LA CONFESSION
Jésus passait près d’une piscine attenante au temple de Jérusalem et appelée probañique, parce qu’elle était près de la Porte probatique où «porte des brebis » destinées aux sacrifices. Là, il vit une È
grande multitude de malades accourus dans le 7 désir de recouvrer la santé; car, à un moment donné, l’Ange du Seigneur remuait l’eau de la piscine et lui communiquait par miracle une telle … vertu, que le premier à y descendre était guéri, quelle que füt son infirmité. Or Jésus, s'adressant à l’un de ces infortunés, lui dit: « Veux-tu être guéri? » Son désir ne pouvait faire doute, c'était pour cela qu'il était venu et qu'il attendait. Aussi, répondant aux intentions de Jésus plus qu’à sa question: « Seigneur, dit-il, je n'ai pas d'homme pour m'aider à descendre dans la piscine dès que l’eau s’agite, de sorte qu’un autre me prévient et c'est lui qui obtient la guérison ».
1 JOAN. v, 2 et seq. FA
Le sens fig : l'ense
de passages de V Écriture sont parfois si pro- fonds, que les docteurs se partagent d'avis sur leur application morale. Rien de semblable dans l’actuel récit. Le prêtre y trouve, pour sa propre confession, une série d'enseignements précis sur la gravité et la variété de ses maladies spiri- tuelles, le désir de la guérison, la nécessité de l'examen de conscience, le choix de l’homme de Dieu ou du confesseur, le recouvrement de la santé de l’âme par l’absolution, la réparation des fautes, la reconnaissance envers Dieu après la confession, et ct la vigilance pour éviter la rechute.