‹ Rétrécissement Mitral Pur et NanismeChapitre 11 sur 31 · NANISME · texte numérisé non relu

NANISME

« Ce qui frappe tout d’abord chez ces malades c’est la petitesse de leur taille. Celle-ci est comme arrêlée dans sa croissance : il existe une débilité,une gracilité du corps, sorte d’arrêt du développement qui porte plutôt sur la masse de l'individu que sur un appareil spécial. On a dans ce cas affaire à de petits adultes qui par leur stature seulement se distinguent de leurs congénères...

» La taille oscille chez ces malades entre 1 m.40 et 1 M. 50 ; c’est souvent pour cette cause qu'ils sont refusés au service militaire. De plus, fait d’une importance capitale pour la valeur clinique et pathogénique de ce trouble, il y a assez souvent discor-

dance absolue entre la taille des malades et celle de leurs parents » (Gilbert et Rathery).

Malgré cette petitesse de la taille, les proportions anthropométriques sont le plus souvent conservées ; les épaules sont larges, le bassin étroit, les muscles bien développés.

Quelquefois, le malade chétif, malingre, courbé, porte plus que son âge; ou bien, alerte, le visage assez frais, il semble doué d’une juvénilité persistante.

En rapport avec la petitesse de la taille, le thorax est souvent étroit, les membres grêles, les extrémités effilées. Le système pileux est peu abondant mais les organes génitaux peuvent présenter un développement normal.Les fonctions intellectuelles sont généralement pas ou peu troublées.

Ces caractères différencient netiement ce type clinique de l’infantilisme qui se définit « un état physique et mental qui s’observe chez des individus dont l'appareil sexuel a subi congénitalement ou accidentellement un arrêt dans son évolution ».

La différence est-elle toujours aussi tranchée entre le nanisme mitral et l’infantilisme ? On a signalé à côté de la forme classique que nous venons de décrire des cas dans lesquels les modifications physiques et intellectuelles relevaient beaucoup plus de l'infantilisme proprement dit que du nanisme,tel que l’envisagent Gilbert et Rathery.

Le rétrécissement mitral peut se compliquer d'anémie. On constate dans ces cas une décoloration plus

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ou moins marquée de la peau et des muqueuses qui jointe aux palpitations, à la dyspnée d'effort, aux épistaxis, à la dysménorrhée peut réaliser le type chlorotique du rétrécissement mitral.

L'apparition de toux sèche, répétée, avec poussées de bronchites et hémoptysies peul donner naissance à la forme pseudo-tuberculeuse.

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