CAT SU
clinations des sens: de là des délicatesses , des caprices, qui avec le temps deviennent des néces- sités et des chaînes. « Que de choses, dont je n’ai pas besoin », dit joyeusement le cœur libre, en côtoyant les mille produits de l’industrie et de la vanité mondaine! Et le cœur esclave de dire, malgré son abondance: « Que de choses me man- quent encore! et qui sait si ce que j'ai aujourd’hui ne me manquera pas demain? » De là des préoccupations, des désirs, des alarmes sans fin. L’esclavage est complet, l’âme et le corps y sont assujettis. La place de la créature matérielle était sous nos pieds, ou dédaignée en ce qu'elle a de nui- À sible au règne de Dieu, ou sérvant d’escabeau,
dans ce qu’elle a d’utile pour nous élever et nous
permettre de mieux voir les choses célestes. Si° : au contraire, par notre connivence, elle domine,
‘nous enlace, nous opprime, nous avilit, adieu tout espoir de rien faire de grand pour le service de Jésus-Christ. Rougissons et secouons le joug.