CHAPITRE VIl
L’Agriculture et la santé
Rien n’est plus moralisateur que l’agriculture, rien aussi, de Lius sanitaire.
On peut dire que l’homme à été fait pour travailler la terre, comme l'oiseau a été fait pour voler et le poisson pour nager, tant cet exercice des travaux des champs entre dans la nature de l’homme, Ainsi pensaient les sages de l’antiquité. Aristote, en particulier, proclame cette vérité lorsqu’il dit : “ L'agriculture est l’ant le plus juste et de plus conforme à la nature humaine ; il sert beaucoup à fortifier le corps, comme à fortifier l’âme; et tandis que les autres arts les énervent et les avilissent, lui qu’ ne s'exerce que sous des ardeurs du soleil, et par les plus rudes travaux, il habitue ainsi le citoyen à braver des attaques de l’ennemi.”
Tout concourt, d’ailleurs, à la santé dans da carrière agricole. L’air qu’on y respire est pur; la nourriture qu’on y trouve est saine et frugale : l'exercice du travail, qui forme le programme quotidien, assouplit les muscles, fortifie les nerfs, fait couler dans tout le corps un sang abondant et généreux, et par tous ces avantages, fait des tempéraments robustes et des âmes fortes : mens sana in COrpore sano, comme disaient les vieux Latins.
Qui peut nier aussi, pour toutes ces raisons, que les soldats les plus robustes et les plus solides sur
Cette natal.cé Surprenante, parmi NOUS, qui fait une de nos gloires nationales, à quoi l’attribuer après Dieu, sinon au travail sain de la terre ? N'’est-il Pas, en réalité, l’un des plus grands facteurs, avec la religion, de cet accroissement tou-
jours ascendant de notre race en ce pays? Si la fin du monde NOUS arrive
ienne ou acadienne, Il faut en remercier Dieu d’abord, et l’agriculture
que nous trouvons les quelques très rares centenaires de notre que partout ailleurs, il est souve Sant d'étudier “ ]a fameuse loi
Voici quelques chiffr mieux que tout
époque. Ici plus rainement intéresdes moyennes.”
es dont l’éloquence dira te que je pourrais &rire sur ce