CHAPITRE V. fOl
rentes dans chaque station, attendu que le coefficient d'une même aiguille n^est pas constant, la chaleur agissant aussi bien sur le magnétisme terrestre que sur celui de Taiguille.
Gauss, aidé de MM. Weber et Goldsmith (7), a donné aussi un moyen de corriger les effets dus aux différences de température, lesquelles sont plus marquées avec les barreaux des magnétomètres qu'avec les aiguilles de boussoles. Ces physiciens ont considéré le procédé de Kuppfer comme peu applicable aux barreaux aimantés, en raison de la difficulté de modifier à volonté et de mesurer exactement leur température quand ils oscillent. On ne peut compter effectivement sur des valeurs certaines, qu'autant que la température et ^intensité magnétique du barreau sont stationnaires, conditions bien difficiles à remplir quand ce barreau a de grandes dimensions. Le magnétomètre n'a pas cet inconvénient, comme le démontre le résultat de leurs expériences : ils ont trouvé qu'il vaut mieux se servir, pour le magnétomètre bifilaire, de barreaux très-fortement afmantés, afin de déterminer les influences de la température.
§ II. Métaux magnétiques proprement dits, — Fer, nickel
et cobalt.
Il résulte des faits que nous avons rapportés dans le chapitre III que, jusqu'en 1820, on avait été conduit à étudier les différents procédés d'aimantation de l'acier et du fer, et la distribution du magnétisme dans les barreaux de différentes formes. On a cherché depuis à évaluer d'une manière comparative les effets résultant de ^influence d'un aimant placé à distance sur des barreaux semblables , d'acier, de fer ou de fonte; M. Barlow (7'), entre autres, a donné une série de résultats d'après lesquels la fonte peut avoir une action au moins moitié de celle de l'acier ou du fer doux.
M. Edmond Becquerel (8) s'est proposé de déterminer ces ac^ tions comparatives, en supposant que les substances influencées aient même forme et soient situées à la même distance des aimants ; il a donné le nom de magnétisme spécifique aux effets produits. Il a trouvé d'abord que l'action exercée sur le fer doux est la même, que le fer soit à l'état de poudre impalpable ou qu'il soit malléable, mais pur et sans être écroui. En faisant des mélanges de fer divisé et de poudres inertes , il a vu que le magnétisme spécifique, à volume égal, est proportionel au carré de la densité magnétique , quand les particules sont très-rapprochées, et simplement à la den-