Définition du rétrécissement post-opératoire
On appelle rétrécissement de l’urètre prostatique toûic diminution du calibre de ce canal secon‘laire à la prostatectomie.
Parmi les complications de la prostatectomie, celle-cr, si elle n’est pas la plus fréquente, demande néanmoins à être bien connue, en raison de sa gravité, tenant surtout dans le caractère incomplet qu’elle confere à l’adenomectomie. En outre, les prostatiques sont des malades âges « après les longues et pénibles épreuves qu'ils ont accepté. ils veulent en échange des résultats satisfaisants et admettent difficilement de nouveau traitement et de nouvelles explorations ». (Uteau et Grépinet). Ce sera donc au chirurgien de bien connaître l’éventualité de cetie complication qu’il pourra prévoir, et donc éviter prophylactiquement, sa cause résidant la plupart du teinps uans un détail technique.
A un autre point de vue, on savait depuis longtemps qu'après la prostatectomie, iorsqu’on voulait introdtire la sonde dans le canal afin de permettre à la plaie hypogastrique de se fermer, on se heurtait à un écueil. Cet obstacle, on le connaissait cliniquement, mais on ne savaif
que peu de chose sur sa nature et sur son siège, de même qu’on Île confondait souvent avec une affection qui iui ressemble par bien des points : le diaphragme intervésicoprostatique.
Ces différentes précisions à apporter ainsi que les deux cas typiques observés dans les service de M. le Professeur Duvergey, nous amenèrent à aborder notre sujet.
2, —— Evolution de ja loge prostatique après prostatectomie.
Nous venons de parler du diaphragme intervésico-prostatique. Cette complication occupe une telle place vis-avis de ce que nous pouvons appeler le rétrécissement vrai qu’il est utile de considérer ce que devient la cavité prortatique après l'intervention.
C’est au Dr. A. Duverger que nous eripruntons les ignes qui suivent. (Zeilschritf Für Urologie, Juin 42).
Ces données anatomiques peuvent se résumer ainsi
TYPEA
Représente 3 % dés cas. L’urètre prostatique a repri une forme sensiblement normale; il n'y # pas de cavité, prostatique à proprement parler, mais ue légère dilatation de l’urètre postérieure avec disparition de l'image du véru montanum. l'out se passe comme si la prostalectomie avait entraîné une perte de tonicité &e la paroi vrétrale. Ces clichés examinés un peu rapidement seraient pris pour des urètres normaux. Aussi raspelons-nous ce: premier type : « Urètres normaux mais -atoniques : ». (SCHÉMA Î).
TYPENTE
15 %: des cas. Est à l'opposé du type precédent: La:-cavité prostatique existe, volumineuse, commusiquant en haut
7 ee DS) ; ‘ largement avec la vessie et se continuant en bas avec ur
urètre normal. Il s’agit donc d’un véiitanle diverticule de la vessie, diverticule inférieur et dont l’orifice de commaunication est volumineux et béant à tel point qu’il est paifois difficile de dire ce qui revient à la cavité vésicalc et à la cavité prostatique. Cependant on note une petite encoche latérale entre ces deux cavités; l’ensemble réalise l’image « en brioche renversée ». (SCHÉMA I).