‹ Rétention du placenta Sans complications après l'avortementChapitre 17 sur 17 · GER · texte numérisé non relu

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surtout des lambeaux de caduque sur lesquels le doigt glisse sans pouvoir les décoller, aussi, nous le répétons, le curage, délivrance avec le doigt, et le curettage doivent être employés simultanément : c’est la pratique que nous avons toujours vu employer par notre maître M. Champetier de Ribes et c’est celle que nous préconisons ici,

En général, il est inutile pour intervenir de chloroformer les malades, celles-ci supportent l’intervention assez facilement sans être endormies.

Nous n’insistons pas sur les précautions antiseptiques ; il faudra savonner et raser la vulve, puis la laver avec une solution antiseptique, faire une irrigation ‘vaginale antiseptique en déplissant avec le doigt la muqueuse de manière à pénétrer au fond de tous les replis, faire ensuite une injection intra-utérine.

Fe L’antiseptique employé importe peu. Cependant notre maître emploie habituellement le Iysol qui -donne une solution d'aspect savonneux et rend les tissus onctueux en sorte que l'introduction de la main dans les parties génitales est plus facile. | Lorsqu'on a pu en prendre le temps, on a assuré

‘la dilatation du col en y mettant quelqués heures à lavance, un ballon de Champetier, dans le cas con-

traire, on pratique une dilatation extemporanée avec des bougies de Hegar.

Souvent la dilatation Héufiéente du col est le seul obstacle à la sortie du placenta qui tombe dans le

Coustols à 5

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vagin spontanément ou sous l'influence d’une injection intra utérine. |

M. le Professeur Pinard (1) dans sa leçon, cite un cas dans lequel on vit le placenta tomber dans le vagin en retirant le ballon, nousfavons vu une malade expulser son placenta sous PAsEL eue d’une injection intra-utérine.

Curage.— Le curage se fait en abaissant l’utérus et en le maintenant abaissé avec la main gauche placée sur l'abdomen comme pour le palper et le toucher combinés. Très souvent il suffit de?maintenir l’utérus qui est abaissé naturellèment dans les quelques heures qui suivent la fausse couche, remarque faite depuis longtemps par Guéniot (2).

On introduit alors la main si cela est nécessaire et si l’orifice le permet « il faut que l’on puisse entrer dans l'utérus deux doigts exceptionnellement un doigt a suffi. La main qui appuie surfla paroi abdominale présente successivement toutes les parties de l’utérus aux doigts qui travaillent à l’intérieur ; on augmente beaucoup la longueur utile’ de ceux-ci en introduisant quatre doigts dans le vagin ; ; On se trouve bien quelquefois de fixer le ;col avec une où deux pinces. » (3)

(1) M. le Pr Pinard. — Communication verbale.

(2) Gueniot. — De la délivrance dans RMenReent Bull. Thérap. |

(3) M. Champetier de Ribes. — Addition au Hénisert de. notre thèse.

RE one

‘On pratique le décollement complet du placenta

“en insinuant les doigts entre sa face utérine et la paroi

de l'utérus et en procédant progressivement, on ne tente l'extraction qu'après avoir rompu toutes les adhérences. On donne une injection intra utérine pour entrainer les quelques débris ou caillots qui se trouvent dans la cavité puis on procède au curettage.

Curettaye. — Nous n’entreprendrons pas méme d’énumérer les différents modèles de curettes notre maître en emploie deux, fabriquées sur ses indicationset qui Sont très commodes pour le curettage obstétrical. Elles ne diffèrent que par leurs dimensions. Ce

sont de longues cuillères dont les bords ne sont ni

tranchants, nicomplètement mousses, ils sont émous-

sés en sorte que l’on peut, sans crainte de perforation, racler avec une certaine énergie le tissu utérin malgré son état de ramollissement.

Le curettage est pratiqué mériodiqueent À les faces, les bords, lé fond de l’utérus sont raclés successivement, puis on termine par un mouvement de «circumducCtion en spire de façon que le bord de la curette râcle successivement toutes les parties de la. cavité sans perdre contact avec la paroi. » |

On entraîne alors les débris de la muqueuse et les caillots en donnant une injection intra-utérine, on sèche avec quelques tampons, puis on pratique lécou-

villonnage.

“ÆEcouvillonnage. — On se sert pour écouvil-

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lonner d’une méche de gaze stérilisée, enroulée sur les branches d’une pince de Lister, cette mêche est trempée, une fois montée dans la teinture d’iode, on badigeonne avec soin toutes les parois de la cavité utérine, puis on donne une nouvelle injection pour entraîner l’excès de teinture d’iode..

Tamponnement. — Après avoir vidé l'utérus, on

fait avec une longue mêche de gaze iodoformée un

tamponnement utéro-vaginal ; le tamponnement du cul-de-sac postérieur est généralement douloureux, c'est avec le moment du râclage les deux seuls temps de l’opération pénibles pour la malade. Æ = Une garniture est placée sur la vulve et maintenue par un bandage de Fo qui assure l’immobilité de l’abdomen.

On renouvelle le lendemain l'écouvillonnage et le tamponnement ; parfois pendant deux ou trois jours si la malade a présénté des accidents, puis on se

borne à donner des injections vaginales et la guérison

survient ra pidement.

Vu E

Le Président de la Thèse Vu : le Doyen, : PINARD.

BROUARDEL. AR 0 Vu et permis d'imprimer: LR . Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris.

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