I. - Étude des lois du Saint Sacrifice
Marie, dans le temple, avait étudié les Livres Fa Saints sous la direction des prêtres; elle ne pour- MR vait donc être étrangère à cette partie importante des préceptes qui concerne les rites des sacri- " fices et dont est rempli le livre du Lévitique. Du
Le
- MÉDITATION DU MATI
| TROISIÈME JOUR
reste, n’eût-elle pas eu dans ses mains le texte £ de la loi, ce qu'elle voyait s’accomplir sous ses yeux, ou quotidiennement, ou à certains jours déterminés, était la plus instructive des lecons. Mais surtout, parmi les grâces qu’elle avait reçues dans son Annonciation, il faut placer en premiére ligne une intelligence profonde de ce que devait être le sacrifice, dans l'œuvre de la Rédemption et dans … la religion chrétienne. Ce qui se passa alors dans l'âme du Verbe incarné, quand il dit: Mon Père, : les anciennes victimes ne vous ont point éle agreables, me voici’, pénétra dans l’âme de sa mére; il convenait qu'il en füt ainsi, pour la rendre plus apte à ‘coopérer au mystère de la Rédemption. Le prêtre, lui aussi, est tenu d'étudier, pour bien célébrer le Saint Sacrifice, certaines règles et lois positives. Il suffit qu’elles émanent de l'Église, pour mériter son respect; en cela comme en tout, il doit être un exemple parfait. Mais les rites sacrés prescrits pour la messe méritent un respect plus grand, une étude plus assidue, une observance plus scrupuleuse, si l’on considère la sainteté des mystères qu’ils accompagnent, les secours qu’en peut attendre le célébrant pour : sa foi et sa piété, et l'édification que leur exact Mr et respectueux accomplissement est propre à don- Re ner aux fidèles. Un prêtre consciencieux oserait-il jamais traiter ces lois d’observances minutieuses,
: HEBR. x, 8-0.
insignifiantes, dont l'ignorance est à peine imputable, et dont l'exécution littérale importe peu, pourvu que la substance soit sauve? Au contraire: non content d’en étudier la lettre, il en scrutera le sens historique et mystique, pour éclairer sa . piété et pouvoir mieux admirer la eee de E Église dans sa liturgie, le long des âges.
Mais surtout, par delà ces lois, il méditera
| LA Loir, la grande loi du sacrifice, qui est l’âme
de la nouvelle alliance, beaucoup plus encore que
| de l’ancienne. Loi qui, selon les divers temps de
l’année, ou les diverses fêtes du Seigneur, de Marie, des Saints, diversifie ses enseignements et ‘à son application, pour rendre plus étendue son autorité, plus frappante et plus belle son unité, plus universels ses bienfaits.
-Ayons toujours dans nos cœurs cette grande loi du sacrifice, écrite en lettres de feu et de sang; mais ne négligeons pas de lire souvent aussi, avec attention et respect, les lois positives des cérémonies de l’Autel. L'une est l’âme, les autres sont le corps; toutes ensemble constituent l'acte
de religion le plus auguste et le plus saint.
STI Préparation par l’humilité.
Marie n'avait rien à purifier, ni légalement, ni moralement, sa maternité provenant d’une grâce céleste qui, loin d’amoindrir sa pureté, l'avait consacrée. Mais elle comprenait que c'est un hon-