du physicien de Saint-Pétersbourg.

Priestley, dans son ouvrage, indique les théories qui se succédèrent avant celle dite des deux fluides. Voici quelles sont les principales : Gilbert pensait que l'attraction électrique était produite de la même manière que l'attraction de cohésion ; Boy le, qu'elle était due à une émanation glutiueuse lancée par le corps électrique et qui, saisissant les petits corps placés sur sa route, les ramenait sur le corps électrisé. Ce n'était là que des théories ne reposant sur auQune base, mais il n'en fat pas de même de celles qui suivirent.

Otto de Guericke ayant découvert qu'un corps attiré par un autre électrisé en était repoussé aussitôt; Gray, vers 1727, que la transmission de l'électricité avait lieu d'un corps à un autre ; Dufay, en 1733, que tous les corps étaient électriques par frottement, pourvu qu'ils fussent isolés, et qu'il existait deux électricités jouissant de propriétés contraires, sans dire toutefois qu'elles étaient produites simultanément dans le frottement, Franklin s'empara de toutes ces données, et , s'appuyant sur une idée

IŒSUMI2 DE L'HISTOIRE

DE

ET

Paris. — TjT)Ographie de Firmln Didof frères, fils et C«, rue Jacob, 56.

Page 1