IV. - Justificatum in spiritu
L’Esprit-Saint, Ô Marie, fut avec vous dés votre immaculée Conception; il vous visita d’un manière plus auguste et vous enveloppa de sa très
haute vertu au moment où vous deviez concevoir et enfanter le Dieu Sauveur. Quel bonheur pou { jet
vous alors !... Mais plus heureuse fütes-vous, Jésus lui-même l’a déclaré, d’avoir su écouter sa parole, la garder fidèlement et la faire passer dans vos œuvres *; c'était là en effet le concevoir et lens fanter selon l'esprit. s
Cette fidélité alla toute votre vie en croissant et fit de votre cœur l’objet des complaisances 16
I, Cor. VI, 20, — 2 LUC. x1, 28.
rité ose. une conduite correcte. Il faut si / l’Esprit-Saint, source de l'esprit sacerdotal, réside … en moi, qu’il anime mes œuvres, que mes paroles
en aient l'accent, que ma physionomie le respire, : que mes œuvres soient animées de sa vertu souveraine. Alors ni l'esprit propre, ni l'intérêt ter- restre, ni l'amour de la domination ne paraïîtront en moi et n'exciteront la défiance ou le dédain. On: verra clairement Dieu seul, et l’on dira de cœur avec le Roi psalmiste : « Adhérer à Dieu, ce m'est un bien ‘ »; oui, un très grand bien, car. Paul nous l'atteste : « Qui adhère à Dieu devient un seul esprit avec lui ? » |
- Apparuit angelis.
O Marie! jeune enfant dans le temple, vous apparaissiez déjà aux anges de Dieu comme un objet d’admiration et de vénération. De quels
11Ps, LXII, 28° — 211, Cor. VI, 17.
ee nee De sil m'est lan donné d’avoir tes anges
pers témoins, oh les fonctions sacrées 4 K
modeles: et pOur Véurillaires. dans les différes ts ministères que j'exerce au profit des hommes. Je les ai comme soutiens dans mes heures d’agonie, pour me conforter et m'aider à boire le calice. Et leur assistance serait beaucoup plus efficace encore, si je pensais à eux autant a ‘ils pensent à moi.
Mais à côté des anges du ciel, je vois près à
de moi les anges de la terre, les anges des Églises, ; les prêtres, ceux en particulier qui partagent mes travaux dans la vigne du Père de famille. Oserais-je apparaître devant eux et converser avec … eux en homme terrestre? Æ4üsit/ Je veux me conduire de telle sorte qu’ils ne trouvent en moi. qu'idées surnaturelles, que mœurs exemplaires, : que manières humbles, douces et respectueuses, | | que lecons de sainteté, qu’ encouragement dans les souffrances du zéle. C’est un crime de scandaliser un petit enfant: que serait-ce de scandaliser et d'ébranler ceux qui sont les colonnes du.
sanctuaire! Ah! plutôt mourir |
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D leur vocation! heureux due os courses apostoliques, s'ils vous ont pour étoile directrice et. bouclier protecteur, Ô Marie! Ils le savent, let désirent, ils l’obtiennent. Je vous vois dans leur cœur, y réchauffant la flamme du zéle; je vous vois à leur côté écartant les dangers ou faisant leur joie au milieu des tribulations; je vous vois sur
leurs lèvres pour les aider à rendre intelligibles
les vérités de la foi et attrayante la pratique des vertus. J'envie leur sort, je m'unis par la prière à leurs travaux, je baise la trace de leurs pas. Mais hélas ! il y a près de moi d’autres païens,
FLE L, ; ; CHEL . : , des païens civilisés jusqu au raffinement, et en
même temps plongés, assis, endormis dans les om- * bres de la mort. Faites, 6 Marie, que j'arrive à secouer leur sommeil et à rompre l’endurcissement de leur cœur; je serai par là, moi aussi, mission-” naire, apôtre des gentils. Pour ces fruits de vie chrétienne, gloire à Dieu, gloire à Marie !