‹ Retraite ecclésiastique d'après l'Évangile et la vie des saintesChapitre 172 sur 207 · LES PÉCHÉS CAPITAUX. - LA PARESSE · texte numérisé non relu

LES PÉCHÉS CAPITAUX. - LA PARESSE

L'instinct de la nature et le sentiment de l'honneur chrétien devraient suffire pour nous in-

spirer une aversion profonde contre la paresse: 0 quel désordre, quelle laideur dans ce vice! Il. : enfouit honteusement dans la terre les talents de : nature ou de grace reçus de Dieu, les rend par à là complètement inutiles et les pervertit même, … car ils se rouillent par le simple fait de l’inaction, qu'il s'agisse des lumières de l'intelligence, ou 4 des énergies de la volonté, ou des facultés corporelles. Cependant, en descendant sur le terrain des faits, il faut reconnaître que la paresse est un vice malheureusement fort répandu, sous des for. mes diverses et avec une suite de dommages :

déplorables. Ne refusons donc pas de nous exa- À miner sur ce sujet.

RUE Sn TE Lin

: Hymn, Veni Creator. — 2 PS. CXXXxIL 1.

PÉCHÉS CAPITAUX. - LA PARESSE, Et à

Avons-nous considéré en tremblant que, pour le ministre de Dieu, la responsabilité est plus grande s’il cède à la paresse, les dons qu'il a reçus étant plus choisis, et par conséquent l'abus, s'il s’en rend coupable, étant plus injurieux à la gloire de Dieu, DIE préjudiciable aux intérêts des âmes?

Avons-nous attentivement pesé les expressions dont se sert le divin Maitre, pour nous faire | mieux saisir le désordre de la paresse dans l’homme qu’il daigne associer au saint ministère, l’appeant se affadi', qui ne peut donner aux mets ni goût, ni vertu nutritive; arbre séérile *, inutilement planté dans le champ de l Église, dont il absorbe pour rien la sève la meilleure; serviteur 2nutile 3, qui s'engage librement à travailler pour son maître, l’a peut-être sollicité, reçoit largement de lui la nourriture et le vêtement, puis se dérobe Fa la tâche, par horreur de la peine?

3.° Ne nous sommes-nous pas endormis dans l'inertie, sous prétexte qu'expérience faite, notre | champ était décidément ingrat, nos efforts seraient “ perdus, et que mieux valait ne rien tenter? Avonsnous réagi fortement contre ces idées funestes, loin de les propager, nous rappelant que Dieu com- mande de faire son devoir, même quand l’insuccès ; est probable et que, du reste, sa grâce, libre dans son action souveraine, peut à l'heure désespérée

IX MATT: V, 13. — 2 Luc. xrri, 6. — 3 MATT: XXV, 30.

culte, étant de ceux qui surabondent d’ardeur pour

notre négligence dans certains devoirs, quand

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