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cette sténose est signalée et, dans notre travail, nous étudierons plus spécialement cette variété. La rareté de cet accident, et peut-être aussi sa méconnaissance, dans les formes incomplètes, explique jusqu’à un certain point la pénurie des travaux sur ce sujet. Il faut arriver à la dernière moitié de ce siècle pour trouver les premières observations, rapportées dans de courtes publications, et les traités classiques mentionnent à peine cette complication de létranglement herniaire. On pourrait croire qu’une fois la kélotomie faite, si le malade échappe à la redoutable péritonite, la guérison est définitive; si une telle éventualité est la règle, elle n’est malheureusement pas toujours constante.
La première observation où l’on mentionne ce rétrécissement est signalée dans la thèse de Guignard en 1856, puis dans celle de Renson? en 1881.
Depuis, Raoult® et Nikiphorow“ en ont successivement relaté de nouvelles observations. En Allemagne, Garréÿ et Maas°, frappés par la rareté de cet accident, font des expériences pour établir le mode de production de cette sténose,
Mais, ce n’est que dans ces dernières années que paraissent des travaux plus complets. Thomson”? en Angleterre
! Guignard, thèse de Paris, 1856,
? Renson, Rétrécissements cicatriciels de l'intestin (thèse de Paris, 1881).
$Raoult, Bulletin de la Société anatomique de Paris, 1891.
4 Nikiphorow, Clin. lieptopiss., 1894.
5 Garré, Beiträge zur Clin. Chir., 1892-1898,
5 Maas, Berl, Clin. Woch., 21 janvier 1895.
7 Thomson,Brit. Med. Journal, 1897.
et Schulz!' en Allemagne, dans de remarquables et longues publications, ont étudié la pathogénie de ces rétrécisse-ments, leurs signes cliniques et discuté le traitement qui leur convient.
Tout récemment M. Goullioud? présentait un nouveau cas à la Société de chirurgie de Lyon. Nous avons eu l’occasion d’observer ce malade; c’est ce qui nous a engagé à faire de cette étude le sujet de notre thèse.
Depuis, MM. Mollard et Bernay* ont publié dans le Lyon Médical une nouvelle observation en la faisant suivre de quelques commentaires.
Nous diviserons notre travail en quatre parties et nous étudierons successivement dans un premier chapitre l’anatomie et la physiologie pathologiques ; la symptomatologie, le diagnostic et le traitement feront l’objet des trois autres ; nous relaterons enfin les observations que nous avons recueillies sur cet intéressant sujet.
1 Schulz, Deut. Zeit. für. chir., 1898.
? Goullioud, Lyon Médical, 1898, 3 Mollard et Bernay, Lyon Médical, 2 avril 1899.